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  • vendredi, janvier 11, 2008

    SPLEEN...

    Hélas oui, comme souvent en ce moment...
    Mais bon. C'est passager, je suppose (du moins, je l'espère)... En tout cas, moi qui suis plutôt très TV ou DVD, et bien je n'ai même pas allumé mon cher plasma géant de toute la soirée, préférant m'écouter le très optimiste et très beau :

    Arghhhh... Voilà un mec qui fout la pêche, quoi : 95 ans et 75 ans de carrière, toujours en pleine forme et à se marrer comme un tordu sur tous les plateaux télés de la planète, lol ! L'homme que tout le monde aimerait être, je suppose (bon, OK, j'ai zappé l'option : "I want to be Clint Eastwood", mais bon, c'est pas le même pays, et tout, et tout, quoi...). Quoiqu'il en soit, la dernière chanson du disque, a capella ("Et je m'en vais, clopin, clopant"), m'a subitement fait repenser à cette autre chanson a capella qui était quasiment, en quelque sorte, le testament de Léo Ferré, La Chanson Triste, l'ultime chanson de son ultime disque :

    Et alors là, j'ai remis sur la platine ce CD que je n'avais quasiment plus réécouté depuis sa sortie (putain, j'avais 30 ans - comme tout le monde, évidemment !), d'autant plus que vu qu'à l'époque, je bossais chez Jacques Martin, ce CD m'avait été religieusement (c'est moi qui souligne) remis des mains mêmes du grand Léo, et alors là, je ne peux même pas vous décrire le charisme du bonhomme, l'acuité et la profondeur de son regard... hallucinant !

    Quoiqu'il en soit... Écouter cet ultime CD d'un mec de 75 ans (et surtout la chanson éponyme Les Vieux Copains), et bien... En résumé, ce n'est pas du tout la même chose à trente ans et à l'âge (à chier) que j'ai maintenant, quoi. C'est triste (ou pas ?), mais bon, c'est comme ça. Du coup, toujours est-il que je me suis mis à fouiller dans ma (mince) discothèque à la recherche d'autres oeuvres du même Monsieur, et je suis bien sûr tombé sur le célèbrissime (avec le très fameux Psaume 151, magnifiquement arrangé par l'excellent Jean-Michel Defaye !) :

    Mais aussi sur le bien moins connu (à tort, évidemment) :

    Car il y a sur ce disque l'un des PLUS BEAUX poèmes du monde (et si je vous dis ça, vous pouvez me croire sur parole, vu qu'habituellement, je suis une vraie quiche en ce domaine, et que ça me passe normalement complètement au-dessus de la tête, lol !)... Et pourtant, ça date des années 1470, comme quoi, on n'était pas des boeufs, en ce temps-là, n'est-ce pas ?

    Bon. Il en existe bien sûr une traduction en français moderne, à lire sur le très fameux site Wikipédia, mais là, c'est comme l'éternel débat entre les adeptes de la VO sous-titrée et ceux de la version doublée. Ça, je ne comprendrai jamais, je crois...

    Adoncques, le sublime poème de Monsieur François Villon (replacez-vous tout de même en pensée dans un monde où à chaque coin de rue, vous devriez faire face à quelques pendus, deux ou trois "roués" ou crucifiés, les restes fumants d'une prétendue sorcière, sans même parler de la puanteur des charniers et des fosses communes... Certes, on n'arrête pas de se plaindre, mais bon : au XXIème siècle, on est tout de même pas trop mal lotis, non, finalement ?) :

    Frères humains qui apres nous vivez
    N'ayez les cuers contre nous endurciz,
    Car, se pitié de nous pauvres avez,
    Dieu en aura plus tost de vous merciz.
    Vous nous voyez cy attachez cinq, six
    Quant de la chair, que trop avons nourrie,
    Elle est pieça devoree et pourrie,
    Et nous les os, devenons cendre et pouldre.
    De nostre mal personne ne s'en rie :
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!
    Se frères vous clamons, pas n'en devez avoir desdain,
    Quoy que fusmes occiz par justice
    Toutesfois, vous savez que tous hommes n'ont pas le sens rassiz
    Excusez nous, puis que sommes transis
    Envers le filz de la Vierge Marie,
    Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
    Nous préservant de l'infernale fouldre.
    Nous sommes mors, ame ne nous harie ;
    Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
    La pluye nous a débuez et lavez,
    Et le soleil desséchez et noirciz:
    Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez
    Et arraché la barbe et les sourciz.
    Jamais nul temps nous ne sommes assis;
    Puis ça, puis la, comme le vent varie,
    A son plaisir sans cesser nous charie,
    Plus becquetez d'oiseaulx que dez a couldre.
    Ne soyez donc de nostre confrarie;
    Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
    Prince Jhesus, qui sur tous a maistrie,
    Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
    A luy n'avons que faire ne que souldre.
    Hommes, icy n'a point de mocquerie;
    Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre.

    Bon. Alors certes, c'est déjà sublime en soi, personne ne me contredira là-dessus, je suppose... Mais alors chanté (voire déclamé) par Léo Ferré, il est clair que ça prend encore une toute autre dimension (autrement dit : ça, c'est comme Dancer in the Dark ou Million Dollars Baby, impossible d'arriver au bout sans 712 Kleenex, PTDR !)... Alors soit vous achetez le CD (et dans ce cas, c'est la plage N°8), soit vous tapez juste "frères humains" sur notre bonne vieille "mule", et pouf, voilà... Une petite heure après, c'est tout bon, et si ça peut en plus vous donner envie d'acheter, pourquoi pas, le CD tout entier, et bien peut-être qu'après tout la "mule" n'aura pas si mal rempli son rôle, finalement (et sinon, pourquoi ne serait-elle pas plus harcelée que cela, hein, dites-le moi...) !!!

    Bon. En attendant ce soir et la soirée gothique apparement totalement déjantée de Sat, bonne vie sur Internet (un truc que quoi il est quand même bien de l'avoir à sa maison de chez soi-même, quoi, en résumé) !!!

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    1 Comments:

    Anonymous Anonyme said...

    si tu veux tu invite ferré sur tes trucs sur le net et si tu connait pas tout je peux t'aider amitiées celtique

    samedi, 09 février, 2008  

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