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  • lundi, mai 04, 2009

    SCHUBERT

    Et hop, encore un verseau de plus !
    Je me permets ce petit Post - bien qu'en général, mes articles "musique classique" suscitent rarement une vague énorme d'enthousiasme - car je viens de consacrer tout ce long week-end, plus ce mardi à me déchiffrer l'intégrale des Sonates pour piano de Franz Schubert (1797-1828), et franchement, surtout pour un compositeur mort aussi jeune, c'est "énorme", quoi... Plus je vieillis (au moins, il y a UN avantage, donc), plus je trouve ça géant, infini, inépuisable, bref, les mots me manquent ! Et après tout, c'est peut-être pour cela qu'il y a tant de compositeurs verseaux : à quoi bon les mots, puisque douze notes suffisent à évoquer des multitudes d'univers ?
    La preuve "en sons", avec cette superbe Sonate Op.42 (D84, 1825), une véritable - mais passionnante - énigme, ponctuée de nombreux points d'interrogation :

    Certes, on cite toujours la fameuse trilogie des "grands fondateurs", Dieu le Père (Bach), l'archange (Mozart) et l'homme incarné (Beethoven) - à juste titre, du reste, tant c'est incontournable... Mais Schubert, à la croisée des chemins, joue aussi un rôle absolument crucial dans la genèse "lunaire" du Romantisme, sans lequel ni Chopin, ni Schumann, ni Brahms (etc.) n'auraient jamais pu exister. Bel exemple avec ce magnifique entracte de Rosamunde (l'un de ses thèmes préférés, qu'il a utilisé et varié au moins 4 fois), qui commence en majeur de façon toute classique, pour basculer à 2'08" sur une mélodie d'une indicible mélancolie - et si vous êtes dans mon genre, prévoyez la boîte de Kleenex pas trop loin, conseil d'ami :

    Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais il y a tout de même des cas (ibidem pour Mozart) où la théorie de la réincarnation semble parfois la plus logique de toutes... M'enfin, ce "Très Grand Monsieur" mort à 31 ans a trouvé le moyen de composer plus de 1000 oeuvres, énormément de musique vocale, certes, mais aussi 9 Symphonies, une vingtaine de Sonates pour Piano, 15 Quatuors à cordes, deux Trios, 12 Opéras jamais joués, etc... parmi lesquelles extrêmement peu de "déchets" (je me souviens qu'en 1991, lors du bicentenaire de la mort de Mozart, quelqu'un avait calculé que rien que pour recopier son oeuvre - c.a.d sans la "créer" -, on avait déjà besoin du temps de toute sa vie entière) ! En attendant (vous savez bien que je n'aime pas les Posts sans illustration), un extrait d'une autre oeuvre mythique, la fameuse Symphonie Inachevée, et pas dirigée par n'importe qui, en prime (Günter Wand) - là aussi, prévoyez les Kleenex à proximité :

    Comme tout le monde le sait, j'adore le cinéma, alors certes, la première chose qui vient à l'esprit lorsque l'on imagine l'équation Schubert + cinéma, c'est bien sûr l'immense Barry Lindon de Stanley Kubrick (1975), l'unique film, je crois, à réaliser deux "prouesses" d'un seul coup : 1) d'une part, le seul film du monde à avoir été tourné sans le moindre apport de lumière artificielle, avec l'objectif utilisé par la NASA sur la lune 2) d'autre part, l'un des très rares films (peut-être le seul, d'ailleurs) dont l'ultime scène, muette, a été entièrement conçue "à partir" du fameux Trio Op.100 (D929) de Schubert (en cliquant sur ce lien, vous allez reconnaître tout de suite), et non pas l'inverse... Grandissime !!!
    Mais dans un tout autre genre ("cocorico", pour une fois, moi qui déteste à 90% le cinéma français), il y a aussi quelque scènes géniales dans Trop Belle pour Toi de Bertrand Blier (1989), où lorsque Depardieu découvre que son fils écoute du Schubert sur son "électrophone", il lui sort (en gros, hein, je cite de mémoire, là, car cela fait très longtemps que je ne l'ai pas revu) : "Mais, mais, mais... C'est quoi, ça ? C'est ta maîtresse qui t'a dit d'écouter ça ? Mais ça va pas, la tête, c'est trop beau, ça... C'est pas bon, là, tu va te faire du mal" (lol) !
    Bon. Comme l'on n'est pas non plus fait tous les jours pour la nostalgie "à tout va" - mais néanmoins toujours pour rester dans le "très haut niveau", tout de même - une petite fugue nommée Bach Panther (là aussi, vous allez reconnaître tout de suite !), due à Stéphane Delplace, le professeur d'écriture de l'une de mes très grandes amies - future maman, mais je vous tiendrai au courant :

