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  • vendredi, juin 30, 2006

    HELP ME !!!

    Depuis quelque temps déjà, ça avait disparu, et voici que cela revient (les contrôles Activex), et vraiment, je n'en peux plus !!!
    Apparement, c'est un GROS "bug" de Windows XP, qui active ces contrôles Activex (quand ça lui chante) .
    (N.B : la plus grande porte d'entrée pour les virus de toute sorte, paraît-il) :


    Mais bon. Ça me rend la vie imposssible, ces contrôles Activex, et donc, en résumé : là, je craque !!!

    Donc : si vous avez des "trucs" ou des astuces pour virer ces routines (je ne sais pas pourquoi, mais le mois dernier, tout fonctionnait très bien...), n'hésitez pas à me faire part de vos lumières !!!

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    jeudi, juin 29, 2006

    DUR, DUR !!!!

    Bon. Je viens de le recevoir aujourd'hui de la FNAC, et j'ai commencé à mettre le nez dedans, première leçon, c'est vraiment très dur de chez très dur, quoi...
    Les Langues "O", comme on dit...
    En comparaison, le Japonais, c'est facile (lol, si l'on peut dire !)


    Bon, ça fait vingt ans que je parle japonais, donc je ne peux absolument pas être objectif, sur ce coup-là....
    En même temps, je me dis qu'aucune langue ne peut être pire que celle-ci, qui quand même, entre la navigation entre le Yamato Kotoba (Kun-Yomi) et le vocabulaire chinois (On-Yomi) , sans même parler de tout le vocabulaire étranger en Katakana, s'avère malgré tout l'une des langues les plus complexes du monde, il faut bien le dire...
    Et donc, voilà, c'est mon nouveau "challenge" du moment, "maîtriser le coréen" (sinon, je m'emmerde, quand je n'ai rien de nouveau à apprendre, c'est clair, lol !)
    Bangapseubni-da ! (c'est ma première leçon d'ASSIMIL, et ça veut dire, apparremment, "enchanté !")

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    mercredi, juin 28, 2006

    SO SAD (厳しい)...

    Ah, elle est belle, la France... Avec tous ces crétins avachis sur leurs canapés en train de commenter à la Kronenbourg la puérile partie de baballe franco-espagnole, il est clair que ça manquait d'énergies positives pour sauver notre petite Satomi à l'heure des délibérations du jury, qu'on a d'ailleurs attendu plus d'une demi-heure (parce qu'eux aussi étaient peut-être en train, si ça se trouve, de regarder le début de cette grotesque mascarade dans l'un des bureaux de la maison, allez savoir)...
    En tout cas, ça piaffait d'impatience, dans la salle Cortot :

    N'empêche que je les ai trouvés bien durs, même s'ils avaient leurs raisons (je n'ai pas dit injustes, mais durs). Il n'y a pas longtemps, une amie me disait que de plus en plus d'élèves commençaient à être un peu dégoûtés de l'E.N.M.P, en raison d'une politique de plus en plus élitiste, et je ne voulais pas la croire... mais je commence à me demander si elle n'a pas raison, quelque part.

    Par exemple, l'un des membres du jury, qui avait noté 11 sur sa feuille à propos de Satomi, a commencé à lui dire (avec un grand sourire auto-satisfait, en plus, genre "Je suis de jury à l'E.N.M.P et je me la pète grave !") : "Oh, mais ne vous inquiétez pas, de toute façon je n'ai pas noté au-delà de 15" ! Quand on sait qu'il faut 14 pour passer, il est vrai que ça laisse une marge de manoeuvre assez courte, isn't it ? Bref, soirée pas très gaie, mais bon, c'est la vie, il y a des hauts et des bas, c'est comme ça... Moi aussi, j'ai raté mon prix d'accompagnement la première fois que je l'ai passé, et je peux vous dire que je tirais une putain de gueule, et que j'avais une sacrée envie d'exploser tout le jury à la Kalachnikof ! Mais bon, on s'en remet, et puis après tout l'essentiel, c'est de faire de la musique... et moi, j'aime bien comment elle joue, ma chérie (et je ne suis pas le seul, en plus, il y avait d'autres professeurs de l'E.N.M qui ont partagé mon avis le jour même) !

    Histoire de ne pas laisser mon Blog privé d'images, je n'aime pas ça (je m'attendais bien sûr à publier des photos triomphales, mais hélas, ce sera pour une autre fois), je vais vous faire une petite visite éclair de cette école où j'ai étudié autrefois, et où j'enseigne désormais depuis 1985, ce qui ne nous rajeunit pas, ma bonne dame... (114 bis, Boulevard Malesherbes, 75017) :

    Toute nouvelle toute belle, ils viennent d'en faire le ravalement à l'automne dernier, et ça se voit :

    Niveau décoration intérieure, vous pouvez admirer, c'est un (tout petit) peu mieux que le conservatoire Francis Poulenc, quand même, avec un hall d'entrée très Napoléon III qui en jette pas mal, il faut bien le dire :


    (N.B : pour les amateurs de marbres (dont je suis), dans l'ordre en partant du centre : Sarrancolin des Pyrénées, Vert-vert, Campan mélangé, Sarrancolin de nouveau, Languedoc pour le pourtour, et même Griotte pour le chapiteau de la photo suivante) :

    Sans parler de la superbe fresque mosaïquée du premier étage :

    C'est sûr qu'étudier la musique du XIXème siècle (majoritairement, tout de même) dans un cadre de la même époque, c'est un vrai luxe, quelque part, dont la majorité des élèves n'ont sans doute malheureusement pas conscience, c'est dommage... Peut-être est-ce la raison de cette étrange dédicace :

    Personnellement, il me semble que j'aurais plutôt mis "rayonne", non ? 1962, ce n'est tout de même pas si vieux, j'ai l'impression, puisque mon professeur à l'E.N.M (Dusan Tadic, ainsi que de nombreux autres), du temps où j'y étudiais, était encore un élève direct de Cortot...

