À lire sur "Le Cinéma de Vincent" :
  • NEW : DIRTY HARRY
  • 2001, A SPACE ODYSSEY
  • FULL METAL JACKET
    À voir sur "Paris Archis" :
  • NEW : L'HÔPITAL (TER)
  • L'HÔPITAL (BIS)
  • L'HÔPITAL

  • À admirer sur "Sneakers & Buffalo" :
  • NEW : BOYS & GIRLS, LOL !
  • BUFFALO 2410-57 (#2)

  • lundi, mai 08, 2006

    PAS SE FAIRE IECH !!!

    C'est ma devise (et je la partage !)... Et donc, lors de ce nouveau grand week end qui a déjà un petit goût de vacances, il faut bien dire qu'on s'est quand même éclaté "sévère", et que je me suis bien lâché côté cuisine (sauf que ce n'est qu'un "petit goût" de vacances, et qu'il va bientôt falloir se taper encore un mois d'examens débiles - vu que presque tous les élèves vont être reçus, comme d'habitude, lol ! Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi les profs, qui en ont pourtant la possibilité officielle, n'optent pas définitivement pour le contrôle continu, afin d'occuper cette fin d'année à des activités un peu plus musicales et enrichissantes pour les élèves... bref, je stoppe là, sinon je vais m'énerver grave, et en plus, ce n'est pas le sujet de ce Post).
    Lors, donc, résumé captivant de ce dimanche sept mai, qui commence par une petite devinette : entre le moment (14h) où j'ai commencé à cuisiner dans mes deux mètres carrés (AAARRRRGGGGHHH, j'en peux plus !!!) et celui où l'on a pu déguster le premier plat...

    ...j'ai eu le temps d'écouter :

    1) Cinq pièces d'Anton Webern

    2) Cinq titres de Britney Spears

    3) Cinq Symphonies d'Anton Bruckner

    Quel suspense ! Pendant que vous cogitez (ergo estis), et malgré ma passion pour les baskets, un petit mot non pas au sujet des "NEW BALANCE" (rhooh, que je les aime pas, celles-là, des vraies sneakers de bobos rive gauche, sorry, Jen !!!), mais pour une fois concernant les "OLD" balances, car j'avais besoin assez précisément de 150 grammes de chèvre frais pour mon entrée, et comme à ce niveau je ne suis pas forcément très branché techno... et bien je me suis rabattu sur la vieille et très esthétique balance de mon grand-père (qui joue d'habitude un rôle plutôt décoratif dans la maison, la balance, veux-je dire, pas le grand-père, RIP), avec au final cette incroyable constatation : ça marche !

    Comme quoi, les vieux, c'est pas si con, des fois, comme je le dis toujours (enfin, nettement plus souvent maintenant qu'autrefois, depuis que je commence à friser la quelquechosaine, lol ) !!!

    Résultat des courses : soupe froide de courgettes aux trois tapenades (pistou, amandes, anchois), avec un petit, enfin non, un "grand" Chablis Premier Cru Vaillons de 2003 :


    En plat de résistance, un filet de dorade sébaste aux asperges du printemps, accompagné d'un extraordinaire Gewürtztraminer Grand Cru Furstentum de 2001 :

    Et pour finir, après les traditionnels fromages, une petite assiette de fruits bien bizarroïde : kumquats, papaye et fruits de la passion : Quoi qu'il en soit, j'étais très fier de moi concernant le second plat, d'une part parce que tout le monde (qui ça, qui ça ???) a dévoré l'assiette en un temps record, d'autre part parce que je crois que c'est la première fois que j'éprouve la sentation d'être au restaurant en mangeant ma propre cuisine (d'habitude, je rumine toujours en me disant : il aurait fallu plus de ceci ou de cela, le poisson, c'est pas mal, mais le reste, c'est pas assez cuit, etc, etc...). Mais là, non : nickel ! Et en plus, plutôt facile, on va dire, sinon qu'il faut être rapide et bien concentré les cinq dernières minutes...

    Une superbe recette danoise (Hi, Corina !) d'Erwin Lauterbach, qui brille par plusieurs qualités, entre autre la rapidité finale, justement, mais surtout par la juxtaposition de différents "jus" qui se complètent et s'harmonisent sans pour autant se mélanger : un filet de pur citron vert, une légère sauce (pour le poisson) à base d'huile d'olive, d'échalotes, de coriandre et de grains de poivre cuits, and "last but not the least", pour les asperges, une réduction de balsamique presque caramélisée (au tiers), bref, fabuleux ! Là, d'emblée, comme ça au pif, je me mets trois étoiles au Michelin, LOOOOL !!!

    Si l'envie vous en prend, j'ai scanné toutes les recettes au lien RECETTES BIS, il ne vous restera donc plus ensuite qu'à faire preuve d'un peu d'imagination ou d'improvisation, car ces enc**** de "grands chefs", comme chacun sait, ne donnent que très rarement une recette tenant la route de A à Z, et vous devrez parfois faire appel à votre propre expérience ou intuition pour pallier aux "oublis" absolument volontaires de ces messieurs (sans majuscule, et ça aussi, c'est volontaire) !

