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  • mercredi, février 28, 2007

    MORT AUX... RATS !

    Petite (enfin non, grosse) mésaventure, qui m'est arrivée récemment avec des parents d’élèves que j’ai toujours cru (à tort) très sympas, je vous mets ça en lien, histoire de ne pas faire chier tout le monde (vu que non seulement c’est assez sordide, mais qu’en plus c’est sans photo, et que je déteste les Blogs sans photo !), mais bon… Comme on dit, il y a de quoi se la prendre et se la mordre, à vous de juger, si vous avez envie de découvrir l'un des pires aspects de la nature humaine, et surtout de le commenter (de préférence sur l'article en lien), merci d’avance !

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    samedi, février 24, 2007

    UN PEU DE CULTURE...

    Bon. Après deux ou trois jours passés à me mater en boucle Star Wars et quelques-uns des films les plus spectaculaires (et en même temps, les plus "vide-cerveaux") de nos amis d'Hollywood, histoire de profiter un peu de mon tout nouvel écran géant (voir Post ci-après), ça fait du bien de revenir à de "vraies" oeuvres d'Art, à l'occasion de ce site très sympa que je viens de découvrir, le Blog du Caravage (je dis "très sympa", car ce Blog est rédigé à la première personne, comme si c'était Le Caravage (1571-1610) lui-même qui écrivait, ce qui lui donne un côté très vivant et très agréable à lire, que l'on ne retrouve que rarement sur les sites consacrés à l'Art).
    Pour mémoire, Le Caravage (ou Caravaggio, ou encore, de son vrai nom, Michelangelo Merisi, Caravaggio étant celui de sa ville natale) fut l'un des plus grands peintres de l'époque baroque, capable à l'occasion de livrer des oeuvres très lumineuses, comme cette fameuse corbeille ("fameuse", car figurant autrefois au verso des billets italiens de 100 000 Lires):

    Mais surtout connu pour sa prédilection pour des sujets bien plus noirs, et à ce titre considéré (avec Latour) comme l'un des inventeurs du clair-obscur :

    Sur ce Blog, vous trouverez bien sûr une très riche iconographie, mais aussi de très nombreuses anecdotes sur la vie du Monsieur en question, qui n'en était pas vraiment avare, puisque voyou, bagarreur, homosexuel (en des temps où ce n'était pas vraiment "glam"), ayant même été jusqu'à assassiner quelqu'un - ce qui le rend d'ailleurs, incidemment, cousin du compositeur Gesualdo, coupable d'un double meurtre à peu près à la même époque. O tempora, O mores !

    Pour ma part, les deux oeuvres que je préfère du Caravage sont ses deux versions du thème fameux des pélerins d'Emmaüs ("et cognoverunt eum in fractione panis", rhooh, qu'est ce que ça fait snob, ça, citer du latin sans traduire, j'adore, mdr), la première, très colorée, conservée à la National Gallery de Londres (mais qu'hélas, je n'ai encore jamais vue) :

    Et la seconde, une oeuvre de la maturité, bien plus sombre, que par contre je ne manque jamais d'aller voir chaque fois que je passe à Milan (ce qui m'arrive presque tous les ans, en fait, lorsque je me rends dans mes chères Dolomites) :

    Dans les deux cas, la maîtrise de la composition en diagonale est époustouflante, même si la première se distingue davantage par son rendu impressionnant du mouvement, tandis que la seconde semble se concentrer sur le "mystère" des pélerins d'Emmaüs, avec cette fois-ci le Christ situé pile sur le nombre d'or de la toile.

    Peut-être n'est-il pas inutile, d'ailleurs, de rappeler ici brièvement en quoi consiste la symbolique des pélerins d'Emmaüs (Luc 24, 13, texte littéral ici, à moins que vous ne préfériez la Vulgate originale de Saint Jérôme, mon second prénom, soit dit en passant), car ce sujet a toujours été un thème de prédilection pour les peintres, de San Francesco Bardi (début du XIIIème siècle, la scène d'Emmaüs étant la dernière des huit petites icônes) jusqu'à Salvador Dali (1904-1989) :

    Long story short : après la mort du Christ, deux pélerins se rendant à Emmaüs le rencontrent, sans toutefois le reconnaître. C'est seulement le soir, au moment où le Christ rompt le pain pour le dîner, qu'ils ont comme une révélation subite, et à cet instant précis, le Christ disparaît à leurs yeux (illustration de Rembrandt).

