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  • vendredi, décembre 28, 2007

    SEMAINE DU GOÛT (#4)

    Et voilà. On prend les mêmes…
    Et on recommence (cf. # 2) !

    Ceci pourrait sembler lassant, mais non… De même que l’on ne se fatigue jamais de l’Art de la Fugue ou des Variations Diabelli, le fait même de réaliser une recette similaire à quelques jours d’intervalle s’avère en réalité plutôt très passionnant et instructif, au sens où l’on réussit peu à peu, à force de tâtonnements, à s’approcher (je dis bien : seulement s’approcher) d’une sorte d’idéal de perfection, qui est finalement le but ultime de tout Art, qu’il s’agisse de musique, de peinture, ou tout simplement de cuisine.
    En prime, j’ai réussi à recycler - mais dans le sens noble du terme - tous les "restes" de ma mémorable soirée Château Yquem 1987 de Noël, de sorte que toutes mes amies blogueuses et même blogueurs (car c’était une petite Fiesta entre nous, les meilleurs, lol !) ont surfé sans le vouloir sur la bonne vague, car comme dit plus haut, la fameuse recette magique du "foie gras en verdure de blettes" était bien plus réussie qu’il y a trois jours, mais surtout qu’en outre - par flemme, il faut bien le dire – l’immense table de feu mes parents était restée dépliée, avec bien sûr toute l’argenterie afférente, de sorte qu’à quatre, c’était tout de même assez royal :

    J’adore ! Le luxe absolu… What else ?
    Bref ! En tout cas, hier, au moins UNE journée de battement au milieu de cette "semaine du goût", avec ce qui reste probablement la nourriture la plus saine, la plus légère (et l’une des meilleures) du monde, suivez mon regard :

    Juste histoire de repartir le foie léger, et d’accueillir une fois de plus – et je l’espère, pas la dernière - certaines de nos blogueuses favorites (Ccil, Lunapei), et même un blogueur que vous connaissez tous (Unter) :

    Bon. À la demande générale, et avant que les voisins ne crisent, je me suis fendu d’un petit morceau de piano, qu’Unter a assez curieusement immortalisé ainsi :

    Je dis "curieusement", vu que c’était un morceau ultra lent et méditatif (pour tout dire, l’Adagio de la Sonate N°8 de Beethoven), alors que le flou de ma tête laisse à penser que je suis en train de jouer douze études de Chopin en même temps.
    Bref ! Passons aux choses sérieuses (par exemple le menu)…
    1) Rocamadour en chemise de jambon des Pyrénées, lentilles glacées au vinaigre de framboise et balsamique :

    2) De même que le 24 (mais beaucoup mieux réussi !), foie gras en verdure de blettes, une recette top de chez top. J’avais beau dire à tout le monde que c’était super léger, tout le monde me riait au nez, et finalement, et bien, tout le monde a été convaincu :

    Non, franchement… Ce n’est pas pour me passer de la pommade (car très honnêtement, tout le mérite en revient au concepteur de cette recette, Stéphane Raimbault), mais vraiment, c’est excellent, pas bien dur à faire, et surtout - grand atout – 80% du plat peut se préparer la veille, et ça, c’est le top !
    Bon. Ensuite, je ne me suis pas trop foulé (normal, non ?)… Un chtit peu d’originalité avec quelques tranches de Nashi (梨), un croisement asiatique assez improbable (mais naturel !) entre la pomme et la poire, peu sucré, mais plutôt intéressant comme texture, assez proche de la pastèque, en fait…

    Pour finir par me vautrer avec des chtits trucs de chez PICARD, mais très franchement, ça serait criminel de les zapper (parce que c’est trop bon, quoi, surtout les petits machins oranges aux fruits de la passion, putain, on s’est presque battu pour ça, lol !) :

    C’est toujours sympa d’inviter des graphistes à la maison, parce qu’ensuite on se retrouve avec des dédicaces "perso" super sympas, qui avec un peu de bol vont valoir 712 millions d’Euros d’ici dix ans, c’est cool :

    Mais non… Je déconne, là. Et d’ailleurs, je méprise absolument et totalement les gens qui achètent de l’Art à de simples fins de spéculation. L’Art, c’est fait pour enrichir la vie des gens, c’est fait pour rendre le monde plus attractif, c’est fait pour que chaque jour soit plus beau et plus enviable que le précédent. Et d’ailleurs, puisqu’on parle d’Art (enfin bon, soyons objectifs, puisque J’EN parle), n’oublions pas de mentionner mon artiste préférée - vous la connaissez toutes et tous depuis longtemps, Sat -, qui était hélas la grande absente de cette mémorable soirée. Ce qui n’empêche pas, tous autant que nous sommes, d’avoir eu une pensée très émue envers elle, la preuve :

    Et pendant ce temps-là, l’autre zozo fait toujours son cirque habituel, lol :

    D’ordinaire (et surtout depuis une certaine expérience cuisante, MAIS instructive et pédagogique, finalement), je demande désormais toujours aux gens s’ils ont envie de voir leur tronche sur mon Blog (ou pas). Mais bon, pas aujourd’hui (dsl).
    Déjà, je suis assez peu mécontent de mon minable petit Carravagio :

    Mais surtout, je suis très ravi de ce portrait, que je trouve magnifique (et puis bon, je suis assez discret pour ne pas dire de qui il s’agit)…

    Que dire, que dire de plus ??? Je n’en sais plus trop rien, là… Trop fatigué, sur ce coup (comme d’hab’ en ce moment, dsl) !!!