    Strange, strange...

    泣かないで、里美ちゃん!私にとっては凄かった!エピキュルにいっしょうに行きましょうね?

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    samedi, juin 24, 2006

    里美ちゃんを考えて下さい!

    Ma grande chérie...
    Pour moi la plus belle japonaise du monde, et qui (à défaut d'être ma future ex-femme, vu que je suis quand même "un peu" vieux, il faut bien le dire) est finalement un petit peu comme la "fille" que je n'ai jamais eue, et je l'adore !!!

    Donc... Si vous pouviez avoir une "pensée" pour elle en ce lundi 26 juin vers 10h30 du matin, ça serait très très sympa, vu qu'elle passe un concours super important à l'École Normale de Musique de Paris, et je crois que ça l'aiderait beaucoup !
    Rappelez-vous, pour ceux qui étaient là, lors de mon anniversaire :

    (Quelle horreur, j'ai l'air VRAIMENT "vieux", ben oui, c'est normal !)...

    Alors là, elle présente un programme VRAIMENT difficile, avec une pièce de Dutilleux (pas mal du tout, mais pas facile), la FANTAISIE de Scriabine, épuisante (trop de notes !), et la redoutable SONATE de Beethoven, dite "des adieux", délicate de chez délicate, en résumé...

    Donc, donc, donc (son expression favorite, lol !) : si vous êtes réveillés lundi 26 à 10h30, pensez très fortement à elle, et ainsi, cela va marcher !

    Mais bon. Je suis certain que ça va marcher, car c'est une très bonne musicienne, et tout devrait donc très bien se passer...

    Et si vous pouviez laisser un petit "comment"... Merci pour elle !!!

    がんばって下さいよ !

    がんばって下さいよ!

    がんばって下さいよ !

    糞, 糞, 糞 !!!

    (ありがとうといわないで下さい!!!)

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    mercredi, juin 21, 2006

    日本語 が大好き!

    Bon, je suis en plein délire "langues-O" en ce moment, donc voilà, je partage, c'est l'optique d'un Blog, après tout...
    J'ai commencé à apprendre le japonais en 1983, pour le peaufiner et vraiment l'exploiter en 1986, lors de mon premier voyage dans ce pays fabuleux (Me, I & Myself à 27 ans, il y a vingt ans, donc, quelle tristesse, LOOOOL !) :

    Ces dernières années pourtant, je n'ai pas vraiment beaucoup travaillé, et malheureusement, c'est une langue aussi facile à oublier qu'elle est difficile à apprendre (notamment l'écriture), donc - en partie grâce à certaines de mes élèves - j'ai décidé de prendre sur moi et de m'y remettre un minimum.
    Mieux même (parce que quand j'ai beaucoup d'élèves d'un pays et que je ne comprends pas un traître mot de ce qu'elles racontent, ça m'énerve, quelque part), je me suis résolu récemment à commander la chose suivante à la FNAC (50€ tout de même, donc, même avec les quatre CD annoncés, il faut vraiment en avoir envie) :

    Bon, on verra bien (mais entre tout ce que j'ai testé, ce sont de très loin les meilleures méthodes de langues qui existent, si l'on s'en tient à leur protocole d'une demi-heure quotidienne). Normalement, la grammaire du Coréen est de type "agglutinante", exactement comme le japonais et le turc (les spécialistes pensent d'ailleurs qu'il y a de très fortes ressemblances entre ces trois langues, mais ne se l'expliquent pas), et tous les mots d'origine chinoise, soit 70% du vocabulaire, sont extrêmement proches (par exemple le mot "Corée" : "Hankook" en coréen, "Kankoku" en japonais). Donc, ça devrait quand même être beaucoup moins dur que lors de ma première approche du japonais, il y a maintenant 26 ans de celà (j'espère) !
    Question idiote : pourquoi ramer plusieurs années avant de maîtriser (à grand peine) des langues aussi déroutantes ?
    Je dirais : par passion (parce que ça m'a toujours intrigué, ces gens qui utilisent de petites images à la place des lettres, et que j'avais envie d'apprendre au moins une langue de ce genre), par ouverture (parce que mine de rien, si on ne parle QUE français, on reste quand même "con de chez con", c'est triste à dire, mais c'est comme ça, et arrivé à la trentaine, on finit par se vautrer devant France-Corée avec deux packs de mauvaise bière), ensuite par nécessité, vu que 80% de mes élèves de l'École Normale de Musique de Paris viennent tout de même en grande majorité de ces deux pays, et quarto, mais non des moindres, pour découvrir dans le texte certains fragments de la littérature aussi sublimes que celui-ci (premières phrases du Heike-Monogatari, XIIIème siècle, un peu l'équivalent chez nous de la Chanson de Roland):