    Très fort, n'est-ce pas, y compris les citations de Die Kunst der Fuge (J.S.BACH) sur la fin !

    P.S : Je profite de l'occasion pour signaler aux gens, amis, voisins, etc... qui me prenne pour un "nabab", un "nanti" ou un "oisif", sous prétexte que je suis chez moi quatre jours sur sept, que le fait d'entretenir et d'améliorer en permanence son niveau de piano n'a rien d'une sinécure, et qu'heureusement, cela reste encore pris en compte dans le calcul de la paye ! Tout le monde trouve normal que ces connards de footballeurs surpayés ne fassent pas un ou deux matchs par jours, passant le reste de leur temps à s'entraîner, mais dès que qu'il s'agit de musique (ou de peinture, ou de photo, etc... et là, je pense que pas mal de copines blogueuses me rejoindront sur ce coup, du moins, je l'espère), les gens vous sortiront sans complexe : "Oui, mais vous, c'est différent, vous avez des métiers "plaisir", on ne peut pas comparer"...

    Alors bon, là, je m'arrête (sinon, je vais être trop "vener", quoi) : pendant que certains faisaient la teuf à donf dans les boîtes, à se défoncer à l'alcool, au LSD ou à l'héro, peu importe, moi, au même âge, en gros jusqu'à 30 ans, j'ai bossé mon piano au moins huit heures par jour, sans même parler des études théoriques de la soirée (harmonie, contrepoint, etc.), justement pour ne pas avoir à subir une vie d'esclave en étant adulte... Adoncques (comme connu) : on n'a que ce que l'on mérite, et que ce que l'on a patiemment construit, tant pis pour les autres (merde, je suis vraiment "vener", là, ça se voit trop, dsl, du coup, je m'arrête) !

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    23 Comments:

    Anonymous Rémy said...

    P*tain, v'la que j'veux me culturer un peu, et que ces vidéos chargent pas ! Djesuss !
    J'ai quand même envie de réagir à quelques trucs, pour commencer, ta phrase "à quoi bon les mots, puisque douze notes suffisent à évoquer des multitudes d'univers ?" me rappelle l'interview d'un vieux groupe de rock, je sais plus lequel m'enfin, qui disait " Nous, on sait pas parler, alors on fait d'la musique. " je trouve ça vraiment génialissime, et c'est vrai, que la musique procure jenesaiscombien de fois plus d'émotions qu'un discours, et en plus tu peux zapper si t'en à marre !
    Et malédiction, j'ai toujours pas vu Barry Lydon ! A l'époque où tu nous l'as prêté, je regardais plutôt des comédies et j'étais pas très attiré par Barry Lydon, même si je savait que c'était un film extraordinaire. Donc à visionner sous très peu !
    Ensuite, pour ce qui est des amis et des voisins, je te rejoins, mes voisins sont assez sympa là dessus, ils me laissent jouer une heure par jour disons, et presque 3h pour les répètitions (donc une batterie, une guitare, une basse et du chant à 100 watts le tout, ça doit pas mal les soûler quand même...Mais on les emmerdes quand même, lol !) et aussi, je me souviens de ces pauvres "amis d'amis" qui écoute du rap et qui n'y connaissent rien en vrai instruments qu'on peut prendre dans ses mains (je sais même pas sur qu'ils en connaissent l'existence à vrai dire) et qui, je me souviens, m'avait dit (comme plusieurs autres avant) : " Wé la batterie c'est facile, y'a juste à taper ! " "Wé, la guitare c'est plus dur que la batterie " et, je crois que, le must du must c'était un moniteur de colo, un gros black qui écoutait du reggaeton (dont l'instrumentale est la même dans les 200 morceaux qui existe) et qui m'avait dit " Tu veux que j'te montre c'que c'est le rock ? " et il tapait très fort sur un brot d'eau avec une cuillère et m'a dis "Voila, c'est ça le rock, c'est que du bruit ". (Et à l'époque j'avais pas encore de quoi leur répondre en les ridiculisant bien, ces cons !) Quel monde infame !
    Enfin bref, longue vie (infinie) à la musique, et au rock en trois accords ! lol

