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  • vendredi, février 12, 2010

    TRANSPOSITION...

    Pas très facile, certes !
    Mais il faut bien que de temps en temps, je justifie une partie du titre de ce Blog, "MUSIQUES", n'est-ce pas ???
    Hier, je viens en effet de me taper tout le Clavier Bien Tempéré de J.S.Bach, première œuvre du monde à parcourir les douze demi-tons, sauf que je me suis fixé la contrainte d'en transposer l'intégralité en Do majeur/mineur absolu d'un bout à l'autre... Vraiment assez "hard", donc, puisqu'il faut tout de même savoir lire sans trop de problème les septs clefs facilement (Sol, Ut1, Ut2, Ut3, Ut4, Fa3 & Fa4), et modifier en prime un paquet d'altérations...

    Deux aides que je vous offre : tout d'abord, l'ordre des clefs à respecter suivant la tonalité d'origine (je cite d'abord la clef de la main gauche) :
    Ré : Ut3 & Ut4 / Mi : Sol & Ut 1 / Fa : Ut4 & Fa3 / Sol : Ut1 & Ut2 / La : Fa3 & Fa4 /Si : Ut2 & Ut3
    Parmi les plus simples tonalités à transposer en Do : Ré & Mi (puisqu'en général, beaucoup de musiciens maîtrisent facilement Ut1, Ut3 & Ut4) ; parmi les plus dures : Fa, et encore pire, La, puisque la moins connue et la moins pratiquée de toutes les clefs (Fa3) gère cette fois-ci la main gauche, la plus importante pour le déchiffrage au piano !
    Secundo, l'art de calculer la modification de certaines altérations, peu ou beaucoup, selon les cas... Alors certes, il existe au minimum deux façons de procéder, mais je vous cite celle que j'utilise en permanence, car je l'estime la plus simple de toutes (enfin, disons, la moins compliquée) :
    1) Calculer l'intervalle de transposition et le ramener à Do (par exemple, à supposer que l'on veuille transposer un morceau de Sol majeur à Mi majeur, le premier point consiste à imaginer provisoirement cette transposition juste de Do majeur à La majeur)
    2) Comme en La majeur, il y a trois dièses à la clef, moralité : toutes les altérations accidentelles devant fa, do & sol devront être "remontées" durant le morceau (ibidem si l'on voulait transposer de Si bémol à Sol, de La bémol à Fa, de Fa à Ré, etc... bref, toujours pareil, raison pour laquelle j'adore cette méthode très pratique) !
    3) Si par contre, l'on voulait aller de Sol majeur à Mi bémol majeur, ceci reviendrait à passer de Do majeur à La bémol majeur, soit, en résumé : toutes les altérations accidentelles devront cette fois-ci "baisser" (puisque bémols) devant si, mi, la, ré...
    Certes, de nos jours, il est (hélas) devenu bien moins fréquent de pratiquer cet Art d'autrefois, meilleure preuve avec cette partition d'époque de François Couperin (1668-1733), à bien regarder pour en deviner l'étrangeté (solution juste après l'image) :

    1) Sur les quatre premières lignes, la main gauche du clavecin est déjà écrite en Fa3 (la clef que toute le monde connaît la moins bien, y compris moi-même, vu qu'elle ne sert presque jamais, ni dans les réductions d'orchestre, ni dans celles des anciens chœurs)...
    2) Sur les deux dernières lignes, la main gauche passe d'un seul coup en Ut3 (juste pour trois mesures), puis en Ut4 !!!