    祇園精舎 の鐘 の声、諸行無常 の響き あり。沙羅そうじゅ の花 の色、 じょうしゃ必衰 のことわり を あらわす。おごれる 人 も 久しからず、 只 春 のようにの夢のごとし。たけき者も遂にほろびぬ。ひとえに風の前の塵に同じ。
    "Gion shôja no kane no koe...", etc... Je vais sauter la phase phonétique qui n'intéresse personne (ou si peu) pour passer directement à la traduction de René Sieffert (Publications Orientalistes de France, 2, rue de Lille, 75007, Paris) :
    "Du monastère de Gion, le son de la cloche, de l'impermanence de toutes choses est la résonance. Des arbres shara la couleur des fleurs démontre que tout ce qui prospère nécessairement déchoit. L'orgueilleux certes ne dure, tout juste pareil au songe d'une nuit de printemps. L'homme valeureux de même finit par s'écrouler, ni plus ni moins que poussière au vent".
    Cette sorte de conscience absolue de la fugacité du monde m'impressionnera toujours chez ce peuple, que ce soit dans des textes médiévaux comme celui-ci, ou encore, plus tardivement, dans l'esprit 浮き世 ("Ukiyo" : "le monde flottant"), typique des estampes de l'époque Edo.
    Qu'est-ce que vous voulez que je rajoute après ça ???
    Ah, si (finalement)... Si l'une de mes élèves japonaises venait par hasard à tomber sur ce Post, et qu'elle soit particulièrement douée en calligraphie, j'avoue que c'est le genre de tableau que j'aimerais beaucoup exposer dans mon salon !

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    lundi, juin 19, 2006

    残念なんだよ !

    0=0 !
    韓国人、恥かしいんだよ !!!

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    samedi, juin 17, 2006

    새로, 한국만세프랑스 타도 !

    Je sais, je me répète... mais c'est pour la bonne cause !
    Samedi soir, vingt heures et quelques, je reviens de quelques courses dans mon quartier "chicos" mais ultra commerçant, et là, j'ai carrément halluciné :

    Ambiance plein mois d'août, ou bombe à neutrons, si vous préférez, et tout ça parce que ce soir, à 20h45 sur une chaîne bien connue pour sa débilité, se déroule le fameux match "Riri" (Ritals-Ricains). Je rêve, là... En plein dix-septième arrondissement (le "bon", en plus, celui au sud du chemin de fer) !!!

    Alors bon. Pendant que la France des gogols se vautre sur ses canapés avec les quelques millions de packs de bière bon marché qui vont disparaître en ces quelques heures, je vais déguster bien gentiment mon verre de Mouton Rotschild 1975, et vous raconter un tout petit peu à quoi s'occupe la France de l'Élite (avec majuscule, bien entendu, vu que comme vous le voyez, je suis quelqu'un de plutôt modéré dans mes propos).

    Je ne sais plus pourquoi cette idée m'a traversé l'esprit, toujours est-il que me suis retrouvé cet après-midi à déchiffrer une partition que je n'avais pas revue sur mon piano depuis fort longtemps : la Sonate Op.39 en Si bémol mineur de Frédéric Chopin (et si vous croyez que c'est l'ailier droit de l'équipe de Varsovie, soyez gentil de changer de Blog, merci !).

    J'allais d'ailleurs écrire la "mythique" Sonate Op.39, tellement il s'agit d'un OVNI absolu, compte tenu de la date de sa composition (1839) et de l'âge de son auteur (29 ans). Certes, on reste bien sûr avant tout totalement scotché par le dernier mouvement, un Finale flirtant tellement avec l'atonalité qu'il faudra pratiquement attendre la Suite Lyrique de Berg (troisième mouvement) pour retrouver une telle ambiance de folie et de déliquescence (là, c'est là que je vois mes limites, niveau déchiffrage, mdr) :

    Mais au-delà de ce simple mouvement, même la fameuse Marche Funèbre (si galvaudée par toutes les harmonies militaires du monde) s'avère réellement impressionnante et pleine d'audaces surprenantes, pour peu qu'on la redécouvre avec une oreille presque vierge. Je ne sais si cela tient au fait que Chopin ait écrit cette sonate peu après avoir séjourné à Nohan, en plein coeur de la Sologne (encore aujourd'hui, une région de chasse privilégiée, et qui devait l'être bien plus à l'époque), mais il règne dans ses deux premiers mouvements une atmosphère de "traque" et de "panique" particulièrement obsédante, plutôt rare même sous sa plume, ce qui dans cette optique justifie totalement le caractère funèbre des deux derniers (et surtout du dernier, qu'Alfred Cortot comparait au "bruissement d'un vent froid, balayant en automne les feuilles mortes d'un cimetière").

    Bref, j'étais très content de revisiter cet OVNI (comparable à la Symphonie Fantastique de Berlioz, d'ailleurs, à peu près de la même époque), dont Schumann avait déjà parfaitement compris l'originalité : "Daß er es "Sonate" nannte, möchte man eher eine Kaprice heißen, wenn nicht einen Übermut, daß er gerade vier seiner tollsten Kinder zusammenkoppelte, sie unter diesem Namen vielleicht an Orte einzuschwärzen, wohin sie sonst nicht gedrungen wären" (l'avantage des Blogs élitistes sur les Blogs de footballeurs, c'est qu'on n'a pas besoin de se prendre le chou à rédiger des traductions, lol !).

    À écouter, bien sûr, dans la version visionnaire du grand Arthur Rubinstein, un pianiste comme on n'en fait (hélas) plus !

    Et si la marche funèbre pouvait en même temps enterrer l'équipe de France lors du match de demain, ce serait encore mieux... Car comme me le disait très récemment Kim Jong-Il au téléphone : "다시 한번, 한국만세프랑스 타도 ! (et je suis bien d'accord avec lui).

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    vendredi, juin 16, 2006

    한국만세프랑스 타도 !

