À lire sur "Le Cinéma de Vincent" :
  • NEW : GRAN TORINO
  • DIRTY HARRY
  • 2001, A SPACE ODYSSEY
  • À voir sur "Paris Archis" :
  • NEW : L'HÔPITAL (TER)
  • L'HÔPITAL (BIS)
  • L'HÔPITAL

  • À admirer sur "Sneakers & Buffalo" :
  • NEW : BOYS & GIRLS, LOL !
  • BUFFALO 2410-57 (#2)

  • samedi, septembre 30, 2006

    #1 LE DÉBUT (OU LA FIN ? C'EST SELON...)

    Pour ceux qui ont suivi toute cette grande "saga" commencée il y a une vingtaine de jours, c'est sûr, c'est la fin (et c'est pas trop tôt, ceci dit, car même moi qui suis un Geek de chez Geek, j'ai commencé à craquer sur ce coup, c'est pour dire...). Pour quelques autres, c'est peut-être le début, donc, pour résumer : une sorte de concentré de mes vacances en dix-neuf épisodes regroupés thématiquement, que selon vos goûts vous pouvez retrouver aux adresse suivantes :
    Si vous avez l'esprit joueur, n'oubliez-pas de participer au SUPER QUIZZ, vingt questions qui vous permettront peut-être de gagner un super CD avec les plus belles photos de montagne de cet été, qu'on se le dise !

    Libellés : ,

    #1 (BIS) E VA FANCULO !

    Bien que le SUPER QUIZZ soit loin d'être terminé, et que je préfère pour l'instant laisser mes vingts Posts sur ma méga randonnée de cet été en première ligne, je ne résiste pas au plaisir de vous scanner (avec plus ou moins de succès, car il s'agit d'un très grand format) un article du Corriere della Serra du vendredi 11 Août, qui m'a bien fait rigoler, et dont le gros titre signifie en gros : "La ville qui en fout le moins lourd dans le monde ? Paris, grand vainqueur avec son doux farniente !" (et le sous-titre : "Enquête de l'UBS - Union des Banques Suisses - sur le temps consacré aux loisirs et au travail dans 71 métropoles. La plus laborieuse est Séoul, Rome et Milan se placent un peu en dessous de la moitié").

    C'est rigolo, parce que comme on dit, c'est quand même un peu "l'hôpital qui se moque de la charité" !

    Je ne sais pas si vous arriverez à apprécier tout le "sel" de l'article, mais ça vaut le coup, quelque part...

    Libellés : ,

    vendredi, septembre 29, 2006

    #2 DAUPHINÉ

    Concluons enfin cette (presque) "saga" par quelques vues sur ce massif du Dauphiné, dont définitivement je ne le livrerai jamais le nom, pas même sous la torture (enfin, faut voir… j’ai mes limites, moi aussi, faut pas pousser, non plus).
    Tout d’abord, ce petit lac vers le col des M*** :

    Puis le majestueux Col des M*** en lui-même, avec une vue époustouflante sur la Barre des Écrins (4102m), le point culminant du massif de l’Oisans :

    Un dernier petit regard sur l’Italie :

    Et l’on peut enfin se coucher sereinement face à l’un des plus beaux massifs du monde :

    En étant sûr de pouvoir se réveiller le lendemain devant la même chose :

    Ce que j’aime appeler "mes cathédrales", particulièrement belles avec les couleurs déjà naissantes de l'automne :

    Les charmants petits lacs B*** :

    Et le très grand Lac des B*** :

    Ce n’est pas mal, non ? Si je conclue avec le Lac rouge et son cirque ultra-sauvage, j’aurais presque fait le tour de ce massif hélas autrefois préservé, et de plus en plus envahi de touristes à un point inimaginable, raison pour laquelle je suis aussi évasif :

    Dernière question du SUPER QUIZZ (ouf ! c’est pas trop tôt, là, je commençait à fatiguer…) : à quelle saison ai-je pu bien skier à cet endroit ?

    1) En décembre ?
    2) En février ?
    3) À Pâques ?
    4) En Août ?
    Bonne chance, et à bientôt pour la clôture !

