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  • samedi, février 24, 2007

    UN PEU DE CULTURE...

    Bon. Après deux ou trois jours passés à me mater en boucle Star Wars et quelques-uns des films les plus spectaculaires (et en même temps, les plus "vide-cerveaux") de nos amis d'Hollywood, histoire de profiter un peu de mon tout nouvel écran géant (voir Post ci-après), ça fait du bien de revenir à de "vraies" oeuvres d'Art, à l'occasion de ce site très sympa que je viens de découvrir, le Blog du Caravage (je dis "très sympa", car ce Blog est rédigé à la première personne, comme si c'était Le Caravage (1571-1610) lui-même qui écrivait, ce qui lui donne un côté très vivant et très agréable à lire, que l'on ne retrouve que rarement sur les sites consacrés à l'Art).
    Pour mémoire, Le Caravage (ou Caravaggio, ou encore, de son vrai nom, Michelangelo Merisi, Caravaggio étant celui de sa ville natale) fut l'un des plus grands peintres de l'époque baroque, capable à l'occasion de livrer des oeuvres très lumineuses, comme cette fameuse corbeille ("fameuse", car figurant autrefois au verso des billets italiens de 100 000 Lires):

    Mais surtout connu pour sa prédilection pour des sujets bien plus noirs, et à ce titre considéré (avec Latour) comme l'un des inventeurs du clair-obscur :

    Sur ce Blog, vous trouverez bien sûr une très riche iconographie, mais aussi de très nombreuses anecdotes sur la vie du Monsieur en question, qui n'en était pas vraiment avare, puisque voyou, bagarreur, homosexuel (en des temps où ce n'était pas vraiment "glam"), ayant même été jusqu'à assassiner quelqu'un - ce qui le rend d'ailleurs, incidemment, cousin du compositeur Gesualdo, coupable d'un double meurtre à peu près à la même époque. O tempora, O mores !

    Pour ma part, les deux oeuvres que je préfère du Caravage sont ses deux versions du thème fameux des pélerins d'Emmaüs ("et cognoverunt eum in fractione panis", rhooh, qu'est ce que ça fait snob, ça, citer du latin sans traduire, j'adore, mdr), la première, très colorée, conservée à la National Gallery de Londres (mais qu'hélas, je n'ai encore jamais vue) :

    Et la seconde, une oeuvre de la maturité, bien plus sombre, que par contre je ne manque jamais d'aller voir chaque fois que je passe à Milan (ce qui m'arrive presque tous les ans, en fait, lorsque je me rends dans mes chères Dolomites) :

    Dans les deux cas, la maîtrise de la composition en diagonale est époustouflante, même si la première se distingue davantage par son rendu impressionnant du mouvement, tandis que la seconde semble se concentrer sur le "mystère" des pélerins d'Emmaüs, avec cette fois-ci le Christ situé pile sur le nombre d'or de la toile.

    Peut-être n'est-il pas inutile, d'ailleurs, de rappeler ici brièvement en quoi consiste la symbolique des pélerins d'Emmaüs (Luc 24, 13, texte littéral ici, à moins que vous ne préfériez la Vulgate originale de Saint Jérôme, mon second prénom, soit dit en passant), car ce sujet a toujours été un thème de prédilection pour les peintres, de San Francesco Bardi (début du XIIIème siècle, la scène d'Emmaüs étant la dernière des huit petites icônes) jusqu'à Salvador Dali (1904-1989) :

    Long story short : après la mort du Christ, deux pélerins se rendant à Emmaüs le rencontrent, sans toutefois le reconnaître. C'est seulement le soir, au moment où le Christ rompt le pain pour le dîner, qu'ils ont comme une révélation subite, et à cet instant précis, le Christ disparaît à leurs yeux (illustration de Rembrandt).

    Je pense personnellement que si ce thème a toujours été l'un des favoris des artistes, c'est parce qu'on peut aussi l'interpréter comme une allégorie visant non seulement la divinité, mais aussi la beauté et la sublimité de certaines oeuvres d'art. Comme le disait Diderot dans l'une de ses lettres à Sophie Volland (je cite de mémoire, alors si quelqu'un a l'original à m'envoyer, très volontiers) : "Lorsqu'on découvre un chef d'oeuvre, il semble que tout soit évident. Et puis l'on se rapproche, on l'étudie, l'analyse, le dissèque, et on a l'impression de tout comprendre. Et pour finir, l'on se rapproche encore davantage, et l'on ne comprend plus rien !".

    Pour nous autres musiciens, c'est exactement ce que l'on peut éprouver face à des "monstres" comme Die Kunst der Fugue, les Chorals du Dogme de J.S.Bach, ou les derniers Quatuors de Beethoven ; quand bien même vivrait-on deux cents ans, on a l'impression que ces oeuvres garderaient éternellement une part de leur insondable mystère, in secula seculorum (et voici l'une des raisons pour lesquelles je ne raffole pas de la musique contemporaine, qui a tout de même tendance à me gaver, la plupart du temps, pour ne pas dire plus !).

    En attendant, je vous livre pour finir ce qui est pour moi la plus sublime interprétation jamais réalisée de ce thème, celle de Rembrandt (l'une de ses nombreuses versions) :

    Et alors là, petits veinards qui habitez à Paris, je ne vous raconte même pas la chance que vous avez : ce chef-d'oeuvre (le mot me semble bien faible) fait partie des collections permanentes du magnifique musée Jacquemart-André, l'un des plus beaux musées (à mon sens, LE plus beau) de la capitale, où vous pourrez voir en prime l'un des plus sublimes Bellini qui soit (sans parler d'un Van Eyck, d'un Fra Angelico, d'un Paolo Uccello, quelques fresques de Tiepolo, deux ou trois commodes de Riesener, etc...).

    Quand on pense qu'il s'agissait à la base de la collection privée d'un couple de collectionneurs du XIXème siècle, on hallucine, quand même... Enfin bon, je ne me plains pas. Avec mes très récents trois chefs-d'oeuvre de Sat, je suis sur la bonne voie, c'est déjà ça !

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    5 Comments:

    Anonymous persee said...

    Merci pour vos commentaires sur mon blog (qui ont bien été publiés).

    dimanche, 25 février, 2007  
    Blogger Vincenttheone said...

    Oui, j'ai vu... C'est ma nature impatiente, ça, je suis trop habitué aux Blogs où les commentaires s'affichent instantanément, lol !

    dimanche, 25 février, 2007  
    Anonymous zoun said...

    Ouaiiis j'ai réussi à poster un comm!
    lol
    Si j'avais plus donner de nouvelles, c'est parce que j'étais en vacance.. un peu partout en france.. me revoilà au pays basque et surtout me revoilà sur le net..
    et qui c'est que je viens voir en pratiquement premier?
    C'est vinvin, c'est centcent
    c'est Vincent!! ^^

    lundi, 26 février, 2007  
    Blogger Vincenttheone said...

    Rhooh, non, VINVIN, c'est Bonjour America, faut pas confondre !
    Alors, ça avance, ce film ???

    lundi, 26 février, 2007  
    Anonymous zoun said...

    ça avance...
    le film est fini et monté depuis longtemps
    c'est juste que seb doit finir la musique... et c'est pas évident
    parce que là elle est très présente.
    Je pense qu'au plus tard la semaine prochaine c'est prêt...

    mardi, 27 février, 2007  

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