    Ou encore : "Hankook man se, France ta do !".
    Voilà. Comme vous avez sans doute pu déjà le deviner à la seule lecture de ce titre, il s'agit (en gros) du résumé de ma pensée.
    Comme je suppose que 99% d'entre vous maîtrisent, hélas, difficilement le coréen standard, l'une des traductions possibles serait, éventuellement :
    "Vive la Corée, à bas la France !!!"
    Pouf, pouf...
    C'était mon appel du 18 juin à moi, Me, I & Myself, rapport au match de dimanche. Et passez donc plutôt à la page suivante, qui comporte des infos autrement plus importantes !
    (Un grand merci à Mlle Hye-Jin Park, la seule de mes élèves coréennes à avoir répondu rapidement à mes demandes de traduction).

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    jeudi, juin 15, 2006

    HONTE SUR MOI !

    Enfin bon, je me comprends... Quand je dis "honte sur moi", ça serait plutôt "honte sur tous les journaux TV !", que je regarde pourtant quasi quotidiennement, et qui, sauf erreur de ma part, ont été absolument unanimes à NE PAS commenter la disparition lundi 12 juin de l'un des vrais grands compositeurs du vingtième siècle, György Ligeti (1923-2006).

    Alors là, tant qu'il s'agit de la blessure de l'autre gogol (j'ai oublié le nom, désolé, je ne vais pas surcharger avec ça le peu de HD qui me sert encore de cerveau), on peut bien en parler durant dix minutes aux infos, c'est vrai que c'est vraiment important, et pensez donc, ma bonne dame, comme c'est triste, ce pauvre Cissé (ah, voilà, ça me revient, lol !), il aurait tellement aimé participer, ah là là, le monde est mal fait, ne m'en parlez pas,etc...

    Vous savez ce qui est mal fait dans le monde : c'est surtout qu'il soit peuplé d'autant de crétins, prêts à vendre père et mère pour que leur équipe mette la petite baballe dans le petit bubut ("Va chercher, va chercher la baballe... Oui, gentil le chienchien, gentil !" (et vas-y que je te bouffe un gosse de 8 ans au passage, lol !)). Car si vous croyez qu'il y a des limites à la connerie, c'est le moment de rappeler à juste titre la célèbre réplique karaoké de Lino Ventura dans LES TONTONS FLINGUEURS : "Oh, mais les cons, ça ose tout... C'est même à ça qu'on les reconnait !".
    Bref. Tout ça pour dire qu'il a fallu que je me rende sur le fameux Blog CADENCE ROMPUE pour apprendre la nouvelle, je trouve quand même que ça frise le scandale national, quelque part. Car qui peut me chanter deux notes de Boulez, de Stockhausen ou de Xénakis ?
    ... (Grand silence embarrassé)...
    Personne.

    Qui a déjà entendu la musique de Ligeti ? Tout le monde. Ou du moins tous les "cérébrés" (et pof, un compositeur disparaît, un néologisme naît, c'est le grand cycle de la nature !) qui connaissent par coeur 2001 : A SPACE ODYSSEY (Lux Aeterna, Requiem) ou EYE'S WIDE SHUT (Musica Ricercata), deux films extraordinaires de Stanley Kubrick dans lesquels les oeuvres de Ligeti représentent entre 30 et 40% de la bande son totale.
    Bon. Vu que je me sens assez mal luné pour vous faire une fastidieuse biographie du bonhomme (pourtant assez passionnante, je ne vous citerai pour mémoire que son lieu de naissance, Dicsöszenmárton, ce sont des choses qui ne s'inventent pas !), je préfère vous renvoyer sur les pages de l'Ircam, très complètes et très détaillées sans être ennuyeuses pour autant, et du reste, c'est bien normal, puisque ces lignes sont dues à Lucie Kayas, une collègue à moi du cours d'esthétique de Stricker dans les années 85, même si je ne l'ai pas revue depuis tout ce temps.
    Cher György, requiescat in pace, et in luco aeterno (putain, j'espère que je ne me suis pas planté dans l'ablatif de la troisième déclinaison, sinon, je vais me faire allumer par V*** =D).

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    mercredi, juin 14, 2006

    FAITES DE LA MUSIQUE !

    Dieu sait que, pas plus que le foot, je n'apprécie que très modérément cette manifestation démagogique de la gauche "caviar" (voir à ce sujet le précédent article sur la "vraie" fête de la musique, la Sainte Cécile, qui tombe le 22 novembre), mais pour une fois, je vais aller soutenir mes copines au conservatoire du XVIème, vu qu'elles nous ont semble-t-il concocté un programme bien sympa, histoire de fêter 2006, l'année du cinéma.

    Entre autres extraits (de mémoire) : La Jeune Fille et la Mort, La Panthère Rose, E.T, Aladin, Requiem for a Dream, etc... plus un finale Blues Brothers avec batterie, basse et guitare électrique, interprètes qui ne sont d'ailleurs même pas crédités sur l'affiche (ah bon, c'était la surprise... MEEEERDE !).

    Avec, bien sûr, le trio infernal (de gauche à droite : Valéna, Elif, Alexandra, qui a d'ailleurs monté ce projet à bout de bras, tout comme l'an dernier le programme "Tangos") :

    Mine de rien, la petite à droite joue aussi bien du piano (comme sa mère) que du violon (comme son père, RIP), ce qui reste tout de même assez hallucinant, quelque part.

    Comme d'habitude, c'est à l'auditorium Francis Poulenc, 11, rue Jean de la Fontaine, 75016, le 21 juin bien évidemment (c'est gratuit, mais il est prudent de réserver au 01-55-74-70-40), et en plus à une heure super cool, puisqu'elle permet ensuite de manger bien tranquille dans le quartier (par exemple chez Sushi Gourmet en bas de la rue de l'Assomption, l'un des meilleurs sushi-bars de la capitale à des prix tout à fait abordables).