    Voilà, le SUPER QUIZZ est désormais terminé, je vous rappelle qu'il y a quatre CDs de photos (toutes plus magnifiques les unes que les autres) à gagner, tout ce que vous avez à faire : envoyer la liste de vos vingt réponses bien détaillées et explicites à l'adresse buffaddict@aol.com (ou encore à mon adresse principale, pour ceux qui la connaissent), la date de clôture est fixée (arbitrairement) au 16 octobre 2006 jusqu'à minuit, ce qui, je crois, vous laisse suffisament de marge pour réfléchir...

    Play it again, Sam !

    Libellés :

    jeudi, septembre 28, 2006

    #3 MILANO

    Malgré ce qu'en disent les dictionnaires, Milano est la "vraie" capitale de l'Italie, le centre culturel, économique, et surtout le centre de la mode (Mesdemoiselles, vous avez déjà sûrement vu sur vos sacs à main la mention : Paris - New-York - Milan, mais certainement jamais Limoges - Berlin - Roma, n'est-ce pas ?).
    Bon. Ce n'est pas une ville très belle, comme Trento ou Parma, vu qu'elle a été bien massacrée en 1943, mais comme le veut une sorte de "convention" en temps de guerre, on ne bombarde jamais les centres historiques (c'était, hélas, la raison du choix d'Hiroshima, de préférence à Tokyô ou a Kyôto). Et du coup, ma cathédrale préférée, la plus belle du monde, s'est trouvé préservée, et c'est vraiment tant mieux :

    Jusqu'alors, je n'avais jamais passé plus d'une journée à Milan, à tort... Car même si la ville n'est pas très jolie en soi, on hallucine très vite devant l'offre muséographique, à commencer par le Castello Sforza, une sorte de Louvre local, qui pour la modique somme de 3€, donne accès à une dizaine de musées (je ne les ai pas tous vu !) : un musée de peinture, un musée égyptien, un musée archéologique, un musée de l'histoire de la ville de Milan, etc...

    Deux statues qui méritent un petit commentaire : celle du fameux "Re Cacciatore", le "Roy Chasseur", Victor Emmanuel II, sur le très célèbre et magnifique Corso du même nom, l'autre "fierté" de Milan exception faite du Duomo :

    Ainsi que celle, ironie de l'histoire, posée dans la cour d'accueil de la Pinacothèque de Brera (soit dit en passant, le second plus grand musée d'Italie après les Uffizio de Florence), "Napoléon en Mercure Pacificateur" !!!

    À part ça, pas grand chose à dire : il s'agit d'une ville plutôt quelconque, rebâtie dans sa grande majorité à la fin de la seconde guerre mondiale, avec les résultats désastreux que l'on sait (voir, chez nous, Le Havre, par exemple).

    D'une façon assez miraculeuse, un petit musée, un peu comparable au Jacquemart de Paris (jolie maison, peu de toiles, mais que des chefs-d'oeuvre), a réussi a résister tant bien que mal à ces bombardements, avec même certains plafonds "Arts Décos" :


    Et là, tout de même, on hallucine : quelques Botticelli, Boltraffio, Mantegna :



    Trop de beauté tue la beauté (curieusement) : alors que j'ai dû jouer les Goldberg ou l'Art de la Fugue très certainement plus de mille fois sans jamais me lasser, au bout d'un moment, à Milan, à force de voir tant de chefs-d'oeuvre, ben j'en pouvais plus, au bout d'un moment... C'est très étonnant, mais c'est comme ça !

    Une chose dont on ne se lasse jamais, par contre, ce sont les FORNARINA, les plus belles baskets du monde après BUFFALO. J'ai bien failli en acheter une paire à Milan, mais compte tenu du prix (70€) et du poids (sûrement plus d'un kilo, que j'aurais été obligé de porter dans mon sac à dos), j'ai très bien fait de m'abstenir (surtout que j'en ai récemment trouvé une paire sur Ebay.it, pour seulement 19,50 !).

    Bon. Fini de jouer ! Passons maintenant à la dix-neuvième et presque ultime question de ce SUPER QUIZZ :

    Mister Stallone, "l'étalon", a tourné cette scène :

    1) Dans les Rocky Mountains ?

    2) En studio, comme un vrai nul qu'il est ?

    3) Dans les Dolomites ?

    4) Dans le Colorado ?

