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  • mercredi, juin 21, 2006

    日本語 が大好き!

    Bon, je suis en plein délire "langues-O" en ce moment, donc voilà, je partage, c'est l'optique d'un Blog, après tout...
    J'ai commencé à apprendre le japonais en 1983, pour le peaufiner et vraiment l'exploiter en 1986, lors de mon premier voyage dans ce pays fabuleux (Me, I & Myself à 27 ans, il y a vingt ans, donc, quelle tristesse, LOOOOL !) :

    Ces dernières années pourtant, je n'ai pas vraiment beaucoup travaillé, et malheureusement, c'est une langue aussi facile à oublier qu'elle est difficile à apprendre (notamment l'écriture), donc - en partie grâce à certaines de mes élèves - j'ai décidé de prendre sur moi et de m'y remettre un minimum.
    Mieux même (parce que quand j'ai beaucoup d'élèves d'un pays et que je ne comprends pas un traître mot de ce qu'elles racontent, ça m'énerve, quelque part), je me suis résolu récemment à commander la chose suivante à la FNAC (50€ tout de même, donc, même avec les quatre CD annoncés, il faut vraiment en avoir envie) :

    Bon, on verra bien (mais entre tout ce que j'ai testé, ce sont de très loin les meilleures méthodes de langues qui existent, si l'on s'en tient à leur protocole d'une demi-heure quotidienne). Normalement, la grammaire du Coréen est de type "agglutinante", exactement comme le japonais et le turc (les spécialistes pensent d'ailleurs qu'il y a de très fortes ressemblances entre ces trois langues, mais ne se l'expliquent pas), et tous les mots d'origine chinoise, soit 70% du vocabulaire, sont extrêmement proches (par exemple le mot "Corée" : "Hankook" en coréen, "Kankoku" en japonais). Donc, ça devrait quand même être beaucoup moins dur que lors de ma première approche du japonais, il y a maintenant 26 ans de celà (j'espère) !
    Question idiote : pourquoi ramer plusieurs années avant de maîtriser (à grand peine) des langues aussi déroutantes ?
    Je dirais : par passion (parce que ça m'a toujours intrigué, ces gens qui utilisent de petites images à la place des lettres, et que j'avais envie d'apprendre au moins une langue de ce genre), par ouverture (parce que mine de rien, si on ne parle QUE français, on reste quand même "con de chez con", c'est triste à dire, mais c'est comme ça, et arrivé à la trentaine, on finit par se vautrer devant France-Corée avec deux packs de mauvaise bière), ensuite par nécessité, vu que 80% de mes élèves de l'École Normale de Musique de Paris viennent tout de même en grande majorité de ces deux pays, et quarto, mais non des moindres, pour découvrir dans le texte certains fragments de la littérature aussi sublimes que celui-ci (premières phrases du Heike-Monogatari, XIIIème siècle, un peu l'équivalent chez nous de la Chanson de Roland):

    祇園精舎 の鐘 の声、諸行無常 の響き あり。沙羅そうじゅ の花 の色、 じょうしゃ必衰 のことわり を あらわす。おごれる 人 も 久しからず、 只 春 のようにの夢のごとし。たけき者も遂にほろびぬ。ひとえに風の前の塵に同じ。
    "Gion shôja no kane no koe...", etc... Je vais sauter la phase phonétique qui n'intéresse personne (ou si peu) pour passer directement à la traduction de René Sieffert (Publications Orientalistes de France, 2, rue de Lille, 75007, Paris) :
    "Du monastère de Gion, le son de la cloche, de l'impermanence de toutes choses est la résonance. Des arbres shara la couleur des fleurs démontre que tout ce qui prospère nécessairement déchoit. L'orgueilleux certes ne dure, tout juste pareil au songe d'une nuit de printemps. L'homme valeureux de même finit par s'écrouler, ni plus ni moins que poussière au vent".
    Cette sorte de conscience absolue de la fugacité du monde m'impressionnera toujours chez ce peuple, que ce soit dans des textes médiévaux comme celui-ci, ou encore, plus tardivement, dans l'esprit 浮き世 ("Ukiyo" : "le monde flottant"), typique des estampes de l'époque Edo.
    Qu'est-ce que vous voulez que je rajoute après ça ???
    Ah, si (finalement)... Si l'une de mes élèves japonaises venait par hasard à tomber sur ce Post, et qu'elle soit particulièrement douée en calligraphie, j'avoue que c'est le genre de tableau que j'aimerais beaucoup exposer dans mon salon !

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    2 Comments:

    Anonymous Fabienne said...

    Je ne sais pas, " (...) si on ne parle QUE français, on reste quand même "con de chez con (...)", mais ce dont je suis sûre, c'est que d'un coup, on devient une autre personne quand on parle une langue étrangère. C'est tellement génial de pouvoir communiquer avec des gens qui ne viennent pas de ton pays.
    C'est comme la musique; quand tu parles une langue ou que tu fais de la musique, t'as un truc en plus des autres. Je pense qu'on peut dire que tu deviens "enviable". Une vraie richesse quoi.
    Sinon, je trouve fort de se lancer dans plusieurs langues, notamment les langues O.
    Enfin, il y a beaucoup de ressemblances entre les langues et la musique (les langues c'est de la musique, en fait, non?). Si tu ne fais pas un travail quotidien dans l'un comme dans l'autre, c'est mort; je ne crois même pas qu'on puisse dire qu'il y ait des acquis définitifs, c'est de l'entretien et du travail constant. C'est quoi ton avis?

    mardi, 20 juin, 2006  
    Blogger VincentTheOne said...

    Ben oui, c'est clair, le travail quotidien, c'est indispensable, dans ce domaine. Ou du moins, je dirais, avant d'en arriver à pouvoir un peu se reposer sur ses lauriers, il faut avoir atteint un niveau minimum, qui après ne redescend plus (normalement).
    Perso, j'avoue que l'allemand et l'italien, je ne les travaille plus beaucoup dans l'année, mais comme j'y vais régulièrement, après deux trois jours de "pâté", ça revient toujours trés vite...
    Mais c'est vrai que c'est une vraie "richesse" ; car lorsqu'on arrive dans un pays en "flattant" (quelque part) les gens en leur montrant qu'on a fait l'effort d'étudier leur langue, c'est sûr que l'accueil est complètement différent (et surtout dans des pays où les gens sont assez réservés, comme le Japon, là, y pas photo, comme on dit) !!!

    mardi, 20 juin, 2006  

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