    Viendez au seizième (depuis le temps que je vous le dis) !!!

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    mardi, juin 13, 2006

    BIEN BARRÉ !

    Enfin un Blog bien allumé comme on les aime, je ne sais pas si vous apprécierez, mais si vous êtes "fan" de Lynch, Cronenberg ou Aranofsky, ceci aura des chances de vous plaire, je pense...
    Rien que l'intitulé (CRÈVE POUFFIASSE !) est à lui tout seul un poème, pour tout dire, si la blogueuse s'avérait être du signe du scorpion, ça ne m'étonnerait qu'à moitié, on va dire (et en fait, comme le confirme le premier commentaire de la principale intéressée, c'est bien à une petite "scorpionne" que nous avons affaire, RHOOH, je suis trop fier de moi, sur ce coup, là)...
    Bon. Passé cette première petite allusion photograhique et branchée "baskets" qui ne concerne que le seul buffadict@aol.com, finalement, mon pseudo "bidon" soi-disant anonyme donnant accès à l'ultra génial site SNEAKERS & BUFFALOS (la pommade, hein, tant qu'on y est !) :

    Il y a sur ce Blog (malgré un parti-pris de dénégation et de non-confiance en soi) de superbes photos en N&B, que je vous invite très fortement à découvrir, soit qu'elles vous rappellent le film THE RING :

    Soit qu'elles vous rappellent le film THE GRUNGE :

    Et encore, ça, c'est juste pour situer, on va dire... Mais c'est réellement, pour une fois, très inventif et très personnel (seconde conjecture : la demoiselle ferait-elle des études de journalisme ou de photographie, ou bien est-ce juste un "hobby" ?). En tout cas, malgré certains débordements verbaux (tout à fait coutumiers des natives du signe, ne vous inquiétez pas, c'est normal !), c'est très beau, très graphique, enfin bref, ça change agréablement de tous les blogs qu'on peut visiter, et qui se suivent et se ressemblent...

    Pour finir de situer la chose, un assez bel axiome, très "cru", mais que je ne suis pas loin de soutenir, finalement et tout compte fait (après, disons, 10 ans de mariage et 25 ans d'expérience) :

    L'amour, c'est comme... :

    ...mon cul, il en sort que d'la merde !

    Bon. Le ton est donné, là, ça peut plaire ou ne pas plaire, en tout cas, moi, ça me plait (j'adore), et je tenais à vous le faire partager !

    By the way : j'ai découvert ce blog de ouf! (thanks, Val) en explorant quelque peu les photos du concours de GIRLYGADGET, donc n'hésitez pas à vous y rendre, vous aurez probablement bien d'autres surprises du même genre !!!

    Bon, je me couche, là... J'abuse trop de mon corps, lol !

    Libellés :

    lundi, juin 12, 2006

    PHOTOS D'ENFANTS

    Suite à une polémique bien futile (voir plus loin les articles CONCERT, puis AU FOU !!!) concernant le droit de publication de photos d'enfants (habillés) à l'occasion d'une prestation publique, il est plutôt agréable de constater que la plupart des parents d'élèves abondent dans mon sens, notamment l'une d'entre elles, juriste, qui n'a pas hésité à me faire parvenir la documentation nécessaire.
    Pour ceux que la lecture de ce genre de texte ne plongerait pas dans une profonde léthargie (je serais plutôt assez dans ce cas, personnellement), je vous cite quelques extraits choisis du code pénal concernant ce point particulier :
    Les établissements scolaires ont été amenés, avec l’utilisation croissante de l’informatique et de l’Internet, à utiliser de plus en plus d’images confectionnées par l’établissement lui-même ou captées par scanner ou réseau. (…) Les acteurs à sensibiliser sont multiples :
    Institutionnels : représentants académiques, chefs d’établissements, responsables disciplinaires.
    Usagers : élèves, parents d’élèves. Dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté, l’éducation à l’image, à son image, à son utilisation, a une place importante à laquelle tant les élèves que les parents doivent être sensibilisés.
    Tiers : les fournisseurs, les organes de presse peuvent être intéressés par l’usage d’images dont les sujets peuvent être des créations d’élèves, d’agents publics, voir ces personnes elles-mêmes. Là encore, certaines règles sont à respecter pour garantir les droits des intéressés.
    Les technologies de l’information n’ont dans les faits rien et tout modifié. Rien n’a changé au niveau juridique, les règles applicables à l’heure actuelle, hormis des adaptations spécifiques aux logiciels et bases de données, sont identiques à celles qui l’étaient avant l’entrée de l’informatique et d’Internet dans les établissements scolaires. Mais l’usage de l’informatique et de moyens de communication rapides et faciles d’utilisation a tout changé en rendant possible une multiplicité d’usages simultanés de l’image (…).
    I - 1. Risque civil
    L’article 9 du Code civil stipule :
    "Chacun a droit au respect de sa vie privée (loi du 17 juillet 1970 tendant à renforcer la garantie des droits individuels des citoyens ) .
    Les juges peuvent, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures, telles que séquestre, saisie et autres, propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l’intimité de la vie privée : ces mesures peuvent, s’il y a urgence, être ordonnées en référé."
    L’usage sans son autorisation de l’image d’une personne dans le cadre de sa vie privée peut donc entraîner la mise en cause de la responsabilité de l’utilisateur.
    Il faut pour cela que la preuve de l’existence d’un préjudice constitutif d’une atteinte à la vie privée soit faite.
    Voilà, donc, tout est dit. Comme je l'avais déjà clamé haut et fort précédemment, le fait même de se produire lors d'un concert public est contraire, par essence même, au concept de "vie privée", et comme le précise en outre avec pertinence le texte précédent, "dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté, l’éducation à l’image, à son image, à son utilisation, a une place importante à laquelle tant les élèves que les parents doivent être sensibilisés". Je ne vois donc pas bien, à supposer même que l'on veuille réellement me chercher des noises, en quoi une action pénale pourrait être engagée à ce sujet, à moins que le (ou la) plaignant(e) ne souhaite perdre beaucoup d'argent en frais de procédure, et s'exposer à une humiliation publique trop prévisible suite à la perte d'un procès aussi futile.
    End of the story.
    Alors rebonjour, donc, Bérengère, Constance, Raphaëlle, Alexandre, & Ingrid, qui aviez disparu des éditions précédentes (quel dommage) !!!