    Allez, juste pour la route (et pour les "vrais" musiciens), trois bonnes "questions pièges" (réponses "en rose" le 18 février) :
    1) Histoire de transposer un morceau de Fa dièse majeur en simple Fa majeur, pourquoi risquerait-on de totalement se planter si l'on calculait comme si l'on transposait de Do majeur à Si majeur (un bien vrai "demi-ton", pourtant, non) ?
    Solution : Il faut bien sûr toujours garder les mêmes noms ! Transposer de Do majeur à Si majeur signifie monter devant les cinq premiers dièses... Mais transposer de Do majeur à Do bémol majeur (comme de Fa dièse majeur à Fa majeur) impliquera de baisser devant tous les bémols, adoncques, rien à voir !
    2) Selon certaines éditions du Clavier Bien Tempéré, la huitième Fugue (totalement géniale) du Premier Livre est parfois écrite en Ré dièse mineur (6 dièses à la clef), parfois en Mi bémol mineur (6 bémols à la clef), ce qui a priori semble tout aussi complexe dans les deux cas... Mais l'une des deux versions s'avère en réalité nettement plus difficile que l'autre, alors laquelle, et surtout : pourquoi ???
    Solution (très proche de l'analyse harmonique ou de l'histoire de la musique, et "oralement" résolue par un trompettiste avec une déconcertante facilité) : Dans les Fugues de cette époque, les modulations se déroulent pratiquement toujours dans l'ordre des quintes... Autrement dit, en Mi bémol mineur, la seconde entrée du sujet va avoir lieu en Si bémol mineur (soit, avec un bémol de moins), et les premiers développements vont ensuite se dérouler en Fa mineur (deux bémols de moins), Do mineur (trois bémols de moins), bref, de plus en plus faciles à lire, lol ! Alors qu'en Ré dièse mineur, la seconde exposition va déjà comporter un double-dièse de plus, et ainsi de suite, pour se retrouver au milieu du morceau avec quatre ou cinq double-dièses, en résumé, une "vraie" galère...
    3) Toujours dans le même ouvrage, le fait de transposer va curieusement rendre certains (rares) Préludes & Fugues nettement plus faciles à déchiffrer, alors du coup, même question : lesquels, et pourquoi ?
    Solution : Bien évidemment, tous ceux qui sont très chargés en dièses ou un bémols (de 5 à 7, en gros), entre autres, les N°3, 8, 13, 18 & 22...

    Bravo à la première (ou au premier) à donner les bonnes réponses... Et passez une bonne nuit, tout de même (oui, car pour être honnête, si je me souviens bien de mes 20-25 ans, ce genre de pratique rend plutôt assez "malade mental" pour un certain temps, à son tout début, du moins, lol) !

    P.S 1 : Malgré mes quelques lignes d'introduction, je parle souvent beaucoup plus sur ce Blog d'architecture, de Buffalos ou de montagnes (meilleure preuve ici) que de "MUSIQUES", malgré son titre... Mais je dois bien avouer que ces derniers temps, les articles à ce sujet se sont avérés relativement nombreux, donc, dans l'ordre, si ceci vous tente (les plus récents cités en premier) :

    Concert (28/01/2010)
    Super Concert ! (06/01/2010)
    Concert de Rémy (après) ! (18/12/2009)
    Concert de Rémy (avant) ! (08/12/2009)

    P.S 2 (juste pour les pianistes) : En guise de jeu bien "hard" dans le même genre, l'on peut aussi se faire le défi en sens inverse, genre, jouer les fameuses Variations Goldberg de Bach (toutes en Sol majeur/mineur) en remontant d'un demi-ton à chaque variation... En gros : de quoi se flinguer lors de certaines, adoncques, bon courage, re-lol !

    Un grand merci d'avance aux rarissimes personnes qui auraient la volonté, le courage, une ou deux minutes à "perdre" et même (pour être franc), la toute simple gentillesse de laisser un "comment" à cet article, ce que pour ma part, je fais TOUJOURS chez les autres, par pure & simple politesse... Gute Nacht !

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    19 Comments:

    Anonymous Valérie said...

    J'ai rien compris (mais c'est normal, je ne suis pas pianiste et mes rudiments de solfège sont bien loin. Je n'ai jamais joué que de la flûte traversière (et encore, pas trop bien), on ne peut jouer qu'une note à la fois !!!

    samedi, 13 février, 2010  
    Anonymous Tom said...

    1) La différence d' univers à franchir entre fa#maj et fa maj est bien plus importante qu' entre do maj et si maj, et bien plus bouleversante aussi! (Mieux vaut transposer de solb maj en fa maj)

    2) Une histoire de sensible? Il est plus facile de penser dans une tonalité ou la sensible est un ré bécarre plutôt qu'un do double#? Mib mineur serait donc plus facile.

    3) Tous les PEFS dont la vraie tonalité comporte plus d' altérations que leur tonalité homonyme? Par exemple, le 3 plus facile en Reb qu en Do#, le susnommé 8, le 13 plus facile en Solb qu en Fa#, et le 18?

    samedi, 13 février, 2010  
    Blogger Vincenttheone said...

    Valérie@ : Oui, DSL, je sais que c'est plutôt difficile (et c'est vrai que les flûtistes ne transposent pratiquement jamais) !
    En tout cas, merci du "comment"... Maintenant, c'est mes élèves que j'attends, lol !
    Tom@ : Bravo pour la rapidité !
    En plus, presque toutes les réponses sont bonnes, mais sans explication très claire... Du coup, je peux facilement laisser le "comment", sans le moindre risque que ceci influence quelqu'un !

    samedi, 13 février, 2010  
    Anonymous Fabien said...

