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  • vendredi, décembre 01, 2006

    LA (GROSSE) BULLE !

    Alors bon, tout d'abord , pour les "fans", ma petite photo de Noël, ne cherchez pas, vous ne réussirez pas à faire mieux (de toute façon, ces Buffalos sont absolument introuvables !) :

    Bref ! Après une semaine quelque peu "marathon" (genre dernier cours à l'E.N.M le lundi, réunion + concert fleuve de deux heures le mardi, déplacement pour rien au conservatoire du XVIème le mercredi - au moins, j'ai pu éditer mon Blog sur mon portable pendant ce temps-là, c'était toujours ça de gagné ! -, dentiste (indispensable) et courses le jeudi), voici qu'arrive enfin ce fameux vendredi "fatidique", celui de l'ultime journée de cours, celle pour laquelle on traîne toujours vaguement les pieds, sachant que trois jours avant Noël, les élèves ne vont pas non plus se bousculer au portillon...
    Donc, réveil à 12h30, un peu dans les choux (vu les libations de la veille, et surtout mon record personnel sous MSN, en résumé, plus de quatre heures, je crois !), mais quand même, j'assume, juste le temps de voir sur ma boîte mail que déjà, pour bien commencer la journée, mes deux premières élèves seront absentes. Et comme je sais que quand je ne suis pas là et que je ne réponds pas non plus au téléphone (vu que je n'ai toujours pas de portable !), certaines élèves poussent parfois le vice jusqu'à appeler la police (si, si, c'est vrai, c'est déjà arrivé !) afin de vérifier que je ne suis pas mort, je téléphone illico au Conservatoire pour prévenir de mon arrivée à 15h au lieu de 14h, et pouf, voilà-t-y pas qu'au lieu d'entendre Jeannot à l'accueil, je tombe directement sur Mathilde, la directrice adjointe, qui me dit texto : "Vincent, j'allais justement vous appeler, restez chez vous, vous êtes en chômage technique, inutile de venir, il n'y a plus aucun piano, donc restez chez vous tranquillement, éditez vos Blogs, faites ce que vous voulez, mais en tout cas, ne venez pas au Conservatoire, ce n'est pas la peine" !
    Bon. Moi, j'ai beau bien aimer mon boulot... On me dit de ne pas venir, ben, je ne viens pas, quoi, c'est tout simple (attention, la photo suivante n'est pas celle du conservatoire, que paraît-il on n'a pas le "droit" de photographier - vu sa laideur, qui pourrait bien avoir une idée aussi baroque ? -, mais bel et bien le très beau bâtiment juste en face, le très fameux Castel Béranger, l'une des premières oeuvres du jeune Guimard âgé d'à peine trente ans) :

    Il y a quand même une chose que j'ai oublié de préciser à l'intention des éventuels lecteurs ou lectrices de ce Blog qui ne feraient pas partie de ce conservatoire en question : c'est que celui-ci, peu à peu, s'écroule sur lui-même de façon tout à fait inquiètante (d'après les experts), de sorte qu'à partir de janvier (rentrée seulement le quinze, OUIIIIIIII !), nous allons être répartis dans huit lieux différents, majoritairement des lycées, juste le temps que les entrepreneurs refassent toutes les fondations (et d'après une copine actrice, ils ont fait exactement la même chose au Théâtre de l'Odéon, DONC, c'est possible).

    Du coup, vu que j'étais quand même levé à cette heure plutôt matinale pour ma pomme (12h30 !), je me suis dit : bah tiens, réchauffons-nous les doigts (qui n'avaient guère bossé depuis avant-hier) avec l'Adagio de la Première Sonate de Beethoven, après tout, ça nous changera un petit peu de celui de l'Hammerklavier, ma longue et passionnante "chaufferette" habituelle (c'est ça ou les Goldberg, de toute façon !). Et du coup, l'enthousiasme aidant ("BEETHOVEN !", souvenez-vous de ce cri de l'acteur principal dans Orange Mécanique de Kubrick), et bien je me suis joué quasiment TOUT le premier volume, soit toutes les Sonates de la première à la douxième.