    mercredi, 06 mai, 2009  
    Blogger Vincenttheone said...

    Putain, t'es pas encore couché à cette heure-ci ???
    Ah si, je me trompe (c'est moi qui vit à l'envers), en fait, tu te lève, je juppose...

    DSL !

    mercredi, 06 mai, 2009  
    Anonymous Fred said...

    Houla, mais qui t'a mis la pression à ce point, qui a fait ça ? ;)
    J'adhère à 100%, Schubert ruleZ. Mais on peut passer à 101%, iIl suffit de remplacer Schubert par Metallica et tout est idem (à part les dates). "Géant", "infini", "inépuisable". A part aussi les douze notes dont tu parles, là, c'est beaucoup trop, on s'y perd :) Non ? Si...

    Fred (à qui on a "déconseillé" de persévérer à jouer de la musique, bien avant ses 30 ans)

    mercredi, 06 mai, 2009  
    Blogger Vincenttheone said...

    Bon, soyons francs, comparé à Schubert, METTALICA, c'est quand même de la grosse daube de merde, il faut bien le le dire !
    Il y a peu, Sat m'a fait découvrir TOOL, et déjà, rien qu'avec leurs rythmiques impaires totalement barrées, c'est déjà beaucoup plus intéressant...
    Certes, rien ne pourra jamais remplacer Schubert, c'est clair...
    Néanmoins, pour moi, le plus grand artiste du XXème siècle, ce n'est ni Pierre Henry, et surtout pas Pierrre Boulez (quelle daube, en résumé) !
    La seule "vraie" artiste originale, créatrice, etc... de ce" XXIème siècke, c'est Björk, point final !
    J'ai l'intégrale de ses CDs, autant dire que je ne changerai pas d'avis !!!

    Et voilà : je n'ai rien d'autre à dire !

    mercredi, 06 mai, 2009  
    Blogger Vinyamar said...

    LE SUPER DOREEEE !!! LE SUPER DOREEEEE !!

    nan mais ceci mis à part, j'adhère complètement à ton PS, même si je fais partie des gens qui vont pas se bourrer en boite, mais qui auront quand même un boulot d'esclave lol !
    (surtout en ce qui concerne ces abrutis de footballeurs)

    je n'y connais pas grand chose en musique mais je suis toujours épatée par ce que les musiciens arrivent à faire. j'ai une préférence pour la symphonie inachevée ^^
    oh la dernière j'ai reconnu sans regarder le titre ! *3* ! j'aime beaucoup celle-là :D

    mercredi, 06 mai, 2009  
    Anonymous Anonyme said...

    Salut chef, tout d'abord merci pour ces découvertes, ou redécouvertes, ça fait du bien de pouvoir mettre un nom sur de la musique... En ce qui concerne ton commentaire sur les notes remplaçant les mots, je suis d'accord à 50% car pour l'autre moitié je pense à toute la musique contenue dans la poésie qui n'existerait pas sans nos bons phonèmes ici délaissés !
    "Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
    Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
    - Et d'autres, corrompus, riches et triomphants" Baudelaire.
    N'entends-tu rien dans cet extrait de Correspondance ?
    Allez, trêve de guerre de clocher, soutenons l'art et les "privilégiés" que nous sommes, travailleurs acharnés de la création.
    Bises
    Meli

    mercredi, 06 mai, 2009  
    Anonymous jerome said...

    peut-être sont-ce les mêmes qui pensent que les profs sont des vacanciers et que les fonctionnaires sont des fainéants? En tout cas, même si je t'ai jamais vu ne vrai, sur les photos tu n'as pas l'air d'un kébab!