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    mercredi, décembre 26, 2007

    SEMAINE DU GOÛT (#3)

    Ça n’arrête pas (c’est terrible) !
    Pour peu que vous ayez commencé à suivre cette grande Saga totalement inintéressante, mais plutôt roborative, et bien voilà : gavé le 24 décembre de foie gras et de Château Yquem 1987 (le vrai MUST de cette année, à lire dans l’article ci-après), je me préparais très mollement à répondre à l’invitation de l’un de mes voisins du dessus, dont l’appartement a un petit côté David Lynch très sympa :

    Et bon, je vais peut-être vous surprendre, mais au lendemain d’une jouissance culinaire telle que celle de la veille (voir ci-après), je n’avais absolument ni plus faim, ni plus soif, malgré ces deux sympathiques échantillons :

    Après tout, la seule chose vraiment sympa dans cette vie, c’est de passer du bon temps avec de (vrais) amis, non ?

    Mais, mais, mais… Comme je l’ai maintes fois expérimenté au refuge des Drayères (YES ! Maintenant que l’un de mes meilleurs amis a décidé d’en abandonner le gardiennage, je peux désormais faire sans scrupule de la pub pour cette vallée des Cerces, l’une des plus belles des Alpes, lol !), bref… Comme je l’ai maintes fois expérimenté, donc, en ce refuge, la daube (ou encore : le bœuf-mode, le bœuf-carotte, etc…), ça n’a certes pas un aspect très glamour le premier jour, ni même le deuxième :

    Comme on dit vulgairement : c’est de la daube ! Mais putain, qu’est-ce que c’est bon (y compris les morceaux de queues et de joues de bœuf, si possible encore plus fondants que les parties dites nobles) !!!
    Et puis, et puis, et puis… Juste histoire d’éclater mon taux de triglycérides dans le sang jusqu’au bout (tant qu’à faire), un joli petit fromage absolument pas gras du tout, le très fameux Vacherin de chez Maître Dubois :

    Bon, allez, je vais dormir,là….
    Deux chtites photos pour la route, une de ouam que j’aime bien (dsl) :

    Plus une autre que je trouve assez sympa :

    Oui, je sais, on sent la fatigue, là… Ça ira mieux demain (grande réunion blogueuses-blogueurs en perspective, lol) !

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    mardi, décembre 25, 2007

    SEMAINE DU GOÛT (#2)

    Et ça continue…
    Là, c’est moi qui m’y colle, cette fois ! Avec un plat savoureux, original et même léger (mais oui !), un foie gras cuit à la vapeur dans des feuilles de blettes et servi sur les côtes desdites, recette qui a l’immense avantage de pouvoir être en très grande partie préparée la veille, qu’il s’agisse de la confection du fond de veau, de la cuisson des côtes, ou du blanchiment des feuilles :

    Encore quelques minutes pour commencer à préparer une jolie table :

    Et pouf, on peut se coucher serein (vers 3h, tout de même, lol !), sachant qu’il ne restera plus le lendemain qu’à escaloper le foie gras :

    Achever la décoration (haha, bravo à celui ou celle qui trouve à quel film du grand Stanley cette photo fait allusion !) :

    Envelopper le foie gras dans les feuilles de blettes :

    Et donner enfin une dernière touche (juste pour faire joli, mais bon, ça ne mange pas de pain, comme on dit) à la petite entrée sympa, la même qu’hier (voir plus loin), mais avec du roquefort à la place du foie gras :

    Et voilà, on est fin prêt pour accueillir les premiers invités, qui se pressent dans les embouteillages de Noël :

    Ah non, merde, pardon…

    De gauche à droite, mes deux neveux, ma sœur, mon beau-frère, et l’auteur du fameux plat de potiron d'hier, autour (une fois n’est pas coutume, vu que je ne cours pas après) d’une bonne cuvée de Ruinart brut. Et c’est parti pour l’entrée, accompagnée elle d’un excellent Tokaji de Hongrie, 1996 :

    Mais la vraie vedette de la soirée, c’était bien sûr le fameux :

    Le plus grand vin blanc liquoreux du monde, avec déjà une maturité enviable (20 ans !) :