    Mais, me direz-vous (et à juste titre), combien de temps pour préparer tout ça ? Et bien la bonne réponse était : cinq Symphonies de Bruckner (ptdr), et en plus pas les plus courtes : 3, 4, 5, 6 & 7 (plus la 9 pour la vaisselle, deux fois, lol) !

    Quelle musique ! Quel voyage spirituel ! Plus je l'écoute et plus je l'adore, alors que je détestais ça quand j'avais moins de trente ans (mais c'est normal, Koerner m'avait prévenu)... Le seul musicien (à part Bach) qui mérite que l'on détourne la célèbre devise de Cioran sous la forme : "S'il y a bien quelqu'un qui doit tout à Bruckner, c'est bien Dieu" !

    Pouf, pouf...

    À part ça ?

    Et bien ma petite soeur m'a envoyé quelques publicités des années 50 qui valent tout de même leur pesant d'or :

    Genre : ben oui, roulez bourrés, c'est quand même cent fois mieux, LOL !!! Et si vous avez encore des craintes, n'hésitez pas non plus à prendre le train (si la photo s'agrandit bien, on peut déjà remarquer que le cheminot en bas à gauche n'est déjà plus en état de conduire autre chose que sa propre carcasse au lit, lol) :

    Et quand même, comme toujours, la meilleure pour la fin (il faut la voir pour la croire, celle-là) :
    RHOOOOH, c'est trop bon, ça : "le vin, c'est le lait des vieillards", j'hallucine, là...

    Lectrices et lecteurs de ce blog ayant dépassé la quarantaine (si, si, il y en a... pas beaucoup, mais il y en a ! Faciles à repérer, en plus : c'est ceux qui ne laissent jamais aucun commentaire...), c'est avec de petites choses comme ça qu'on mesure vraiment le changement radical de l'"Esprit" d'une époque. Souvenez-vous : le cow-boy Marlboro, les séduisantes Gitanes de la SEITA (1,70 Frs, je m'en souviens encore), les pubs dans le métro ("DU, DUBO, DUBONNET"), tout juste s'il n'y avait pas des affiches disant : "Oubliez vos soucis, roulez vous un pécos ou faites-vous un bon shoot d'héro !" (encore que tous les groupes Pop de l'époque s'en chargeaient copieusement, de Grateful Dead aux Whos en passant par Jimi Hendrix) !

    Je ne dis pas que c'était mieux, ne vous méprenez pas. C'était "différent", voilà tout... Voilà pourquoi je suis relativement d'accord avec la thèse de David Lynch, qui a toujours refusé l'idée d'un film "historique", pour la seule et bonne raison qu'il considère absolument et totalement impossible de concevoir comment les gens vivaient, parlaient, mangeaient, pissaient etc. (tout le monde connaît les anecdotes au sujet de Versailles, sans même parler des Mémoires de Saint Simon) ne serait-ce qu'il y a simplement cent ans (alors deux ou trois cents)...

    J'ai beau préférer la Messe en Si par Harnoncourt que par Karajan, c'est un point de vue extrêmement intéressant. Rien qu'à regarder Hotel du Nord de Marcel Carné, qui ne date pourtant que de vingt ans avant ma naissance, j'ai déjà l'impression d'être projeté dans un autre monde, que je n'ai jamais connu, et que je ne connaîtrai jamais qu'au travers de ce film : un Paris rempli de rentiers, de concierges acariâtres et de pauvres besogneux, à peine parcouru par quelques fiacres, un argot à couper au couteau (pour la prochaine génération, il va d'ailleurs falloir songer aux sous-titres)...

    Mais bon. Je m'étale, je m'étale... et il se fait très tard, en tout cas beaucoup trop pour commencer ici un ouvrage philosophique. Profitez bien de cet article, car d'ici un ou deux jours, je vais le faire redescendre aussi sec après la pub du concert, auquel vous allez bien sûr venir (et envoyez-moi des photos pour fêter la 5000ème qui arrive dans deux ou trois jours, MERDE, ça fait quinze fois que je quémande comme un clochard, c'est si dur que ça ?)...

    Rhooh, les vieux... J'en peux plus, des fois ! Val***, Sar**, Sat*** et quelques autres, heureusement que vous êtes là, vivantes et bien vivantes !!!

    Libellés :

    1 Comments:

    Anonymous Anonyme said...

    AAAh monsieur le professeur oui nous sommes bien vivanteeeees!!!!
    Mais t'as invité qui? Puisque c'était pas nous? C'est quoi cette histoire?? Non mais oh? héhé!
    Puis bon fallait le dire aussi j'avais trouvé pour Brückner!!!
    si ça avait été Webern j'aurais sauté dans un train de toute urgence pour venir te sauver!! (ou appelé les flics.. je sais pas?)
    Bon et bien tout de bon!!
    et n'oubliez pas le concert du siècle vendredi prochaiiiiiiiiin

    mardi, 09 mai, 2006  

    Enregistrer un commentaire

    << Home