    .. ha pardon, tu avais écrit nabab? au temps pour moi ;-)

    jeudi, 07 mai, 2009  
    Blogger Vincenttheone said...

    @Vinyamar : Bon, j'avais trop de mal à me décider... Alors finalement, ça a été orange ET super dorées, lol !
    @Méli : Certes, certes, mais la poésie, c'est déjà de la musique, en soi... L'une des raisons, d'ailleurs, pour lesquelles ça perd au moins 50% lors de la traduction, hélas !
    @Jérôme : Malheureusement, je ne ressemble ni à l'un, ni à l'autre... Mais être un nabab dégustant du kébab, je n'ai rien contre !!!

    vendredi, 08 mai, 2009  
    Anonymous Anonyme said...

    C'est forcé d'avoir un énorme faible pour Schubert, non ? Je veux dire... trois mesures de Schubert et j'ai l'impression d'être un pauvre instit sans le sou transi d'amour au fin fond de l'Allemagne ! (ha, ha). Bon, enfin, voilà... Aller simple pour ma petite âme sensible, quoi.

    Merci pour ces vidéos, maintenant j'ai envie de pleurer, effectivement -et j'ai pas de kleenex, argh.

    Et il faut aller voir Gran Torino, voyons ! C'est pas du tout angoissant, j'ai tout regardé ! (et tu me connais)

    T.

    vendredi, 08 mai, 2009  
    Blogger Vincenttheone said...

    Argh, toujours prévoir des Kleenex avant d'écouter du Schubert, voyons, m'enfin...
    "Gran Torino", ce n'est pas que je ne veux pas aller le voir, c'est que ça me gave de dépenser 10 € pour voir UNE FOIS un film qui, de toutes façons, va valoir la même somme d'ici six mois en DVD - et comme je pense que j'aurais très certainement envie de le revoir plusieurs fois, bon, ben voilà, quoi...
    En outre, c'est bien connu que je suis assez "asocial", à ce sujet : je n'aime pas aller au cinéma, je n'aime pas aller au concert (je préfère les faire), disons qu'à la rigueur, j'aime bien les expos ou les musées, de temps en temps, et de préférence à l'étranger...
    Je sais, j'ai tort, c'est nul à chier, mais à l'âge que j'ai, ça ne va pas être facile de changer mes habitudes (à supposer que j'en aie envie)...

    samedi, 09 mai, 2009  
    Anonymous Fabienne said...

    Rémy: heu le "gros black", c'est pas très gentil!!! Il avait pas un nom ce moniteur?
    Vincent: sur Schubert, je me dois de réagir, sa musique est sublime (aussi!!!!), je suis bien d'accord avec ce que tu as dit. Je me suis acheté le DVD de Barry Lyndon, et comme Rémy, je dois le voir. Et ce trio op 100, c'est hallucinant!!!!!! Schubert, ses mélodies sont incroyablement belles, ce matin j'entendais à la radio un pianiste, P. Cassard, qui jouait ses impromptus (en concert), c'était à pleurer et je me suis dit, mais comme Schubert, c'est beau, on s'en lassera jamais... sans parler de l'Arpeggione... voilà...
    Fabienne

    dimanche, 10 mai, 2009  
    Blogger Vincenttheone said...