    Libellés : , , ,

    mercredi, septembre 27, 2006

    #4 CORTINA D'AMPEZZO

    Autrement dit, selon l'étymologie officielle, "la petite cour d'Ampezzo", ville située plusieurs kilomètres à l'est.
    D'après mon expérience personnelle, je dirais cependant plutôt que le terme signifie "je me coltine le pèse", car cette station de ski ultra-chic apparaît probablement comme la ville la plus chère d'Italie :

    Quatre-vingts Euros pour une chambre pas terrible, presque cinq Euros pour un double-café en terrasse, et ainsi de suite... Malheureusement, Cortina est située en plein coeur des Dolomites, encadrée par cinq ou six massifs tous plus beaux les uns que les autres (ça, il faut bien l'admettre !), et comme il s'agit d'une sorte de carrefour stratégique, il est extrêmement difficile de traverser toute cette chaîne de montagne sans passer au moins UNE nuit à Cortina, hélas, mille fois hélas !

    Surtout qu'en soi, de même que Madonna di Campiglio (autre station huppée située dans le massif de Brenta), la ville n'a pas pas grand chose d'intéressant ou d'authentique à offrir. Une belle église, ça c'est certain :

    ...avec même un petit orgue tout mignon, qui donne vraiment envie de s'assoir à la tribune :

    Et bien sûr, comme dans toutes les stations de ski d'Europe, l'hôtel Post, le premier construit afin de répondre au développement du tourisme alpin au dix-neuvième siècle (ainsi que la très belle pharmacie déjà illustrée dans ces pages) :

    Sinon, il s'agit vraiment d'un village tout à fait quelconque, sans le moindre intérêt architectural (je me demandais du reste pourquoi j'avais pris cette photo à la con, mais voilà, maintenant, j'ai la réponse, LOL !) :

    Par contre, il y a des oeuvres d'art partout, que ce soit dans des boutiques d'antiquaires de très haut vol, ou tout simplement dans la rue :

    Une chose tout à fait étonnante : si vous cherchez dans ce paradis de la montagne un piolet en composite (comme c'était mon cas, vu qu'ils font maintenant des piolets tout aussi résistants, sinon plus, qui pèsent 300 grammes au lieu d'un kilo), vous ne le trouverez pas. Par contre, si vous voulez acheter un Van Gogh, un Dali, quelques petits vases de Sèvres ou un tableau flamand, toutes choses très utiles pour la randonnée, on en conviendra aisément, alors là, vous n'aurez que l'embarras du choix :

    D'ailleurs, je ne randonne jamais sans mes précieux petits vases de Sèvres, cela va de soi !

    Bon. Trève de rigolade avec la question N°18 : de quoi s'agit-il ?

    Là, comme c'est VRAIMENT dur, je vous donne deux indices : bien que cette scène se situe dans le musée d'art moderne de Roveretto (ville où Mozart a donné son premier concert hors d'Autriche, autant dire qu'ils n'en sont pas peu fiers, là-bas !), il ne s'agit pas d'oeuvres d'art.

    Voilà.

    Pour les retardataires, je rappelle que mon autre Blog SNEAKERS & BUFFALOS vient de publier l'album du dix-millième visiteur, c'est au lien 10000ème, avec une quarantaine de photos dues à mes amis blogueurs, et c'est très sympa (il faut d'ailleurs que je commence à organiser une 10000ème sur ce Blog-ci, car ça se rapproche, mine de rien, et les réactions sont toujours beaucoup plus lentes ici que sur l'autre, je ne sais pas pourquoi, mais c'est un fait, souvenez-vous de l'article 5000ème : LA TE-HON !!!!).

    Libellés : , , ,

    mardi, septembre 26, 2006

    #5 AUTRICHE VS ITALIE !

    Histoire de relativiser un tout petit peu le Post suivant, tout n’est pas, non plus, complètement similaire entre ces deux pays voisins qui ont tant de points communs.
    À commencer par la météo, qui généralement change extrêmement vite dans les Dolomites (moi, j'appelle cela le temps "à la londonienne", plusieurs fois la pluie, le soleil, le brouillard, etc. dans la même journée), à l’opposé du climat continental de l’Autriche, où le mauvais temps peut très vite s’installer façon Chamonix, autrement dit pour plusieurs jours sans le moindre scrupule (c’est la raison pour laquelle j’étais si étonné de mon séjour dans les Karwendel et les Tuxer Alpen en ce mois de juillet, 14 jours de soleil radieux et ininterrompus, du jamais vu de mémoire de Vincenttheone !).
    Néanmoins, chacun de ces pays possède quand même un petit "plus" que n’a pas (ou rarement) le voisin, et tant mieux, c’est bien ce qui fait leur charme, précisément.

