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  • jeudi, juillet 10, 2008

    ALIEN

    Étrange, étrange, étrange...
    Hier soir, je me suis encore revu (pour la 300ème fois, plus ou moins, lol !)
    ce chef d'oeuvre absolu en compagnie d'une (ex)élève, et pour tout dire, en moins de quatre mois, c'est la quatrième jeune fille à qui je fais découvrir ce sublime Opus, c'est tout de même étonnant, non, vous ne trouvez pas (ceci dit, elles ont toutes adoré) ?
    Je ne sais pas, moi, ça a beau avoir trente ans, cela fait tout de même partie des "incontournables" du cinéma, au même titre que la Cinquième de Beethoven peut l'être en musique, non ?
    Enfin bon... Du coup (chose que je fais rarement, mais là, je suis un peu en panne d'inspiration), je me suis permis de vous remettre dans son intégralité l'article que j'avais publié, il y a déjà bien longtemps de cela, sur mon autre Blog entièrement dédié au cinéma :
    Sans conteste, l’un des plus sublimes films fantastiques jamais réalisé de tous les temps (1979), peut-être même le plus grand, puisque 2001 : A Space Odyssey de Stanley Kubrick joue finalement sur un registre tellement particulier, tant formellement que philosophiquement, qu’il ne peut guère être comparé qu’à lui-même. Chose rare, une combinaison parfaite de quatre immenses talents (sans parler des acteurs, qui sont tous devenus fameux à la suite de ce film) : Dan O’Bannon pour le scénario (probablement inspiré, pour la petite histoire, par Shivers de Cronenberg), Ridley Scott à la réalisation, Jerry Goldsmith, le musicien, qui a livré pour l’occasion une fresque symphonique somptueuse aux accents scriabiniens, et bien sûr le très inquiétant Henri R. Giger, le fameux peintre et plasticien suisse, qui a non seulement conçu la créature, mais aussi les superbes décors du film :

    Rappelons brièvement l’histoire, à l’intention de ceux qui auraient réussi à passer au travers de ce chef d’œuvre presque trentenaire (si, si, ne riez pas, j’en ai même rencontré une très récemment, mais elle a adoré, je crois) : réveillés de leur hyper sommeil lors de leur retour vers la terre par un signal d’origine indéterminée, les sept passagers d’un cargo spatial se posent sur une planète inconnue, où ils découvrent un vaisseau spatial à l’abandon qui va leur réserver une très étrange surprise, le fameux "huitième passager" (le sous-titre du film), qu’ils auraient finalement bien mieux fait de laisser dormir où il était :

    L’une des caractéristique de ce film tout de même très éprouvant à la première vision, c’est que contrairement au suivant (Aliens), il tire toute son efficacité d’une mise en scène "à l’ancienne" extrêmement sobre, selon le principe bien connu que moins le spectateur en voit, plus son imagination travaille, et plus il stresse. Jamais, peut-être, la notion de timing n’aura été si diaboliquement et si précisément maniée, puisque non seulement les six ou sept interventions de l’Alien ne durent que quelques secondes à chaque fois, mais que l’on a toujours du mal à déterminer sa taille et son aspect réel.
    Quelques exemples (ça vous donnera le casting, en même temps) : la mort de John Hurt, lors de la naissance, ou plutôt l’incubation de la chose (je ne résiste pas au plaisir de vous mettre en entier cette scène mythique, où paraît-il le réalisateur n’avait pas prévenu tous les acteurs de ce qui allait se passer, pour avoir de vrais cris de surprise et d’horreur) :

    La mort de Harry Dean Stanton :

    Celle de Tom Skerrit (une seconde chrono) :

    Celles de Veronica Cartwright et de Yaphet Koto :

    Sans oublier le toujours impeccable Ian Holm (observez bien son jeu extrêmement subtil, lors de la seconde vision de ce film, je ne peux hélas pas vous en dire plus sans ruiner une partie du suspense), et bien sûr la seule héroïne à avoir tourné dans les quatres "sequels", Sigourney Weaver, qui n’échappera pas elle non plus à une confrontation finale avec la bête :

    L’unique défaut (si l’on veut chipoter) de ce film parfait, c’est hélas le tout dernier plan de l’Alien, où malheureusement, le fond blanc laisse trop deviner son apparence d’être humain :

    Un passage très édifiant à ce sujet se trouve d’ailleurs dans l’un des bonus du DVD, c’est le montage initial, beaucoup plus long, de l’ultime scène avec Harry Dean Stanton, où quelques secondes de plus sur l’Alien suffisent à trahir son côté acteur costumé, et ruinent tout l’effet d’un seul coup. En cette époque privée d’images de synthèse, une grande partie de la crédibilité de ce genre de films reposait alors uniquement sur la qualité des maquettes, le talent des costumiers, et bien sûr l’art du directeur photo de savoir éclairer sans trop montrer, sans parler du montage, un élément crucial !
    Bref, un film géantissime, que l’on peut voir et revoir sans jamais se lasser (je dois en être à 200 fois, environ, XD !), même en en connaissant tous les tenants et les aboutissants. Un film magique (le second, seulement, de Ridley Scott, entre Duellistes et Blade Runer, deux autres chefs-d’œuvre), qui sans même parler de l’aspect stressant extrêmement efficace, déroule une fresque graphique et musicale d’une sublime beauté durant près de deux heures, ce qui explique peut-être son immense succès et sa célébrité planétaire, inchangée depuis toutes ces années.
    J’ai toujours un peu de mal a utiliser l’expression "mon film préféré" (il y a tellement de genres différents), mais en tout cas, si je ne devais en choisir que dix, il en ferait assurément partie.
    Question en suspens : sans même savoir si cela faisait partie des intentions initiales des auteurs, il est clair que l’une des lectures symboliques du film (vu que la créature se développe dans le ventre des individus) peut aussi consister dans une allégorie de l’enfantement et de la famille, dans ce qu’elle peut avoir de plus négatif (transmission des tares, des maladies, des névroses). Je ne sais plus où j’ai lu ça, mais il n’est pas impossible que cet aspect inconscient des choses soit lui aussi responsable, pour une grande partie, de l’impact du film sur le public. Qu’en pensez-vous (touche COMMENTS, en bas du Post) ?
    Et maintenant, découvrez les quatre autres "sequels" dans les articles suivants : Aliens (J.Cameron), Alien III (D.Fincher), Alien : la Résurrection (J.P.Jeunet), et même l'assez calamiteux Alien Versus Predator (P.W.S.Anderson).

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    3 Comments:

    Anonymous Anonyme said...

    Merci mille fois pour cette remise à niveau !

    T.

    dimanche, 13 juillet, 2008  
    Anonymous ccil said...

    et paranoid park alors ?

    dimanche, 13 juillet, 2008  
    Blogger Vincenttheone said...

    Paranoid Park, c'est très bien aussi (quoique dans un tout autre genre)... J'ai été un tout petit peu déçu par la fin, qui m'a semblé un peu "facile", sur le coup (comme dans Broken Flowers), mais bon... C'est le genre de film à voir plus d'une fois, de toute façon !

    lundi, 14 juillet, 2008  

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