    Bah, dit comme ça, ce n'était pas si insultant que ça, si ? Il aurait pu dire aussi "cette grosse tâche de blanc obèse", ou encore "ce pourri de Nazi caché sous le délicat nom de Khmer rouge", et là, tout le monde aurait trouvé ça normal, non, ou je me trompe ?
    Sinon, pour en revenir à Schubert, c'est vrai qu'il y a toujours un moment où il faut absolument avoir la boîte de Kleenex à portée de main (et pour les "pros", c'est en général quand il passe direct du majeur au mineur dans la même tonalité, ou encore lors de son usage - très fréquent - du "napolitain")...
    Personnellement, je crois qu'il n'y a rien de plus "délicat" à jouer au piano. Après lui, même Mozart semble facile, pour dire !
    En jouant du Schubert, on a toujours l'impression de "marcher sur des oeufs", l'horreur, quoi...
    Certes, ce sont de très beaux oeufs, encore faut-il ne pas les casser, et c'est justement cela qui est très difficile !

    lundi, 11 mai, 2009  
    Anonymous Fabienne said...

    Moi non je n'aurais pas trouvé ça normal, mais passons, c'est un sujet délicat, comme Schubert, du reste, que tu as si bien décrit, et c'est vrai pour la boîte de kleenex, qu'il faut bien avoir à côté de soi, sinon tu m'as fait penser qu'il faut que je découvre aussi ses sonates, j'en connais pas une seule!!!!!

    lundi, 11 mai, 2009  
    Blogger Vincenttheone said...

    Bon, en ce qui concerne le premier point, après tout, c'est la responsabilité de mon neveu - je ne peux pas couvrir tout le monde, n'est-ce pas ?
    Par contre, en ce qui concerne le second, arghhhh... Aucune sonate de Schubert ? Pour une pianiste classique ?
    Remarque, tu as le courage de tes opinions, c'est déjà ça, lol ! Alors à part celle citée en vidéo dans l'article, il y en a une autre de très belle dans la même tonalité, la N°8, mais surtout, les deux ultimes, N°14 & 15, celles-ci sont géantes, avec des adagios à tomber par terre (à écouter de préférence par les "vieux", genre Arrau, Gillels, Horowitz, etc.), toutes les deux de 1828, l'année de sa mort !
    Pourquoi donc les dictateurs genre Pinochet vivent-ils toujours si vieux, alors que Mendelssohn, Mozart et Schubert disparaissent avant même d'avoir atteint la "fleur de l'âge" ?
    Mystère...

    lundi, 11 mai, 2009  
    Anonymous Fabienne said...

    Je suis pianiste classique mais je ne n'ai pas la chance de faire que du piano, alors les sonates de Schubert (et on ne me les a jamais proposées, du reste), et puis il n'est pas trop tard, je vais y venir; d'ailleurs, je vais aller me les acheter cette semaine, voilà!!!!!
    Sinon je dis toujours ce que je pense, enfin presque toujours... et pour ton neuveu je ne lui en veut absolument pas, car il est très gentil, mais parfois on dit des choses et ça ne plaît pas à tt le monde, bref; ce sentiment m'est venu naturellement.
    Ta dernière question: c'est un gros mystère, en effet

    mardi, 12 mai, 2009  
    Anonymous Zoun said...

    D'écouter ça les Brahms m'en tombent!

    "Tout le monde trouve normal que les footballeurs soient surpayés"

    Ah non, tout le monde trouve pas ça normal, c'est pas normal!

    "on n'a que ce que l'on mérite, et que ce que l'on a patiemment construit, tant pis pour les autres"

    J'suis pas d'accord non plus. J'aimerai que ce soit vrai.

    mercredi, 13 mai, 2009  
    Anonymous Zoun said...

    Tiens, je t'ai laissé un p'tit mot sur cet article:

    http://zoun.over-blog.com/article-31395709.html

    jeudi, 14 mai, 2009  
    Blogger Vincenttheone said...

    @Fabienne : Certes, c'est une chose que l'on propose rarement dans les cours de piano, d'une part parce que c'est en général assez costaud, niveau technique (genre "mal pavé", si tu vois ce que je veux dire ?), mais surtout parce que c'est souvent très long... Ce que l'on a parfois coutume de désigner comme "les divines longueurs de Schubert", ce à quoi Stravinsky répondait que dans cette expression-ci, il valait mieux insister sur le concept de "divines" plutôt que sur celui de "longueurs"...
    Un musicien qui a dit que Vivaldi avait écrit 600 fois le même Concerto ne peut pas être entièrement mauvais, n'est-ce pas ?

    jeudi, 14 mai, 2009  
    Blogger Vincenttheone said...