    Étant trompettiste je n'ai que trois pistons, alors les changement de tonalités et les transpo ... quoiqu'il arrive ça ne dépassera pas le troisième piston.

    lundi, 15 février, 2010  
    Anonymous jerome said...

    j'aime pas trop qu'on me traite de rarissime : j'ai un copain qui a un blog, et une cousine qui est mariée avec un internaute. Et je suis pour le droit de vote aux geeks ;-)

    lundi, 15 février, 2010  
    Blogger Vinyamar said...

    Euh pas tout compris non plus, mais au moins j'ai essayé V__V, La dernière fois que j'ai joué ça remonte au collège ... C'est loin et en plus c'était de la flûte <___<

    lundi, 15 février, 2010  
    Blogger Vincenttheone said...

    Fabien@ : Même avec seulement trois pistons, c'est toujours bien de se débrouiller en transposition, ce qui est loin d'être le cas de tout le monde !
    Jérôme@ : Vu le thème de ce "comment", je pense qu'il était en réalité destiné à l'article d'après, non ?
    Vinyamar@ : Et beh, transposer à la flûte ? J'ai très rarement vu faire cela, lol !

    lundi, 15 février, 2010  
    Anonymous jerome said...

    vincent> c'était en fait une petite transposition au 2e degré de ton solo "un grand merci aux rarissimes personnes... de laisser un comment" (en ré mineur) ;-)

    mardi, 16 février, 2010  
    Anonymous Anonyme said...

    hello,j'ai une question simple que je pose au professeur;comment réussit-on à maîtriser une clé lorsque l'on ne la pratique pas en tant que musicien, autrement dit les cles sont très difficiles à lire et à mémoriser si on ne les utilise pas;si tu as une méthode,je suis preneuse
    Fabienne

    mardi, 16 février, 2010  
    Blogger Vincenttheone said...

    Jérôme@ : Mais oui, tu as raison, en plus ! Il faut dire qu'en ce moment, nous autres Verseaux du premier décan sommes un peu à l'Ouest (probablement jusqu'à mi-avril, à cause de Mars, et merde)...
    Fabienne@ : Et bien, disons que depuis 30 ou 40 ans, rien n'a changé, la meilleure méthode étant toujours le petit livre de Dandelot pour la lecture des clefs, très bien foutu, et qui en prime doit coûter trois centimes... Ceci dit, le mieux, c'est tout de même de les utiliser, au moins partiellement ; disons, pour commencer, en réduisant au piano quelques mouvements lents de certains quatuors à cordes de Mozart ou de Beethoven (avec toujours l'Ut3 de l'alto, et de temps en temps l'Ut4 pour le violoncelle), ou encore, sans attaquer d'emblée l'oeuvre de Bach que je citais, tenter de se taper les Inventions (à 2 & 3 voix) en les ramenant toutes en Do majeur/mineur... Mais bien sûr, le manuel de Dandelot ne sera jamais superflu avant de se taper tout cela, lol !

    mardi, 16 février, 2010  
    Blogger Vincenttheone said...

    Tout de même, il y a deux trucs qui m'ont pas mal "scotché" aujourd'hui :
    1) Moins de deux jours avant le dernier cours d'avant les vacances, parmi toutes les chanteuses (et les chanteurs) à qui j'ai envoyé ce lien et ce "mini-concours", pas un(e) seul(e) foutu(e) d'y participer... Du coup, encore une nouvelle fois bravo à Fabien (mais oui, qui en plus d'être trompettiste, se révèle "baryton", lol) !
    2) Vu sous un tout autre angle, ce qui m'a bien fait flipper today, c'est le passage (dans le Clavier Bien Tempéré) du Prélude & Fugue N°17 au N°18, soit, en résumé, de La bémol majeur à Sol dièse mineur... Parce que bon, certes, transposer de La bémol à Do, c'est déjà bien "hard", non seulement du fait de la main gauche en Fa3, mais aussi des quatre altérations à faire monter ; mais disons que par rapport au fait de transposer de Sol dièse à Do, ce n'est "rien du tout", lol ! Vu que là, en plus des clefs également bien "chiantes" (Ut1 & Ut2), il ne s'agit pas d'une sixte mineure (tierce majeure), mais d'une quinte augmentée (quarte diminuée), du coup, calculer la correction des altérations suppose de passer de Do à Fa bémol - tonalité qui a priori n'existe pas, puisque située encore après l'ultime Do bémol (autrement dit, elle aura six bémols à la clef PLUS un double bémol)... Sympa, tout ceci, non ?
    Enfin bon, ce qui sera cool par la suite : c'est que déchiffrer n'importe quoi dans le "vrai" ton, juste en clef de Sol et clef de Fa, semblera d'une déconcertante facilité... Et rien que pour ça (croyez-moi), ça vaut le coup, lol !

    mercredi, 17 février, 2010  
    Anonymous Fabienne said...