    Je pense personnellement que si ce thème a toujours été l'un des favoris des artistes, c'est parce qu'on peut aussi l'interpréter comme une allégorie visant non seulement la divinité, mais aussi la beauté et la sublimité de certaines oeuvres d'art. Comme le disait Diderot dans l'une de ses lettres à Sophie Volland (je cite de mémoire, alors si quelqu'un a l'original à m'envoyer, très volontiers) : "Lorsqu'on découvre un chef d'oeuvre, il semble que tout soit évident. Et puis l'on se rapproche, on l'étudie, l'analyse, le dissèque, et on a l'impression de tout comprendre. Et pour finir, l'on se rapproche encore davantage, et l'on ne comprend plus rien !".

    Pour nous autres musiciens, c'est exactement ce que l'on peut éprouver face à des "monstres" comme Die Kunst der Fugue, les Chorals du Dogme de J.S.Bach, ou les derniers Quatuors de Beethoven ; quand bien même vivrait-on deux cents ans, on a l'impression que ces oeuvres garderaient éternellement une part de leur insondable mystère, in secula seculorum (et voici l'une des raisons pour lesquelles je ne raffole pas de la musique contemporaine, qui a tout de même tendance à me gaver, la plupart du temps, pour ne pas dire plus !).

    En attendant, je vous livre pour finir ce qui est pour moi la plus sublime interprétation jamais réalisée de ce thème, celle de Rembrandt (l'une de ses nombreuses versions) :

    Et alors là, petits veinards qui habitez à Paris, je ne vous raconte même pas la chance que vous avez : ce chef-d'oeuvre (le mot me semble bien faible) fait partie des collections permanentes du magnifique musée Jacquemart-André, l'un des plus beaux musées (à mon sens, LE plus beau) de la capitale, où vous pourrez voir en prime l'un des plus sublimes Bellini qui soit (sans parler d'un Van Eyck, d'un Fra Angelico, d'un Paolo Uccello, quelques fresques de Tiepolo, deux ou trois commodes de Riesener, etc...).

    Quand on pense qu'il s'agissait à la base de la collection privée d'un couple de collectionneurs du XIXème siècle, on hallucine, quand même... Enfin bon, je ne me plains pas. Avec mes très récents trois chefs-d'oeuvre de Sat, je suis sur la bonne voie, c'est déjà ça !

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    jeudi, février 22, 2007

    LE MONSTRE !!!

    Comme je l’ai sûrement déjà relaté en ces lignes, il y a maintenant près de quinze jours que je suis en deuil de ma pauvre télévision, récemment décédée à l’âge de seulement onze ans (enfin bon, décédée n’est pas le terme exact, mais disons en très mauvaise santé, dans le genre atteinte d’une maladie incurable, pour faire court).
    Certes, je connais des gens qui n’ont pas de télévision (et même pas l’ADSL en habitant à Paris, par choix, en plus, MDR !), mais alors là, comment font-ils pour survivre, je n’en ai aucune idée – encore que, durant mes deux mois de randonnées estivales, ça ne me manque pas plus que ça, finalement. Bon, j’ai bien essayé de faire diversion avec un peu de cuisine :