    RHOOOOH... C'est trop bon de sentir dans son droit, des fois !

    Je HAIS la bureaucratie !!!

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    dimanche, juin 11, 2006

    FAITES DES VOISINS !!!

    Et non pas "fête" des voisins, ce qui est une fête officielle, institutionnalisée et programmée à un jour bien précis, cette année le mardi 30 mai, alors qu'on vient juste de se la faire en ce samedi 10 juin (le principe partait certes d’une très bonne intention, mais chez moi, on ne respecte rien, même pas les dates, c’est terrible…).
    Car les voisins, avant de se "fêter", ça se "fait", si l’on peut dire... Il y a des immeubles "terribles", où les gens, parfois à cause d’un seul et unique propriétaire mal "luné", vivent dans la suspicion, les ragots et la haine. Et il y a des immeubles idéaux comme le mien (et Dieu sait pourtant que j’habite un quartier "bourge" de chez "bourge"), où grâce à la bonne volonté de tout le monde, tout n’est, comme le disait Baudelaire, que "luxe, calme et volupté".

    Et ceci, malgré quelques familles avec enfants, et surtout malgré moi, certainement de très loin l'habitant le plus bruyant de l’immeuble, entre le piano, les films, et mon habitude d’écouter de la musique plutôt fort, on va dire…

    Alors tous les ans, c’est vraiment toujours un plaisir de participer à cette petite fête dans la cour, même si d’une part (comme sur Internet, d’ailleurs) certains voisins quelque peu "psychorigides" ne participent jamais, même s’ils peuvent se révéler très sympas pris isolément, et que d’autre part les (sept ou huit) habitués assument sans le vouloir un peu toujours les mêmes rôles : le quatrième étage organise, fait les tracts et amène toujours du bon vin, la gardienne (portugaise) offre le Porto et mitonne toujours de bon petits plats, quant à moi, en ma qualité de seul propriétaire du rez-de-chaussée, je fournis (outre un peu de bon vin également) la table, les chaises, la musique et la stéréo pour la nuit (5 heures du matin, quand même, cette année, lol) !
    Deux autres belles photos, pour la peine, ma (modeste) imitation du merveilleux Mendiant de Murillo avec le fils de la gardienne :

    Et Me, I & Myself en pleine danse orientale avec la petite Mélodie, sur les rythmes endiablées de Muazzez Ersoy, une chanteuse totalement inconnue ici, mais grosso modo l’équivalent de Madonna en Turquie :

    Moralité (sans même parler de la Bible) : il est plus facile, plus agréable et plus gratifiant d’être bon et tolérant envers son prochain, que tatillon, hargneux, et cherchant sans cesse la petite bête.
    Et c’est aussi une réalité médicale : quand vous souriez, vous mobilisez environ vingt muscles de votre visage ; quand vous faites la gueule, vous en contractez environ deux cents…
    Là, je crois que j'ai tout dit, niveau philosophie de la vie, non ?... C.Q.F.D.

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    jeudi, juin 08, 2006

    I LOVE PARIS

    Enfin, c’est le retour des beaux jours ! Et comme je suis loin d’être encore au "top" pour mes estivales randonnées, j’essaye désormais le plus souvent possible de faire à pied le trajet de chez moi (Pont Cardinet) jusqu’au conservatoire (Radio France), ce qui mine de rien représente quand même une bonne petite trotte d’une heure dix, au travers de ce qu’on appelle les beaux quartiers de Paris (VXII, VIII & XVI). On y côtoie certes quelques-uns des monuments les plus emblématiques de la capitale, l’Arc de Triomphe, le Trocadéro & la Tour Eiffel, mais surtout plein de petites curiosités architecturales savoureuses, de celles qu’on ne peut bien sûr découvrir qu’en flânant.
    Alors d’habitude, je constate toujours avec amertume, un quart d’heure après mon départ, que j’ai (une fois de plus) oublié mon appareil photo… Mais aujourd’hui, j’y ai pensé !!!
    Donc, en voiture Simone, je vous emmène en promenade dans ces hauts lieux de l’Art Nouveau et de l’époque romantique, en commençant, à deux pas de chez moi, rue Jouffroy (my home, vu de Google Earth) :

    ... par ce charmant petit hôtel particulier, ancien atelier d’artiste comme il y en a tant d’autres dans ce qui était autrefois la Plaine Monceau (je compte d’ailleurs l’acheter dès que mon salaire du conservatoire aura été augmenté d’environ 10000%) :

    Plus bas dans cette même rue, un splendide "Castel" Art Nouveau, probablement le plus beau du XVIIème :


    Avec un magnifique Haussmann lui faisant face, au croisement avec la rue de Courcelles (je pense d’ailleurs acheter également les deux premiers étages de celui-ci, si la transaction concernant l’hôtel précédent devait échouer) :

    Avenue de Wagram, un lieu qui n’a jamais été un chef d’œuvre architectural (et surtout pas depuis son explosion récente, probablement criminelle), le Théâtre de l’Empire, mais auquel j'étais très attaché pour y avoir travaillé pendant douze ans, lors d’une émission dominicale bien connue, "car c'est MON ami, Mesdames, Messieurs... et je l'AIME... Sous vos applaudissements" !