    Fascinant de chez fascinant, en résumé ! On a beau croire qu'on les connaît par coeur, c'est toujours une (re) découverte perpétuelle, magistrale et passionnante de chaque instant, celle de l'invention en temps réel de la grande forme Sonate, et c'est toujours une expérience, une vraie "expérience", veux-je dire, surtout quand on prend le temps de la vivre "dans l'ordre", de voir le parcours de ce petit jeune homme d'à peine une trentaine d'années qui se livre déjà, dès sa cinquième Sonate, à des "délires" tels que celui-ci (recitativo qui formera, bien des années plus tard, la base de la fameuse Sonate dite "La Tempête") :

    Sans même parler de l'un de ses plus sublimes thèmes, celui de l'Adagio de la Pathétique, l'une des très rares fois où le Maître, dédaigant les thèmes "harmoniques" si pratiques et faciles pour les développements de toutes sortes, se laisse pour une fois aller à l'une des ses plus sublimes inspirations purement mélodiques (une fois n'est pas coutume), et on redemande, tellement c'est beau !!!

    Bon. Après deux heures de cette passionnante lecture, je suis tout de même un peu sorti prendre l'air rue de Lévis, et croyez-moi si vous le voulez, je suis même passé à ma boutique de DVD favorite sans trouver le moindre truc intéressant à m'offrir pour Noël, dingue !

    À la suite de quoi, vu que j'avais tout à la fois le dos bien reposé par cette promenade et toujours les doigts hyper-chauds, j'ai quand même fini par achever une fois pour toutes la patience de mes gentils voisins avec l'intégrale des Kreisleriania de Schumann, suivis de la magnifique Huitième Novelette du même Monsieur, deux vrais "monuments" de la musique pour piano du XIXème siècle. Avec notamment ce passage ultra génial et totalement improbable, à mi-chemin de tout : de l'harmonie, de la mélodie (avec cette sublime et intangible oscillation de l'une à l'autre), de l'improvisation... une pure merveille, qui à chaque fois me laisse confondu d'admiration, bien qu'il n'y ait que quelques notes et aucune difficulté technique, l'ultra classe absolue, en résumé :

    Si une seule de mes élèves arrivait à jouer cet extrait d'une façon convaincante, et bien je n'aurais plus qu'une chose à dire : barrez-vous (car vous n'avez plus besoin de prof) !!!

    Et bon, vu que c'est bientôt Noël, n'est-ce pas ? Je me suis dit, dans la foulée, pourquoi ne pas se faire un petit plaisir supplémentaire avec ce très fameux vin d'Alsace de chez NICOLAS, que je ne saurais trop vous conseiller (9 €, environ) :

    Voilà. On en est là...

    Vous ne trouvez pas que c'est gavant, quelque part, les gens qui racontent toute leur vie (dont personne n'a strictement rien à cirer), voire pire, leurs maladies, sur Internet ?

    Bon. Je l'referai plus, promis (ou alors, seulement en lien, comme aujourd'hui) !

    P.S : Comme vous avez tous été très sages cette année, le Père Noël vous envoie deux Podcasts "DE OUF !" (comme dirait une violoncelliste que je connais bien), à commencer par cette version totalement décoiffante de la fameuse Czardas de Monti, par Vengerov et trois contrebassistes pas nés de la dernière pluie, il vous suffira de voir tout le passage de folie en "harmoniques", environ une minute après le lancement (cliquez sur l'image deux ou trois fois pour le lancer, YOUTUBE pouvant parfois se révéler assez capricieux) :



    Ainsi que cette réinterprétation absolument à tomber par terre (Perlmann & Zuckermann, il faut dire, aussi...) de la très fameuse Passacaglia de Haendel :



    Joyeux Noël à toutes (et à tous aussi, tant que j'y suis) !!!

    P.S : Et un grand merci à Bérengère, sans qui je n'aurais pas eu l'idée de chercher tous ces trucs déments sur YOUTUBE !

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