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  • samedi, juin 17, 2006

    새로, 한국만세프랑스 타도 !

    Je sais, je me répète... mais c'est pour la bonne cause !
    Samedi soir, vingt heures et quelques, je reviens de quelques courses dans mon quartier "chicos" mais ultra commerçant, et là, j'ai carrément halluciné :

    Ambiance plein mois d'août, ou bombe à neutrons, si vous préférez, et tout ça parce que ce soir, à 20h45 sur une chaîne bien connue pour sa débilité, se déroule le fameux match "Riri" (Ritals-Ricains). Je rêve, là... En plein dix-septième arrondissement (le "bon", en plus, celui au sud du chemin de fer) !!!

    Alors bon. Pendant que la France des gogols se vautre sur ses canapés avec les quelques millions de packs de bière bon marché qui vont disparaître en ces quelques heures, je vais déguster bien gentiment mon verre de Mouton Rotschild 1975, et vous raconter un tout petit peu à quoi s'occupe la France de l'Élite (avec majuscule, bien entendu, vu que comme vous le voyez, je suis quelqu'un de plutôt modéré dans mes propos).

    Je ne sais plus pourquoi cette idée m'a traversé l'esprit, toujours est-il que me suis retrouvé cet après-midi à déchiffrer une partition que je n'avais pas revue sur mon piano depuis fort longtemps : la Sonate Op.39 en Si bémol mineur de Frédéric Chopin (et si vous croyez que c'est l'ailier droit de l'équipe de Varsovie, soyez gentil de changer de Blog, merci !).

    J'allais d'ailleurs écrire la "mythique" Sonate Op.39, tellement il s'agit d'un OVNI absolu, compte tenu de la date de sa composition (1839) et de l'âge de son auteur (29 ans). Certes, on reste bien sûr avant tout totalement scotché par le dernier mouvement, un Finale flirtant tellement avec l'atonalité qu'il faudra pratiquement attendre la Suite Lyrique de Berg (troisième mouvement) pour retrouver une telle ambiance de folie et de déliquescence (là, c'est là que je vois mes limites, niveau déchiffrage, mdr) :

    Mais au-delà de ce simple mouvement, même la fameuse Marche Funèbre (si galvaudée par toutes les harmonies militaires du monde) s'avère réellement impressionnante et pleine d'audaces surprenantes, pour peu qu'on la redécouvre avec une oreille presque vierge. Je ne sais si cela tient au fait que Chopin ait écrit cette sonate peu après avoir séjourné à Nohan, en plein coeur de la Sologne (encore aujourd'hui, une région de chasse privilégiée, et qui devait l'être bien plus à l'époque), mais il règne dans ses deux premiers mouvements une atmosphère de "traque" et de "panique" particulièrement obsédante, plutôt rare même sous sa plume, ce qui dans cette optique justifie totalement le caractère funèbre des deux derniers (et surtout du dernier, qu'Alfred Cortot comparait au "bruissement d'un vent froid, balayant en automne les feuilles mortes d'un cimetière").

    Bref, j'étais très content de revisiter cet OVNI (comparable à la Symphonie Fantastique de Berlioz, d'ailleurs, à peu près de la même époque), dont Schumann avait déjà parfaitement compris l'originalité : "Daß er es "Sonate" nannte, möchte man eher eine Kaprice heißen, wenn nicht einen Übermut, daß er gerade vier seiner tollsten Kinder zusammenkoppelte, sie unter diesem Namen vielleicht an Orte einzuschwärzen, wohin sie sonst nicht gedrungen wären" (l'avantage des Blogs élitistes sur les Blogs de footballeurs, c'est qu'on n'a pas besoin de se prendre le chou à rédiger des traductions, lol !).

    À écouter, bien sûr, dans la version visionnaire du grand Arthur Rubinstein, un pianiste comme on n'en fait (hélas) plus !

    Et si la marche funèbre pouvait en même temps enterrer l'équipe de France lors du match de demain, ce serait encore mieux... Car comme me le disait très récemment Kim Jong-Il au téléphone : "다시 한번, 한국만세프랑스 타도 ! (et je suis bien d'accord avec lui).

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