    Genre recycler les carcasses, les têtes et les pattes des homards congelés depuis le nouvel an, histoire de me faire un énorme stock de près de trois litres de fumet de poisson "de luxe", ce qui promet une très bonne base de sauces pour les prochains invités (qui ça ? qui ça ?)… Mais bon. On ne peut pas non plus faire ça tout les jours de la semaine, n’est-ce pas ?
    Bref, le jour même où ma petite TV a commencé à se montrer caractérielle, j’étais déjà scotché à mon autre écran en train d’explorer le site Fnac.com, en me demandant quel engin j’allais bien pouvoir m’offrir pour les dix années à venir (25, d’après eux !), étant donné que comme chacun sait, je suis un véritable fondu de cinéma. Alors bon, j’ai quasiment trouvé tout de suite ce que je cherchais, une LG de 133cm pour un prix à peine supérieur à 2000 Euros (grâce aux offres adhérents cumulées, sinon, c’était quasiment 2700 Euros), soit guère plus chère que la précédente, finalement – deux fois moins large -, avec tout de même 384 Euros de TVA, merci bien, l’État Français, pour le racket ! Ça a l’air un peu exorbitant, vu comme ça, mais comme c’est censé durer au moins vingt ans à raison de huit heures par jour, ça revient donc en gros à moins de dix Euros par mois, soit beaucoup moins cher que n’importe quel abonnement téléphonique (et je préfère de loin un engin pareil qu’un portable, même si je suis bien content qu’on m’en ait offert un récemment) !
    Sauf qu’à la suite d’une série de pataquès entre la FNAC et ma banque, il a tout de même fallu que j’attende presque quinze jours avant de jouir de la bête, en étant obligé de me contenter de ça (au moins, j’arrive finalement à rentrer dans mes fameuses NIKE de "racaille que plus pouffe que ça tu meurs", et c’est déjà ça de gagné, XD) :

    J’aurais bien pris encore plus grand (j’avais la place), sauf que dans ces créneaux de taille, ça commence à craindre vraiment : pour gagner 10 ou 15 cm en diagonale, il faut carrément débourser le double du prix, alors bon… Là, je dis non.
    Je ne sais pas si vous le savez (mais je vous le dis afin qu’il ne vous arrive pas la même mésaventure), vous pouvez sans problème faire un chèque de 5000 ou 10 000 Euros, mais si par contre vous payez à l’aide d’une simple VISA (pas une GOLD), comme toujours sur le Net, vous ne pouvez pas dépasser une certaine limite (par défaut 2000 Euros par mois, d’où les problèmes). Bref, je peux toujours tirer de l’argent au distributeur (ouf !), mais je ne peux plus utiliser ma carte chez les commerçants jusqu’au premier mars… Heureusement que ma TV a décidé de rendre l’âme fin février, et pas au tout début, lol !!!
    Bref ! En ce jour béni du 20 février, la bestiasse est enfin arrivée, et C'EST LE PIED :

    Vous avez vu l'engin ? A dix centimètres près, elle est quasiment aussi large que mon piano, XD !!!
    Et voici maintenant notre séquence "émotion", avec le lâche abandon de la pauvre vieille Philips (ça a du bon, des fois, d’habiter au rez-de-chaussée) :

    Enfin bon, ça n’a pas été perdu pour tout le monde, vu que ma belle voisine s’est empressée de la récupérer (vu qu’il y a dans le quartier un gardien d’immeuble portugais qui répare à peu près n’importe quoi au noir pour 50 Euros durant son temps libre, autant en profiter, n’est-ce pas ?).
    Séquence "émotion", très bien sûr immédiatement suivie de l’inévitable séquence "prise de tête", quand on découvre le format du manuel, plutôt genre bible, on va dire (du jamais vu, ça, même multilingue) :

    Mais bon, ça va, ce n’était pas si dur, finalement (sauf le préréglage des canaux sur le tuner, ça, la soi-disant fonction de "scan" automatique, déjà présente sur ma précédente TV, je ne l’ai JAMAIS vu marcher efficacement, donc ça m’a tout de même pris un peu de temps, quand même, manuellement).
    Adoncques… Qu’est-ce qu’on se regarde pour la première fois, quand on s’offre une fois tous les dix ans un machin de ce genre (qui excède quand même légèrement mon salaire mensuel, vu que tout le monde sait pertinemment que le terme de "musicien" est surtout un joli mot qui sonne bien pour dire "smicard") ???
    Une bonne grosse daube bien intimiste, genre Bacri-Jaoui ???
    Bah non, bien sûr que non…
    Plutôt ça, évidemment :

