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  • mercredi, décembre 24, 2008

    NOËL ? NO WELL !

    Enfin si, mais bon (je me comprends)...
    Ce n'est pas que je n'aime pas l'esprit de Noël, loin de là... Mais par principe, j'ai horreur des fêtes "obligatoires" de ce genre, avec tout ce que ceci implique de désagréments, du genre les queues à n'en plus finir dans les magasins, le foie qui le lendemain va ressembler à un dessin de Picasso dernière période, sans parler des pubs pour les jouets qui ont encore occupé le petit écran durant tout le mois de décembre (et encore, là, on sent bien que c'est la crise, vu que c'était plutôt très "soft" comparé aux années précédentes) !
    Donc, tout comme pour la fiesta du Beaujolais nouveau, je vais vous donner ma petite recette personnelle, sachant que là, c'est assez éloigné du "festif" (une minuscule boîte de foie gras qui traînait dans mon frigo depuis une date indéterminée, plus deux croque-monsieur, ce n'est pas vraiment ce que l'on appelle "faire des excès", lol) !
    En revanche, à défaut de faire s'extasier mes papilles outre mesure, je me suis bien défoulé sur les tympans, en écoutant plusieurs fois en boucle et à fond les manettes le CD des Noëls de Louis-Claude Daquin (1694-1772), sur le sublime orgue Isnard de Saint-Maximin de Provence, probablement le plus bel orgue baroque de facture française que l'on puisse entendre en ce bas monde :

    Normalement, les très bons facteurs recommandent un alliage à 80% d'étain pour les grands tuyaux de façade (comparez avec le prix d'un petit vase de 20cm, juste pour vous faire une idée), et du merisier pour les jeux de flûtes cachés, que le commun des mortels ne soupçonne même pas (souvenez-vous !). Mais pour Isnard, c'était encore trop peu : il a donc poussé l'alliage d'étain à plus de 90%, et carrément utilisé du cerisier en lieu et place de l'autre essence, autrement dit, deux à trois fois plus cher (mais oui, il y a des cinglés, comme ça, mais j'aime bien, et en plus, cela s'entend vraiment, même si la plupart des extraits que je vous propose ce soir ne proviennent malheureusement pas de cette église) :

    Ceci dit, ce sont toutes de très belles orgues historiques, autrement dit baroques, et d'une facture française très particulière. Car de même que nous parlons l'une des rares langues du monde à intégrer des voyelles "nasales" ("in", "en", "on", etc.), le timbre de certains jeux - surtout les jeux d'anches - de ces orgues pourra paraître très nasillard ou très agressif à certains... En tout cas, moi, j'adore, la preuve avec cette "Basse de Trompette" de Louis Marchand (1669-1732), l'un des plus grands et des plus "allumés" compositeurs de cette époque, qui hélas est très loin d'avoir la notoriété qu'il mérite :

    Très modestement, j'ai essayé de réhabiliter ce musicien verseau (mais oui, c'est un "club", le mien, en plus !) dans mon premier et unique roman à ce jour, racontant sa vie totalement fantasque et déjantée - au point que ce pourrait presque même être notre Mozart national, lol ! Prenez donc huit minutes pour écouter (à donf, de préférence) son chef-d'oeuvre absolu, ce Grand Dialogue en Ut qui déchire vraiment de sa race (rien que la sonorité du premier tuyau, c'est déjà de la folie... sans même parler du fugato final, à 6'32'' très exactement !) :

    Et vu que j'ai même l'aimable autorisation de mon éditeur Van de Velde pour en publier ce qu'ils appelent "les bonnes feuilles", voici donc les deux pages de mon bouquin concernant cette oeuvre absolument splendide (finalement, je les ai mises en lien ici, ça faisait vraiment trop long, sinon) !
    Tiens, au fait, ça me fait repenser que j'étais supposé parler de Noël dans ce Post... Alors voici, pour rester dans le sujet (et histoire d'embellir un tout petit peu mon compte en banque, assez en berne ces deniers temps), je dirai tout simplement, pour parodier Enrico Macias : "Achetez mon disque (pardon : mon livre) !!!
    Mais oui, ça se trouve même à la FNAC, toutes les infos ici !
    JOYEUX NOËL À TOUTES ET À TOUS !!!
    P.S 1 : Et DSL pour celles ou ceux qui aimaient bien cette provisoire couleur de fond écarlate, mais c'était vraiment juste histoire de marquer le coup (en plus, ça donnait des envies de meurtre à certaines, donc, bon, autant éviter, quoi)... Retour today à mon fond habituel, que je préfère de très loin !
    P.S 2 : Les références du fameux CD des Noëls de Louis-Claude Daquin sur l'orgue de Saint-Maximin, pour ceux qui me font confiance (mais oui, vous pouvez !) : Disques Pierre Verany, PV.783122 (AIX-EN-PROVENCE, B.P 206, F 13607).
    P.S 3 (Mais quand est-ce que je m'arrête, moi, merde...) : Ne vous moquez pas trop du second organiste de cette série, Michel Chapuis, qui certes accuse son âge et commence à avoir l'air quelque peu décati, n'empêche que d'une part, c'est l'un des meilleurs que nous n'ayons jamais eu en France... Et que d'autre part, je lui doit une fière chandelle, comme l'on dit, car c'est lui qui m'a fait découvrir et adorer la musique ! Car à l'âge de cinq ans, mes parents m'avaient offert l'un de ses disques avec quelques Toccatas de Bach, et je me souviens parfaitement non seulement de la couverture, mais aussi du fait que je me le repassais en boucle sur ce qui s'appelait, à l'époque, un électrophone (voire mieux, un "pick-up")... O TEMPORA O MORES !

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    2 Comments:

    Blogger Vinyamar said...

    j'suis d'accord avec toic'est nul les "fêtes obligatoires", mais qu'est-ce qu'on est content quand on a les cadeaux xD !

    ...

    c'est en te parlant de l'alsace que je t'ai donné envie de nous montrer des orgues ? xD

    jeudi, 25 décembre, 2008  
    Blogger Vincenttheone said...

    Et non, c'est le contraire (mais peu importe)...
    C'est en réécoutant mes quelques disques de "Noëls" sur des orgues de pure facture française, que ceci m'a subitement fait repenser, par contraste, à l'un des plus beaux orgues "à l'allemande" que je connaisse, celui de Strasbourg (ex A.Silbermann, reconstruit par J.Kern), une pure splendeur, tant à voir qu'à écouter !

    vendredi, 26 décembre, 2008  

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