    @Zoun : OK pour ces connards de footeux, mais par contre, je ne comprends pas ta réaction négative à ma phrase : "On n'a que ce que l'on mérite, et que ce que l'on a patiemment construit, tant pis pour les autres"...
    Si un jour (ce que je te souhaite), tu réussis profesionnellement dans ce milieu si cruel du cinéma, et bien voilà, tu l'auras patiemment construit et amplement mérité, non ?

    Du coup, là, je ne comprends pas vraiment ta réaction (mais bon, ce n'est pas un reproche non plus, t'inquiète) !

    jeudi, 14 mai, 2009  
    Anonymous zoun said...

    Quand j'ai écrit :
    "D'écouter ça les Brahms m'en tombent!"
    je parlais du piano hein, pas de ta phrase (je précise au cas où).

    Quant à la phrase:
    "on n'a que ce que l'on mérite, et que ce que l'on a patiemment construit, tant pis pour les autres"

    Je suis d'accord sur le fait que quand quelqu'un à patiemment construit quelque chose, étape par étape, et réussit, il le mérite, on est d'accord bien évidemment.
    Mais je ne suis pas d'accord (peut-être à tort) sur le début de ta phrase:

    "on n'a que ce que l'on mérite".

    J'aimerais que ce soit vrai, mais hélas, il y a des gens qui ont tout, seulement parce qu'ils sont né la bonne famille ou ont les bons contacts, mais ils ne le méritent pas forcément. Et d'autres qui n'arrive à rien pas parce qu'ils ont pas de talents ou qu'ils ne travaillent pas assez, mais parce qu'ils n'ont pas de contact, pas d'argent, etc..
    Tout ça pour dire qu'on a pas forcément ce qu'on mérite. Sinon le monde n'en serait pas là. Mais bon, tout ça tu le sais. Donc, c'est là où je te trouve dur avec "tant pis pour les autres".

    Mais j'imagine que ce que tu voulais dire c'était tant pis pour les fainéants qui bougent pas pour arriver à leur but.

    Mais certains ont beau bouger, ils n'arriveront pas à atteindre leur but.

    Je sais pas si je suis très clair.

    jeudi, 14 mai, 2009  
    Blogger Vincenttheone said...

    Bah, disons que c'est un chouilla confus... Mais en gros, on est quand même d'accord sur l'essentiel, je pense. C'est bien ça que je voulais dire, dans l'ensemble !
    Et ta conclusion est très vraie, malheureusement... De même qu'il y a des gens qui ont "tout" (comme Sat ou Maya, au hasard), le talent, l'intelligence, la beauté, la gentillesse, etc... il y a hélas aussi des gens (j'en ai connu) qui n'ont "rien", ou presque, à qui il arrive systématiquement toutes les "tuiles" du monde, et ainsi de suite !
    Comme ce pauvre Schubert, qui n'a pas connu grand succès de son vivant, qui était paraît-il très laid, qui est mort de la syphilis à 31 ans, dans la misère la plus absolue... Du coup, je pense que ça lui fait une belle jambe d'avoir été reconnu dans les siècles suivants comme l'un des plus grands génies de tous les temps !

    samedi, 16 mai, 2009  
    Anonymous Anonyme said...

    merci une fois de plus...tu nous touches au plus profond de nos âmes et tu fais trembler nos corps...
    nous devons au passé les lumières qui illuminent notre présent et éclairent notre avenir...
    tu me fais te rejoindre dans ton PS...mais quand donc ferons nous un vrai métier comme ils le demandent...ces pédants...
    Bruno

    dimanche, 24 mai, 2009  
    Blogger Vincenttheone said...

    N'oublions pas que le mot travail vient du latin "tripalium", un instrument de torture utilisé pour bien charcuter les tripes des prisonniers...
    Et comme le chantait Henri Salvador : "les prisonniers du boulot font pas de vieux os" !

    dimanche, 24 mai, 2009  

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