    Et bien sûr la scène mythique de ça, c’est clair (ne serait-ce que pour Giger et la splendide beauté des détails) :

    Là, c’est juste à titre d’extraits (parce que l’un de ces deux films, je vais quasiment à coup sûr me le refaire lundi avec l’une de mes potes blogueuses favorites, donc, inutile de trop me le remettre en mémoire – bien que je l’aie vu plus de 200 fois, au bas mot !).
    Plus cette ultra daube, mais bon, c’était exactement ce qu’il fallait pour tester un écran de cette taille, quoi (et vu le bordel dans mes DVD – voir photo N°5 – je n’ai malheureusement pas accès à tout ce que voudrais) :

    Curieusement, moi qui m’étais bien esquinté les yeux dernièrement, à force de regarder les films (contraint et forcé) sur mon PC portable de 17’, je m’aperçois qu’en fonction de la distance d’éloignement, la taille du 50’ au niveau rétinien est a peu près la même, finalement, jugez-en par vous-mêmes :

    Alors bon. Vu que je connais pas mal de graphistes, depuis quelques mois, il y en aura bien une pour avoir une vraie réponse (anatomique, psychologique ou autre) à cette question : pourquoi est-ce cent fois plus impressionnant et confortable dans un cas que dans l’autre, alors que la taille de l’image rétinienne reste la même ???
    Question subsidiaire : quels sont les quatre films cités au cours de ce Post (pas très facile, pour le tout premier en N&B, mais le reste, c’est cool, je pense, non) ?

    Réponse subsidiaire : heu, y a rien à gagner (du tout) !
    Bon. Je vous laisse, là… Faut quand même que je profite un peu de ma "Total Eclatche", comme disait Ronaldo, XD !!!

    Et en guise de P.S, deux choses pour conclure :

    1) Une fois n'est pas coutume, je vais faire la promotion de mon autre Blog à l'occasion de cet article incontournable, la célébration des 25 ans de la très fameuse REEBOK FREESTYLE, la plus belle et la plus confortable de toutes les baskets jamais conçues (même devant Buffalo, huhu...) !

    2) Le génialissime site NINE : Hands, qui avait démarré sur les chapeaux de roues, se trouve désormais un peu en panne ces derniers temps, je trouve, ce qui m'épate d'autant plus que mon Blog est tout de même visité, à hauteur d'au moins 70%, par des artistes de tous horizons. Je vous en rappelle le concept, simple mais très bien pensé : partant du principe que dans la création d'une oeuvre d'art, les mains jouent un rôle essentiel, NINE : Hands vous demande juste d'envoyer une photo de vos mains, et une photo de vos créations (que vous soyez peintre, sculpteur, musicien, écrivain, mais aussi cuisinier, décorateur... Bref, c'est très ouvert !). M'enfin quoi, c'est quand même pas sorcier, non ? Même si ça vous prend (au pire) cinq minutes de votre précieux temps, c'est pas le bout du monde, non ??? Allez, allez, au boulot (merci pour elle) !

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    mardi, février 20, 2007

    BOSTA !

    Vu que c'est désormais les vacances, et que vous ne savez plus trop quoi faire de votre temps libre, plutôt que d'aller lâcher 10 € dans une probable grosse daube telle que TAXI 4, allez plutôt voir BOSTA, un très sympathique film libanais, qui est la preuve vivante qu'on peut aussi parler de ce pays magnifique autrement qu'en termes de guerre !

    Plus d'infos ici ou , ou encore sur LE CINÉMA DE VINCENT !

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    dimanche, février 18, 2007

    BONNE ANNÉE (新年) !!!

    新年快樂 !!!
    新年おめでとう御座います !!!
    새해 복 많이 지으세요 !!!

    Cette fois-ci, c'est l'année des (gros) cochons, ou encore, comme préfèrent le dire les natifs du signe, du sanglier (猪, "inoshishi", en japonais : ) :

    Et dire qu'à quelques jours près, j'en étais, LOOOOL (mais natif du 25 janvier, je suis en réalité du chien, signe dont la psychologie correspond en outre parfaitement à celle du verseau) !!!