    Dommage de voir ainsi partir en ruine ce qui fut autrefois un théâtre mythique, qui a vu les débuts de tant d’artistes, entre autres Édith Piaf, pour ne citer qu’elle !
    Juste en face, le très kitsch (et très luxueux) Hôtel Céramique, l'exemple parfait du petit joyau caché, qu’à cause des platanes il est totalement impossible de remarquer autrement qu’à pied :

    Un bon petit cadeau à faire pour un anniversaire de mariage, ou ce genre d'occasion... car il n'y a rien de plus dépaysant que d'habiter à Paris et de s'y faire, de temps en temps, une romantique chambre d'hôtel !

    Passons brièvement sur la Tour Eiffel, qui n’a plus besoin de présentations :

    Passé celle-ci, un bel exemple de station en style "nouille", comme il en reste assez peu à Paris, et d’ailleurs en grande majorité dans ces trois quartiers :

    Plus loin, une fois franchie la limite du XVIème, la fort pittoresque rue des Eaux, en fait l’un de ces nombreux passages reliant la rue Raynouard à la Seine à la faveur d’escaliers d’un aspect tout montmartrois, surtout célèbre pour abriter le Musée du Vin (si, si, je vous assure, ça ne s’invente pas, des choses pareilles) !!!

    En poursuivant dans la rue Raynouard, le célèbre immeuble d'Auguste Perret (1874-1954), que j’ai toujours trouvé d’une très grande laideur, mais paraît-il très réputé dans le milieu des architectes :

    Moi, personnellement, je préfère Versailles. Si comme le dit la plaque, "son génie constructeur a, dès 1903, conféré au béton de ciment armé la noblesse des matériau antiques", il me semble que, de même que dans le cas de l’inventeur du plastique, sa mère aurait dû avoir le bon goût d’avorter, ce qui malheureusement n’était pas si facile à l’époque.
    En contraste absolu, juste en face, on admirera bien plus volontiers le charmant ensemble architectural de Notre Dame de Passy (à vue de nez, je dirais XVIIIè siècle, mais je vais vérifier), qui semble d’un seul coup nous transporter en plein Marais :

    Et pour conclure, last but not the least, le très original et très fameux Castel Béranger (du nom de son architecte, mais que l’on a très vite surnommé le Castel "dérangé"), où le peintre Signac et l’architecte lui-même ont longtemps habité (ce qui est de tout de même à signaler, car la plupart des architectes actuels se tueraient plutôt que de loger eux-mêmes dans l’une de leurs verrues) :

    Voilà, terminus ! nous sommes arrivés, puisque ce magnifique immeuble se situe juste en face du conservatoire, que paraît-il on n’a pas le droit de photographier ou de publier sur un site (mais, je vous le demande, qui pourrait bien avoir une idée aussi baroque, étant donné la banalité et la laideur du bâtiment, mdr xxl ???).

    En tous cas, visiblement, Google Earth se contrefout royalement des réglements de la Ville de Paris, puisque voici, en chair et en os, notre "bô" conservatoire (en demi-lune) vu de l'espace :

    Petite curiosité assez remarquable : cette assez longue promenade d’environ cinq kilomètres n’emprunte finalement que quatre rues ou avenues : Jouffroy d’Abbans, Wagram, Kléber et Raynouard.
    J’espère que la balade vous aura plu… Bah, ça ne fait pas de mal, un peu de sport de temps en temps, non ?

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    samedi, juin 03, 2006

    GÉOMUSICOLOGIE

    Depuis toutes ces années que j'enseigne et pratique la musique (je ne compte même plus, d'ailleurs, je préfère dire maintenant que j'ai passé cinq années de ma vie à NE PAS jouer de piano), je n'avais jusqu'alors jamais été fichu d'expliquer clairement à mes élèves l'origine des termes "sixte napolitaine" et "tierce picarde", ce qui est certes moins important que leur compréhension exacte, mais tout de même... Aujourd'hui qu'Internet nous permet allègrement de parcourir une vingtaine de bibliothèques réputées en quelques minutes, j'annonce enfin avec fierté la réponse à ces deux questions cruciales (dommage que je n'y aie pas pensé plus tout, comme quoi, je ne suis pas encore aussi g33k que ça, finalement) !
    Commençons par la sixte napolitaine, pour laquelle l'explication est la plus limpide. Cette altération fameuse de l'accord du second degré sous son second renversement (si ce dont je parle vous semble du chinois, passez tout de suite à l'article suivant !) aurait été introduite, et par la suite abondamment employée par les musiciens de l'École de Naples (XVIIIe siècle), au nombre desquels Alessandro Scarlatti (1660-1725), le père du célèbre Domenico (1685-1757), mieux connu de nos jours.

    Comme on le voit, l'étymologie en est toute simple. Il n'en va pas de même en revanche pour la tierce picarde - terme apparu pour la première fois en 1767 sous la plume de Jean-Jacques Rousseau, mais ne faisant qu'entériner une pratique bien antérieure, remontant au quinzième siècle. Dans ce cas précis, trois hypothèses s'affrontent (ou plutôt, se complètent, en fait) :

    1) En vieux français ("françois"), le terme "picart" signifie "dièse". L'explication paraît donc logique, du moins pour la plupart des tons simples, c'est à dire sans dièse ni bémol dans l'intitulé : ré, mi, sol, la, si. Dans ces cinq cas, le fait d'ajouter un dièse (un picart) à la tierce de l'accord final transforme effectivement celui-ci (mineur) en accord majeur, avec la sentation (comme dit poétiquement sur l'un des sites - anglais - visité) "d'un rayon de soleil illuminant subitement un ciel chargé de nuages".