    Merci pour ta réponse, le Dandelot, ça je connais bien, ça fait 0 ans que je me le trimbale, pour le reste, il faudrait que je m'entraîne...

    mercredi, 17 février, 2010  
    Blogger Vincenttheone said...

    Et oui, évidemment (contrairement à beaucoup de chanteuses, qui ne foutent quasiment rien en matière de solfège, lol) !
    Mais commence de préférence par "facile", voire "très facile", genre Le Petit Livre d'Anna Magdalena Bach, ou encore certains Adagios de Haydn ou Mozart...
    Et bien sûr, avec le couvercle du clavier fermé (parce que regarder la partition, la lire dans d'étranges clefs, rajouter ou enlever des altérations, cela ne laissera pas la moindre seconde pour regarder ses mains, lol) !

    mercredi, 17 février, 2010  
    Blogger Vincenttheone said...

    Tiens, à ce propos, j'ai travaillé aujourd'hui avec un autre trompettiste que Fabien, mais qui a su répondre instantanément à la seconde question (au sujet de la huitième fugue de Jean Sébastien Bach), dont pourtant beaucoup de pianistes ne devinent même pas la réponse !
    Alors que pour livrer un indice, je dirais presque qu'il s'agit d'avantage de connaître l'analyse & l'histoire de la musique que le solfège, en l'occurence...

    jeudi, 18 février, 2010  
    Blogger Vincenttheone said...

    En résumé, passé la date limite du 18 février, un grand "bravo" (ironique) à la majorité de mes élèves chanteuses, pas une seule capable de laisser un "comment" ou une réponse à ce questionnaire (et très heureusement pour elles, vu que ce n'était pas un concours "noté", comme je suis censé le faire chaque année)...
    DSL, je n'y peux rien, mais ceci me scotche toujours à chaque fois de voir parfois la "nullité" absolue en solfège - et sur Internet - de certaines de ces "fameuses" soi-disant musiciennes, souvent incapables de lire une simple gamme, ou de différencier "blanches", "noires" et "croches" (attention, je ne parle même pas des "triolets", là, beaucoup trop compliqués pour 20% d'entre elles)...
    Pour une raison que je suis forcé de tolérer (et qu'hélas, je ne comprends toujours pas), elles ont été "par miracle" admises au Conservatoire...
    Retransmis sur le simple plan du "permis de conduire", ceci voudrait en gros dire : être incapable de conduire sans contempler ses pieds en permanence, sans rien imaginer d'avance, sans même pouvoir regarder la route à plus de dix mètres, et donc, en résumé, un accident mortel à prévoir dans les jours à venir !
    Pourquoi les examens d'entrée ne sont-ils pas (absolument) beaucoup plus rigoureux à ce sujet, ceci m'épatera toujours, quoi...
    Enfin bon, plus qu'un seul jour, et youpi, vive les vacances, lol !

    samedi, 20 février, 2010  
    Anonymous Tom said...

    Ah les chanteuses.... Mais ? Ne sont-elles pas là pour sortir des aigus et faire joli ?
    En tout cas, moi, les réponses m'intéressent !

    samedi, 20 février, 2010  
    Blogger Vincenttheone said...

    Oui, oui, certes, il y en a qui sortent des aigus, et même certaines qui sont très jolies (en tous cas, au moins une, ça, sûr et certain... Sauf que bien sûr, vu mon âge à la con, jamais je ne vais tenter de me la "draguer", cela ne se fait pas, m'enfin) !
    Mais bon... Vu que les questions te semblaient assez "logiques" et que tu y as plutôt bien répondu, dans l'ensemble, je suppose donc que tu es soit pianiste, soit organiste, soit compositeur & orchestrateur, lol !
    Me trompé-je, là, sur ce coup ???

    samedi, 20 février, 2010  
    Anonymous Tom said...

    Presque: petit accompagnateur ;-)
    En tout cas c'est très amusant comme jeu.
    Et pour la soprano, l'âge est juste une convention sociale, certaines copines sont très amoureuses de leur prof âgé, et réciproquement un de mes anciens profs a trouvé son bonheur avec une vingtenaire!

    samedi, 20 février, 2010  
    Blogger Vincenttheone said...

    Ah ouais ? Bon, c'est cool, tout ça... Je vais patienter, du coup, lol !

    samedi, 20 février, 2010  

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