    Château Yquem 1987, dont l’un des premiers propriétaires fut… Michel de Montaigne (mais oui !) :

    Contrairement à une idée répandue, il est criminel de déguster ces grands Sauternes directement en les sortant du frigo, ce qui a pour effet immédiat de tuer tous les arômes (et Dieu sait qu’ils sont nombreux). En tout cas, je pense que vous serez d’accord avec moi pour admettre que c’est aussi bien un régal pour l’œil que pour le palais :

    Et pendant ce temps-là, l’esclave rame dans sa cuisine pour enfin amener un plat (à peu près) digne du seigneur des lieux :

    Mais non, je déconne, bien sûr… c’était un vrai plaisir ! Quant au vin, je crois que c’est à peu près inutile que j’essaye de décrire en paroles des sensations aussi riches, aussi subtiles, et aussi persistantes. Tout ce que je peux vous souhaiter, c’est d’avoir l’occasion un jour de vous en rendre compte par vous-même !
    Allez, deux petites photos pour fêter Noël, et se souvenir que même s’il est inévitable que certaines choses s’éteignent :

    D’autres nouvelles étincelles de vie sont toujours là, prêtes à surgir, et voici – bien au-delà de toute allusion chrétienne – le sens profond de cette fête, qui bien avant d’être récupérée par Rome à des fins, justement, de conversion, était une vraie fête paganiste de solstice, où l’on se réjouissait du rallongement des jours, et du retour prochain de la fertilité de la terre :

    Que cette flamme ne s’éteigne jamais en vous (en tout cas, le plus tard possible) !
    Joyeux Noël à toutes et à tous !!!

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    dimanche, décembre 23, 2007

    SEMAINE DU GOÛT (#1)

    Et ce #1 va vite être suivi !!!
    Ouf, enfin en vacances (c’est pas trop tôt) ! Et avec mon grand ami Émmanuel, tel deux modernes Rossini, enfin le loisir de laisser un peu de côté notre métier principal pour titiller l’une de nos accessoires et communes passions : la cuisine. Et comme l’on recevait en ce samedi 22 un autre couple de musiciens qui n’engendre guère la mélancolie :

    On s’est dit qu’on allait faire les choses vraiment bien, même si ce menu avait plutôt des allures de 30 octobre (Halloween) :

    À la base, c’était d’ailleurs une idée d’Émmanuel, qui avait de longue date flashé sur ce plat qui figure dans l’un de mes livres favoris de recettes italiennes. Sinon qu’ensuite, il faut bien sûr en assumer les longues et laborieuses conséquences (et c’est pas de la tarte, lol !) :

    Tandis que pendant ce temps-là, je peaufinais ma petite entrée fétiche, les œufs cocotte aux foie gras (moins de temps de préparation que de dégustation, ça, c’est ce qui s’appelle de la recette cool) :

    Petit tamagoyaki (omelette japonaise) en apéritif (facile, mais long, par contre) :

    Suivi des fameux œufs cocotte, donc :

    Puis la vedette de la soirée, le Spezzatino de potiron et sa Pollentina, un plat magnifique à voir, très goûteux, et qui aurait bien plu à Sat, puisque totalement végétarien :

    Sans oublier ces trois autres vedettes, le premier (Nicolas) très fin et très subtil, le second (également Nicolas) plus corsé, mais magique et très riche, et le dernier que j’avais ramené d’Italie, le plus fort des trois, mais sans doute pas le meilleur (encore que… je me comprends) :

    Voili, voilà… Sympa, non, pour un début de vacances ?
    Car bien sûr, ce n’est que le début. Vu qu’en ce dimanche de l’avent, je suis déjà en train de penser à l’"après" (autrement dit, demain), et à préparer le VRAI fond de veau – pas le lyophilisé, beurk ! – indispensable à ma recette magique du 24 (vous verrez ça en temps et en heure, promis) :

    Et comme nous avons prévu – une fois n’est pas coutume – de boire en ce lundi le plus grand vin blanc liquoreux du monde (cuvée 1987), j’ai bien sûr un peu anticipé et mis les petits plats dans les grands, en déployant l’argenterie sur la grande table (2,40m !) de feu mes parents, sous les auspices bienveillants de Sat1 (-urne) et de Sat2 (-omi) :

    La classe, non ? Bon, d'accord, ce n’est pas encore Vatel, certes, avec les grands bouquets et les sculptures de glace, mais ça n’est déjà pas si mal, n’est-ce pas ?
    Un truc qui serait ultra-cool : ça serait que mes neveux ne me niquent pas trop la superbe nappe, afin de pouvoir garder le même décor pour ma prochaine fiesta "blogueuses - blogueurs", prévue le 27 (avec qui, qui, qui ???).
    Bande de gros curieux… Un peu de patience !

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