    2) Ce final majeur aurait été caractéristique des musiciens du nord (soit, à l'époque, de la Picardie aux Flandres, sans passer par la case Bretagne), à commencer par le fameux Josquin des Prés, Josquinus Pratensis (1440-1521).

    3) Dernière explication, ma préférée (qui contredit pourtant la célèbre "théorie du rasoir d'Ockham (1290-1349)", selon laquelle l'hypothèse la plus simple a toute les chances d'être la meilleure) : sur certaines grandes orgues, et particulièrement celles comportant des jeux de 32 pieds (soit des tuyaux de 10 mètres, autrement dit qu'on ne trouve que dans de grandes cathédrales, comme c'est le cas en Picardie), il peut souvent s'avérer que l'harmonique naturelle de tierce majeure soit si forte qu'à l'occasion d'un accord longuement soutenu, comme d'usage dans un final, elle provoque un conflit insupportable pour l'oreille avec l'harmonique artificielle de tierce mineure, pourtant plus logique, de sorte que les organistes auraient, pour ainsi dire instinctivement, pris pour habitude de substituer l'une à l'autre lors des accords conclusifs.

    (Photo prise à Notre Dame de Paris, depuis le sommet des tuyaux de 32 pieds, pour donner une petite idée)

    La raison pour laquelle je trouve cette théorie tout à fait crédible, c'est que je possède une version de l'ART DE LA FUGUE de Bach par Kei Koito sur l'orgue de Bordeaux (collection Tempéraments de France Musique, à recommander très vivement), où dans l'une des pièces - le Contrapunctus XII - l'harmonique de tierce du bourdon de 16' est tellement puissante qu'elle passe par-dessus la fondamentale, en créant un réel sentiment de malaise.

    Concluons cet article un peu trop "technique" (sorry !) en faisant l'éloge d'un site fort bien conçu, le Cours d'harmonie de Michel Baron, sur lequel vous pourrez tout à loisir, et d'une façon extrêmement claire et abondamment illustrée (partitions ET extraits musicaux), approfondir vos connaissances en harmonie sans vous perdre dans les méandres de traités obsolètes et inutilement compliqués.

    RHOOOOH, ça fait toujours du bien de se coucher aujourd'hui moins con que la veille, dont you think ?

    (Ne vous inquiétez pas au sujet du petit truc rose qui clignote en haut de ce Blog, c'est juste une petite pub provisoire pour la Miss De Tougarinov, qui ma foi organise un concours photo bien sympa sur son site GIRLYGADGET, à l'adresse http://www.girlygadget.fr/. N'hésitez pas à y participer, vous aurez au moins une chance de gagner l'un des superbes T-Shirts de la marque INKMYSOUL) !

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    vendredi, juin 02, 2006

    DE LA GRATITUDE

    Une notion probablement en voie de disparition...
    Je ne souhaitais pas être amer, mais je le suis, hélas !
    Extrêmement.
    Ce concert SEVEN "B", peut-être une première dans l'histoire de ce conservatoire, au sens où j'ai réussi pour une fois à faire se cotoyer les grandes (les chanteuses) et les petites (les cordes), qui ne se connaissaient pas du tout, s'avère un "fiasco" total sur le plan du suivi Internet.
    Pour tout dire, j'ai envoyé (à deux reprises, qui plus est) un mail groupé à tous les protagonistes (ou parents des protagonistes de ce concert, une quinzaine, au total) pour leur proposer 1) d'une part, d'acquérir le CD à un prix (2€) défiant toute concurrence 2) d'avoir la gentillesse de me laisser un petit commentaire sur CE Blog au sujet de l'article AU FOU !!!, afin de me soutenir concernant la publication de photos - bien innocentes - de l'orchestre de ce soir-là.
    Et bien, le croyez vous ? Pas UNE seule réponse, ni commentaire (à part Michiko, Sarah et Tania, merci, d'ailleurs), ce qui doit en gros mobiliser cinq (dix, au pire) minutes sur l'ordinateur.
    Je ne vous dis pas à quel point je suis dégoûté, là...
    Donc, en résumé, je crois que l'année prochaine, je vais me la couler douce (vu que ce genre de projet n'est absolument pas prévu dans mon contrat, et qu'en outre on n'arrête pas de se prendre des bâtons dans les roues dès lors qu'on essaye de se la jouer XXIème siècle, autrement dit, publication (quasi) instantanée des photos et même d'une partie de la bande son sur Internet).
    En résumé, le projet SEVEN "B", ça a représenté, en gros : 1) une dizaine d'heures, à la longue, sous Word, pour arriver à faire le programme le plus parfait possible 2) une vingtaine d'heures de répétitions, bon, là, je n'ai rien à dire, je suis payé pour cela 3) une vingtaine d'heures (gratuites) pour réaliser tous les arrangements, etc. 4) une autre vingtaine d'heures pour retravailler toute les photos, convertir les fichiers sons, et charger tout cela sur le site....
    Et sur ce coup, personne n'a cinq petites minutes à consacrer à essayer de défendre mon point de vue sur mon Blog ???
    D'où le titre de cet article : la gratitude, elle est où, dans ce cas là ?
    L'an prochain, presqu'à coup sûr, ça sera : SANS MOI !

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