    Trois choses qu’on ne voit jamais en Italie :

    1) Des Allemands en goguette déjà pétés à la bière à une heure dite "de chrétien" :

    2) Des sentiers correctement balisés :

    Il faut dire qu’en Autriche (comme en Suisse, du reste), ça frise quand même un peu l’obsession, parfois : regardez simplement le nombre de marques rouges à droite de la photo ci-dessus, au cas où l’on risquerait de se perdre, LOL !

    3) De la musique, partout et tout le temps (pas très étonnant, dans le pays de Mozart, Schubert, Bruckner, Mahler, et j’en oublie…) :

    Cette photo a une histoire : j’arrive cet été dans le refuge Stilluphaus, dans le Zillertal (sublime massif, si vous avez la chance d’avoir du beau temps), et je tombe, dehors, sur cette harpe apparemment abandonnée. J’entre, je commande un café au papy de la photo, le gardien, je le vois encore servir quelques autres clients, et pof ! D’un seul coup, il laisse tout en plan, bar, cuisine, et tout le reste, sort sur la terrasse, s’installe à sa harpe, et gratifie tout le monde durant quinze bonnes minutes de valses viennoises, et avec LE SECOND TEMPS ANTICIPÉ, s’il vous plaît, comme à la Philharmonie de Vienne. Là, j’ai carrément halluciné, sur ce coup !!!

    Et maintenant, trois choses qu’on ne voit (presque) jamais en Autriche :

    1) Des magasins aussi alléchants que celui-ci, à Bressanone (mais il y en a partout), ça, c’est une photo que j’ai faite en pensant à ma très chère amie Satomi, qui ADORE la vraie bonne cuisine raffinée :

    Hélas, c’est bien l’un des inconvénients majeurs de ce genre de grande randonnée : on ne peut pratiquement jamais ramener de souvenirs, de livres ou de spécialités, à moins d’accepter de "plomber" le sac à dos pour le reste du circuit. La seule exception que je me permets, c’est quand je prends le train à Bardonnechia pour rentrer à Paris. Alors là, c’est génial, car il y a un supermarché quasiment en face de la gare, à 20 mètres, on va dire. Donc même si mon sac pèse 12 ou 14 kilos, je peux m'autoriser au dernier moment à friser les vingt kilos (dur, dur !), avec le cocktail suivant : 2 bouteilles de Barolo, 2 bouteilles de Barbaresco, une bouteille d'huile d'olive "grand cru", 500 grammes de pâtes fraîches, 500 grammes de jambon de San Daniele (25€ le kilo là-bas, contre 50€ chez nous !), un peu de Parmesan, un peu de Pecorino, etc… Tout ce que j’aurai à porter, c’est seulement entre la sortie du TGV à la gare de Lyon et le taxi, donc… Pas de problème !

    2) Des plats aussi bons et aussi bien présentés que ça :

    C’est clair, l’Autriche (sauf exception), niveau nourriture, c’est pas ça, quoi… Là-bas, on a toujours l’impression que le concept de "quantité" prime toujours sur celui de qualité (autrement dit, on y a très rarement l’occasion d’y manger un sorbet au citron aussi bien présenté que celui-ci, et à plus forte raison le genre de plats présentés sur le génial site de cuisine SOOISHI). Alors qu’en Italie, même dans la plus petite goguette du plus petit village, il est VRAIMENT très exceptionnel que l’on sorte d’un restaurant en se disant : "Merde, c'était pas bon, là…". Ce n’est pas une cuisine complexe comme la nôtre, généralement, mais tous les produits de base, qu’il s’agisse des charcuteries, des tomates, des melons, des pâtes fraîches, du basilic, etc… s’avèrent tellement exceptionnels, qu’il est vraiment rarissime de "mal" manger.