    Bonne année à toutes et à tous (et bonnes vacances - ouf ! - pour moi et certains d'entre vous) !

    P.S : Et comme paraît-il, il est de bon ton à l'occasion du nouvel an chinois de revêtir des habits neufs, j'espère que vous apprécierez le nouveau "look" quelque peu "arctique" de ce Blog, où après deux bonnes heures les mains dans le cambouis (autre nom du HTML, comme chacun sait), j'ai réussi à remplacer à peu près toutes les couleurs pré-imposées de Blogger qui ne me plaisaient pas (sauf une, le vert de la case "libellés" en bas de Post, mais je vais trouver, un jour...).

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    vendredi, février 16, 2007

    ABOUT MUSEUMS

    Bien sûr, loin de moi l'idée de dire du mal des musées, dont un grand nombre furent créés au lendemain de la Révolution afin, justement, de ne pas limiter la contemplation des grandes oeuvres d'Art à quelques priviligiés fortunés. Louable intention, donc, mais qui a néanmoins sa contrepartie : c'est que rien ne remplace non plus, quelque part, la fréquentation quotidienne d'une oeuvre d'Art, lorsque le regard tranquille peut s'attarder à loisir sur ses moindres détails, sans se sentir gêné par la présence de nombreux autres tableaux ou une quelconque heure de fermeture. C'est ce qui m'arrive en ce moment avec le fameux Tryptique de Janus de Sat , que je viens de m'offrir pour mon anniversaire :

    C'est incroyable le nombre de petits détails que l'on peut remarquer lorsqu'on ne se sent pas pressé par le temps, à commencer par ce très étrange bestiaire qui compose le trône du Dieu Saturne (désolé pour la mauvaise qualité de certaines photos, il vaut mieux ne pas les agrandir, je crois) :

    J'adore ça, en fait, un peu comme chez Giger, finalement, cette sorte de fusion ambiguë entre le minéral et l'organique. Peut-être même s'agit-il d'une sorte de zodiaque, puisqu'on peut à loisir y reconnaître un bélier, un lion, un taureau (?)... Je vais me renseigner à ce sujet. Volontaire ou involontaire, j'y vois même par moment une sorte d'hommage à Picasso :

    Ce que je n'avais pas remarqué, lorsque j'admirais seulement ce triptyque sur son Blog, c'est entre autres le symbole astrologique de Saturne sur le visage du Dieu (même là, on a du mal à bien le voir, en fait) :

    Ainsi que le fait que la petite maison (ou église, malgré l'anachronisme, XD !) qui symbolise dans le second volet Janicule, la ville bâtie par Janus, se retrouve à l'identique dans la sphère que tous deux tiennent entre leurs mains dans le panneau de droite :

    Si vous aimez ce genre de tableaux, je vous signale d'ailleurs (une fois de plus, LOL !) que ces tirages sont à vendre pour la très modique somme de 60€ sur sa boutique, et qu'il n'y en a théoriquement que 35, à mon humble avis plus pour très longtemps (dix pour chaque volet du triptyque, et seulement cinq pour le triptyque entier sur une seule feuille, je dis "théoriquement", car je crois savoir qu'elle en a déjà vendu quelques-uns).

    Il faut toujours bien regarder, dans les tableaux de Sat, car c'est souvent truffé de petits détails ambigus qui peuvent passer pour une chose ou pour une autre, la preuve avec l'un de ses derniers Opus, Wings for Mary, magnifique :

    Dans lequel je n'avais pas remarqué tout de suite que ce qui pouvait, de prime abord, passer pour des colonnes ou pour des grandes orgues, était en réalité des mains :

    Alors bien sûr, il y a une chose qui est encore mieux que d'avoir une oeuvre d'Art à la maison, c'est de se lancer dans une copie, comme je l'avais fait il y a longtemps avec ce sublime Tiepolo, La Fuite en Égypte (celui-ci, c'est l'original, les trois autres proviennent de la copie, les différences de couleur étant surtout dues au vernis et à la photographie) :

