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  • mercredi, septembre 17, 2008

    #13 : UEBER DEN TOD !

    Autrement dit : de la mort !
    Oui, je sais, ce n'est pas un sujet très festif, même pour un Post intitulé #13, et en plus, daté du 17, le chiffre "porte-malheur" pour les Italiens, désolé ! Mais primo : à mon âge vénérable (non, non, non, ça ne commence pas encore par un 5), c'est le type de préoccupation auquel on se retrouve en train de penser de plus en plus souvent, hélas, et secundo, et bien c'est le genre de chose qui peut constamment vous arriver en montagne (de même qu'au coin de la rue, d'ailleurs, car comme le dit la Bible, "Tu ne sauras ni le jour, ni l'heure"), comme ce fut mon cas cet été, à un point que je n'avais jamais connu auparavant...
    Et pourtant, durant ma courte vie (ou trop longue, c'est selon... surtout comparé à Mozart ou Schubert, la honte, lol !), j'ai déjà assisté à deux catastrophes naturelles plutôt impressionnantes. La première en Autriche en 1985, d'ailleurs pas très loin du massif dont je vous parlais précédemment, la plus grande avalanche de rochers que je n'ai jamais vue (et entendue, d'ailleurs) de toute ma vie, heureusement sur la montagne d'en face :

    Terrifiant (sans rire) ! Et le lendemain, s'il n'y avait pas eu ce providentiel couple d'allemands muni de cordes, je ne sais même pas comment j'aurais pu réussir à redescendre dans la vallée :

    Très franchement, lors du retour, j'avais vraiment l'impression de traverser un pays en guerre, tellement tout était ravagé :

    Et même chose en août 1992 au refuge des Drayères, où je filais comme d'habitude un coup de main au gardien (un ami de 23 ans, on n'en a pas cinquante, normalement), et où une grêle de folie s'est subitement déclenchée vers sept heures du soir, détruisant à peu près tout sur son passage :

    Et si cet ami n'avait pas immédiatement prévenu la vallée, il y aurait certainement eu plusieurs morts au camping situé plus bas, tellement la rivière (la Clarée) avait triplé ou quadruplé de volume en l'espace de quelques minutes (attention, cette photo est prise à 2167m en plein mois d'août, sans rire... Et ce n'est pas de la neige, c'est de la grêle !) :

    Je me souviens encore d'un couple de campeurs, réfugiés au refuge (qui pour une fois portait bien son nom), qui avaient vu le torrent s'engouffrer subitement dans leur tente, emportant tout au passage, vêtements, sacs à dos, papiers, etc... et je me souviens surtout de la fille, tellement choquée qu'elle fut incapable de parler durant plus d'une heure ! Il faut bien dire que ça secoue, tout de même... Juste pour situer, ce tout petit ruisseau normalement nommé les "Sagnes Froides", tellement il ne s'y passe rien, et bien s'est subitement retrouvé en pleine activité :

    Bon. Pourquoi parlé-je de tout ceci, moi ?

    Ah oui, ça me revient : et bien tout simplement parce que mine de rien, vous avez été à deux doigts de ne jamais pouvoir revoir ce Blog, et surtout son Webmaster, autrement dit : Me, Myself & I, because avalanche !

    Car j'ai expérimenté cet été quelque chose de très curieux, que je ne connaissais absolument pas auparavant : le sentiment de "non-peur", en cas de très grand danger. Alors bien sûr, tous les gens qui fréquentent la montagne aussi souvent que moi le savent bien, il est très courant d'entendre le bruit de craquement d'une roche ou d'un sérac ... Mais de l'entendre craquer juste 100m au dessus de soi, et de le voir arriver à vitesse grand "V" pile-poil dans sa direction (car c'était un gros rocher plat, qui s'est bêtement mis sur la tranche pour rebondir et accélérer), là, cela fait une sacrée différence...

    Bref ! Je me suis mis à courir comme je crois que je n'ai jamais couru de toute ma vie, et miracle parmi les miracles, le rocher a dû s'immobiliser à environ 50m de moi. Certes, si j'avais eu de bons réflexes (imaginez, tout de même, lol !), j'aurais presque eu le temps de le prendre en photo, mais en gros, ceci est une bonne équivalence :

    Mais le plus curieux, dans l'histoire, c'est ce sentiment de "non-peur" dont je parlais. Sur le coup, on a l'impression que les réflexes instinctifs de survie prennent le pas sur toute forme de pensée... Et après coup, vu que l'on est toujours vivant, la peur n'existe plus, finalement, même rétrospectivement. En fait, la peur ne naît que du fantasme de quelque chose qui "peut" se produire, éventuellement ; cela semble certes logique, mais je crois que c'est une sentation (étrange) que je n'avais jamais connue aupravant...

    Question N°13 : Durant cette avalanche qui a failli me coûter la vie, je me trouvais comme par hasard au beau milieu d'un troupeau d'une vingtaine de vaches... Adoncques, à votre avis, combien ont été assez intelligentes pour fuir avec moi ? 1) Les vingt 2) La moitié 3) Deux ou trois 4) Une seule ?

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    6 Comments:

    Anonymous Anonyme said...

    Argh ! Faut pas me montrer un article pareil ! J'suis quand même THE trouillarde devant l'Eternel... mais c'est vrai, ce que tu dis, concernant la peur : c'bien connu que c'est les films qui montrent rien du tout qui font le plus flipper (cf. un certain Alien)

    Bon, ben j'vais bien dormir, moi, avec ça :p

    T.

    lundi, 06 octobre, 2008  
    Blogger Vincenttheone said...

    C'est clair ! Je suis à peu près sûr que si, par hasard, on sent une balle frôler son épaule, on éprouve très exactement la même sentation de "non-peur" que je décrivais dans cet article... Ce qui n'est pas du tout la même chose que de se voir menacé par une arme, justement, bien plus terrifiant au sens où il y a là le fantasme et la projection de tout ce qui pourrait se produire (et en fait, c'est cela, finalement, la peur, je ne sais pas si je me fais bien comprendre) ?

    lundi, 06 octobre, 2008  
    Anonymous Anonyme said...

    sisi, c'est très clair, m'sieur le professeur ! (même en n'ayant expérimenté ni l'un ni l'autre, ni la balle ni le revolver braqué Oo)

    mardi, 07 octobre, 2008  
    Blogger Vincenttheone said...

    Enfin bon... Il faut que tellement de conditions soient réunies pour que cela se passe ainsi, que statistiquement parlant, maintenant, je me sens vraiment à l'abri pour les années à venir, lol !

    mercredi, 08 octobre, 2008  
    Anonymous yvelinoise said...

    Ah la vache ! le rocher qui te fonce dessus ! Et comment tu sais que tu cours du bon côté pour l'éviter ?

    Et pour les vaches au fait, c'est quoi la bonne réponse ?...

    samedi, 01 août, 2009  
    Blogger Vincenttheone said...

    Bon. Vu que le concours est fini depuis très lontemps, je peux donner la bonne réponse : une vache (mais oui, une seule et unique vache) !

    Par contre, même après coup, je reste toujours persuadé que ma course s'est faite sous une forme purement instinctive... J'ai eu un gros bol que la pierre se bloque toute seule avant même de toucher la route, mais bien sûr, rien n'était absolument certain à 100% (it's life) !

    samedi, 01 août, 2009  

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