    3) Et puis, il faut bien le dire, chose très rare en Autriche, de très belles filles qui savent en plus très bien s’habiller (sauf qu'elles ne portent pas de Buffalos, comme quoi l'Autriche conserve encore un très grand avantage sur ce coup, même si pour cause de régime alimentaire, on y croise une quantité de "thons" absolument effarante !) :

    Je suis assez content (non, en fait, "très" content) de cette photo "volée", car elle a un petit côté qui rappelle justement le mouvement futuriste, né en Italie autour de Marinelli en 1909, puis relayé par les artistes Balla et Severini, dont le but principal était de recréer le mouvement au travers de la peinture. Et comme je suis tout sauf modeste (quand je suis content de moi), je pense m’être un tout petit peu approché de cet idéal dans ce cliché, dans lequel j’aime beaucoup le rendu des différentes strates de mouvement.
    Bon, en même temps, ne nous masquons pas les vérités vraies : plus que par Vincenttheone, c’est une photo prise en réalité par le bien connu Buffaddict@aol.com, fétichiste devant l’éternel, et qui va d'ailleurs bientôt publier l’album photo de son (ou sa) 10000ème "fan" sur son autre Blog, SNEAKERS & BUFFALOS
    . Là, je crois que vous pouvez déjà y aller, c'est à l'adresse exclusive 10000ème, en avant-première seulement pour les lecteurs de ce Blog, trop cool, non ?

    Une fois n'est pas coutume, deux questions cette fois-ci (car je crois qu'il n'y en aura pas pour le tout premier article, #1, adoncques...) :

    1) De quel Opéra (encore plus célébre que Garnier ou le MET) s'agit-il ?
    Ça, si vous avez un tout petit peu suivi ce Blog, ce n'est pas très difficile à deviner...

    2) Et c'est qui, lui ?

    Bonne chance ! Et surtout (once again !), ne loupez pas le prodigieux, fantastique et mirifique album-photo de toutes mes amies (et amis) sur le Blog SNEAKERS & BUFFALOS, sinon, vous allez amèrement le regretter !!!

    Quoique... Dans un genre très différent (nettement plus "HOT"), la 5000ème n'était pas mal non plus !

    Souvenirs, souvenirs...

    Libellés : , , , , ,

    dimanche, septembre 24, 2006

    #6 DE L'EUROPE...

    À force d'écouter les conneries de nos chers hommes politiques (enfin bon, moi, ça fait longtemps que je n'écoute plus, je préfère me rabattre sur Bach, Brahms, ou Björk, remember THE SEVEN "B", ou encore LE CONCERT QUI TUE DE SA RACE...), on finirait presque par croire que l'Europe est devenue comme une sorte de grand pays tout pareil, l'Euro ayant fini, à force, par grignoter tous les petits particuliarismes nationaux.
    Et pourtant, difficile d'imaginer plus grand contraste que lorsque l'on passe de l'Autriche (Innsbruck) :

    ...à l'Italie (Vipiteno) :

    Rien que dans l'architecture, d'ailleurs, tout oppose complètement la rigueur teutonique du style autrichien, très construit et austère (Wilken Basilika, Innsbruck) :

    ...à la liberté absolue du style italien, très coloré et tout empreint de "Dolce Vita" (Bressanone, Duomo) :

    Même dans la façon de peindre, il y a très clairement des années-lumière entre le "rococo" autrichien et son style quelque peu "choucroute" :

    ...et le "barocco" italien, avec son style "spaghetti", une totale inversion des valeurs, si l'on peut dire :

    Pouf, pouf...

    Nan, j'déconne, là... Mais pas tant que ça, finalement. Dans l'imaginaire des gens, je crois qu'en effet subsistent encore bien trop souvent les bons vieux stéréotypes, qui font des Autrichiens des bouffeurs de choucroute néo-nazis et rabat-joie, et des Italiens des glandeurs qui ne pensent qu'à picoler en chantant du Bel Canto (alors qu'en réalité, ce sont les Français qui travaillent le moins dans le monde, je vous scannerai un article du Corriere della Sera à ce sujet dès que cette grande saga sera terminée).