    Je ne me rappelle plus combien de temps j'avais mis à l'époque, mais certainement entre une semaine et quinze jours, vu que c'était de l'huile. Et bien à force d'avoir un tableau devant les yeux et de le scruter dans les moindres détails pour en faire la copie la plus parfaite possible, c'est incroyable le nombre de choses que l'on apprend. Je ne parle même pas de la petitesse (tout à fait inhabituelle pour l'époque) des trois personnages principaux, surtout qu'on devine seulement - plutôt qu'on ne voit - le Christ :

    Ni même de la symbolique (ultra classique) de l'arbre surplombant le trio - image de la future croix -, présent dans presque toutes les Vierges à l'Enfant médiévales et de la Renaissance :

    Mais plutôt de choses plus cachées, dont je vous livre ma propre (et libre) interprétation. Il y a en effet sur la gauche (direction future du trio, suggérée par l'orientation du pont) trois montagnes brunes, terrestres (le Père, le Fils - qui procède du Père, cela se devine dans la forme des deux montagnes -, et le Saint-Esprit), ainsi qu'une gigantesque montagne blanche, céleste, qui semble englober les trois autres ("Car Dieu est Un et Indivisible) :

    Tandis que la blanche colombe (encore une fois, l'Esprit Saint, pourquoi pas ?) montre la bonne direction à suivre, le corbeau maléfique s'enfuit dans la direction opposée.

    Sur un pur plan graphique, on notera également l'équilibre magique de la composition entre les groupes de montagnes de gauche et ceux de droite, dans une même palette de couleurs, avec encore une fois la direction senestre suggérée par les rochers blancs du premier plan, de surcroît pile au nombre d'or (forme typique, au demeurant, des Dolomites, que Tiepolo, en bon vénitien, ne pouvait décemment ignorer).

    Vous voyez la différence ? Le même tableau dans un musée, c'est bien le diable si on s'attarderait dessus plus de 5 ou 10 minutes, généralement. Alors que toutes ces interprétations que je viens de vous proposer, non seulement ne me sont pas venues tout de suite à l'esprit, mais surtout ne se sont faites jour que très progressivement, jusqu'à ce que je finisse par les accepter comme des évidences.

    Et du reste, c'est assez typique du mode de pensée créatif de cette époque bénie du "baroque tardif" (entre 1680 et 1770), car il en va exactement de même avec les oeuvres de Bach : certes, à la première écoute, c'est (presque toujours) magnifique et séduisant, mais vous seriez effarés de découvrir, à la lecture des partitions, le nombre de petits détails symboliques qu'il a caché à l'intention de ses pairs (un seul exemple pour la route : les trois premières notes soli de la Passion selon Saint Jean, ré, mi bémol, sol - en allemand D, (e)S, G, autrement dit : Deo Soli Gloria, "à la seule gloire de Dieu").

    Pour les musiciens, plus d'infos ici (pfff... J'ai mal à la tête, là, après un Post comme celui-ci) !

    Update du 17/02 : YOUPIIIIIIII !!! On est (enfin) en vacances !!!

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    mardi, février 13, 2007

    NEW !

    Nouvelle critique à lire sur mon site dédié, LE CINÉMA DE VINCENT : À Tombeau Ouvert (Bringing out the Dead) de Martin Scorcese.

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    samedi, février 10, 2007

    PETIT VERNISSAGE

    Et voilà ! Après un bon petit concert plutôt réussi, on va dire, et la perspective des vacances qui s'approche (enfin, car là, j'en peux plus !), petite journée d'encadrement afin de rendre justice à ma première acquisition d'oeuvres d'Art, les trois volets du fameux triptyque de Janus de Sat, et de leur donner un écrin digne de leur sublimité absolue :

    Et en même temps, dernier jour (sniff !) pour entrevoir les fameuses petites "personnalisations" figurant au dos de chaque tableau, et qui sont, elles, uniques (contrairement au triptyque, dont il existe encore dix exemplaires à vendre ici, à mon humble avis plus pour très longtemps, cependant, d'autant que les prix sont particulièrement raisonnables) :

    Et comme ce sont des "personnalisations", vous ne croyiez tout de même pas que j'allais vous les offrir toutes les trois en pâture, non mais... Un peu d'intimité, de temps en temps, j'ai bien le droit d'avoir mes petits secrets, même si j'ai 712 Blogs (mdr !), non ?

    Bref, premier aperçu (huhu, c'est encore plus grand que ma future TV) :

    Rhooh, merde, je me suis gouré dans l'ordre des tableaux, je vais me faire allumer sévère, là, d'autant que Sat, elle traîne assez souvent par ici, lol...

    Non, en réalité, pour être tout à fait franc, c'est ce que j'avais initialement pensé, conformément à la grande tradition moyenâgeuse des triptyques religieux, où se trouve généralement au centre le tableau le plus riche et le plus "positif", encadré par deux volets plus légers, et sans aucun respect particulier pour la chronologie... Mais bon, en gros bourrin que je suis parfois, je n'avais pas remarqué toute la subtilité et la modernité de la conception (parce qu'il ne me semble jamais avoir vu ça auparavant, même chez Francis BACON - très beau site officiel -, qui a pourtant peint un nombre impressionnant de triptyques, lui aussi), puisque chaque tableau est un peu plus large que le précédent, de la Naissance de Janus jusqu'à son Âge d'Or. Enfin bref ! Après une bonne partie de l'après-midi occupée à planter, déplanter et replanter des clous (vu que je suis un grand maniaque, et qu'évidemment, il y a toujours un tableau qui s'amuse à essayer d'être légèrement plus haut que les autres, XD), j'ai tout de même fini par parvenir au résultat escompté :

    Comme disait Gainsbourg, "ça troue le cul", hein, quand même... Du coup, j'ai l'impression d'habiter dans un vrai musée, c'est géant ! C'est juste dommage que je ne possède pas un bel appartement de 250 m2, parce que du coup, je n'arrive pas à avoir assez de recul pour prendre une photo autrement qu'en biais. Et donc, allons-y gaiement, autant en remettre une petite couche (de toute façon, au point où j'en suis, je vais même bientôt pouvoir renommer mon Blog MMM(&B) & Sat, comme elle le dit, XD), vous le verrez bien mieux sur la version numérique de son Site :

    Bref : beau concert hier, jolie maison aujourd'hui, nouvelle TV mardi (normalement)... En résumé, on peut dire que j'ai connu des moments plus noirs, dans ma vie, quoi...

    Bah, c'est comme ça, la roue tourne (et heureusement, du reste) !

    La prochaine fois que je reparlerai de Sat (oui, je sais, les esprits chagrins vont encore se dire : "Mais quand est-ce qu'il nous lâche la grappe avec ça ?"... En résumé : qu'ils crèvent !), ce sera pour vous faire une petite dissertation sur le thème grandiloquent suivant : "Les oeuvres d'Art au musée ou chez soi : analyse comparative". Et dans la foulée, je vous ferai en prime une analyse très détaillée de ma propre copie de l'un de mes tableaux préférés de Tiepolo (à voir sur cet autre Post), ne serait-ce que pour vous montrer à quel point la fréquentation quotidienne d'une oeuvre d'Art diffère du tout au tout d'une visite dans un musée. On s'en lèche les babines d'avance, là, non (re-XD) ?

    Dernière minute : deux petits "snapshots" d'hier, pour la route, grâce à la belle Marie-France (avec mes fameuses Buffalos HOW KITSCH, avec "reflectors" et fausse peau de serpent, plus "pouffe" que ça, tu meurs, mais j'adore, lol !):

    Bon allez... Bon dimanche ("sous vos applaudissements", comme disait... euh, qui, déjà) ???

    P.S : Rien à voir avec la choucroute, comme on dit, mais une bonne chtite vidéo bien bluffante à l'intention de mes collègues (et néanmoins amis) flûtistes, à voir à cet endroit !

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