    Pourtant, s'il y a bien un endroit où l'on peut sentir la VRAIE réalité de l'Europe, pas celle des politiques, c'est vraiment cette région très privilégiée qui englobe le Tyrol autrichien, l'Alto Adige italien, une partie du Trentino, et même, peut-être, la vallée du Triclav en Slovénie. Car malgré le nombre absolument incroyable de dialectes parlés en ces contrées (au moins trois dialectes romanches, une dizaine d'allemands et d'italiens, sans parler du slovène), il y a une vraie unité et communauté d'esprit entre tous ces gens qui maîtrisent tous, au minimum, trois langues... une communauté qu'on pourrait sans doute qualifier d'alpine, liée par l'amour et le respect de la montagne, bien au-delà des soi-disants "barrières" linguistiques.
    Avec même parfois, par moment, un petit souffle venu des pays de l'est, qui fait que l'on se croirait presque en plein film de Kusturica :

    Quinzième question très connectée au thème de ce Post : de quel drapeau européen s'agit-il ?

    Pas très facile, je crois....

    Libellés : ,

    vendredi, septembre 22, 2006

    #7 SOMMETS

    Bon. Après quelques tergiversations, Arnold (#7 bis) et l'Albanie (#7 ter), revenons à nos moutons...
    Lors de longues randonnées comme celles-ci, l'un des inconvénients réside dans le fait qu'à cause du sac relativement lourd d'une part, et du temps nécessaire, parfois, pour passer d'un refuge à l'autre, on n'a pas toujours le loisir de tenter quelques vrais sommets. Et pourtant, un 360°, ça change tout, on a même parfois l'impression de se croire en avion, comme ici à Kellerjoch Hütte (2237m), d'où l'on jouit d'une vue splendide sur toute la vallée de l'Inn, avec bien sûr, tout au fond, Innsbruck :

    J'ai malgré tout réussi à me faire un certain nombre de sommets, comme ici la Wilde Kreuzspitze (3132m), dans les Pfunderer Gebirge (et tout comme la Pointe des Cerces, l'une de mes montagnes favorites, c'est magnifique vu du bas, la vue est magnifique vue du haut, mais en attendant, pour en arriver là à grand peine, c'est quand même un gros tas de cailloux tout pourri, il faut bien dire les choses comme elles sont !) :

    Et d'ailleurs, on ne peut pas vraiment dire que ma mine réjouie arbore les couleurs de l'héroïsme au sommet, LOL ! :

    Touchante habitude autrichienne : sur presque tous les sommets, cette petite boîte en métal imperméable contenant un petit "livre d'or", sur lequel chacun est libre de noter ses impressions :

    Question à 1000 € : pourquoi y en a-t-il en Autriche et pas dans notre bô pays de France ? Réponse à 0 € (quelqu'un vient de me tirer les 1000 € pendant que j'écrivais) : c'est que là-bas, le respect du bien public est tel qu'il ne viendrait à personne l'idée de voler le livre ou de détériorer la petite boîte en question, C.Q.F.D !

    Autre sommet, pas trop tuant celui-ci, dans le massif de la Civetta : la Cima di Col Réan (2281m), avec une vue sublime sur le très romantique Lago d'Alleghe :

    Et pour conclure, quelque part dans le massif des C*** en France, la Pointe du Lac Rouge (autour de 2900m), avec une vue sur un massif sauvage à un point inimaginable - raison de plus pour ne pas le dévoiler outre mesure :

    Évidemment, il y a une façon bien plus reposante de se faire quelques dizaines de sommets dans la journée :

    Mais là, ça n'est pas tout à fait pareil... Et puis si l'on trébuche, ça fait un tout petit peu plus mal qu'une entorse, tout de même !

    Bon. Je vous avais prévenu que la quatorzième question du SUPER QUIZZ serait loin d'être aussi facile que la treizième, alors pour la peine :

    Dans quel film (réalisé par lui) Clint Eastwood est-il horrifié par une voiture de cette couleur ?

    Et même (question subsidiaire pour les vrais cinéphiles), quelle est son inoubliable réplique à ce moment-là ???

    Bon. Je suis bien conscient, à la relecture, que ce texte n'est pas exactement d'une très haute inspiration... D'habitude, je suis un peu meilleur, quand même. Mais c'était aujourd'hui ma première journée de cours au Conservatoire, et il faut bien dire la vérité vraie : au bout de trois mois, on s'habitue franchement très très bien aux vacances (au point de ne plus avoir envie de travailler DU TOUT. Mais bon, j'ai regardé mon compte en banque aujourd'hui même, et avant de pouvoir vivre de ses rentes (le rêve !), et bien... c'est pas ça, il y a encore du boulot !). Adoncques : soyez indulgents !

    Libellés :