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  • dimanche, avril 09, 2006

    BEAT

    RHOOH, m'enfin c'est les vacances, quel pied !!!
    Outre le fait qu'un très bon ami à moi m'a amené hier un extraordinaire Moulis (Château Maucaillou 2001, la grande classe, en vérité !), j'ai aussi fêté ça à ma façon en me faisant une petite "razzia" chez mon soldeur de DVD favori, m'offrant dans la foulée quatre titres : BROKEN ARROW de John Woo (bof, bof !), L'EFFET PAPILLON (pas mal, et pour une fois avec des bonus sur la "théorie du chaos" assez intéressants, de même que les bonus de CUBE2 sur l'hypercube et la quatrième dimension), OUTLAND de Peter Hyams avec Sean Connery, mais bon, ça, je savais déjà que c'était un chef-d'oeuvre absolu, et pour finir, "last but not the least", ZATOÏCHI de Takeshi ("Beat") Kitano, sur les recommandations récentes de mon bon ami Frédéric.
    Alors voilà, bon, c'est du 100% Kitano tout craché, il faut au moins le voir deux fois pour s'y repérer, vu sa conception extrême du montage "cut" : jamais de transition, aucun enchaînement entre les plans, aucun indice de temporalité ne renseignant sur la nature (passée, présente ou future/fantasmée) du "donné à voir", de sorte que la première lecture s'avère toujours extrêmement déroutante - de même que dans HANABI, l'un des ses films les plus accomplis (palme d'or à Cannes), ou encore ANIKI, MON FRÈRE.
    L'histoire : celle du mythique Zatoïchi, samouraï aveugle officiellement masseur et joueur professionnel, mais que sa cécité n'empêche absolument pas de se révéler (pratiquement) imbattable au sabre. Un héros absolument mythique du cinéma japonais (tout comme Godzilla et Mothra), puisque pas moins de quatorze moutures de ce Zatoïchi ont été tournées avant cette version de Kitano, la plupart datant de l'époque du noir & blanc.
    Ce que j'adore chez Kitano : son air d'être là sans être là, inimitable... Chaque plan sur son visage bourré de tics semble toujours voulours dire en contrepoint : "Bon, je suis là et je fais ça, mais je pourrais aussi bien être ailleurs et faire autre chose...", avec une espèce de façon de s'en contrefoutre qui n'appartient qu'à lui. Du coup, il s'avère totalement génial dans le rôle de Zatoïchi, alternant les scènes calmes et méditatives :


    ... avec d'autres bien plus violentes, dignes de KILL BILL de Tarentino, et d'une violence d'autant plus efficace qu'elle succède généralement, sans la moindre transition, à de longues plages de calme (c'est le style Kitano, en résumé, on aime ou on n'aime pas, mais c'est vraiment SA signature) :



    Et bien sûr, comme toujours - encore une fois - chez Kitano, toute une galerie de personnages secondaires aussi farfelus qu'improbables, tel ce voisin débile ("baka") qui rêve à tout prix de devenir samouraï :

    ... ou encore ces deux belles geishas, dont l'une (je dis bien) est le "frère" de l'autre, et d'ailleurs pas forcément la moins jolie (mais je reste toujours 100% hétéro, rassurez-vous !), référence étant faite en cela au rôle traditionnel des "Onnagata" dans le théâtre Kabuki (N.B : hommes jouant les personnages de femmes) :


    Bref ! En résumé : c'est inventif, brillant, novateur, fascinant, visible plusieurs fois à différents niveaux, et bien sûr, le charisme absolu de Kitano, pour tous ceux qui aiment (j'adore !), fait toujours son petit effet, lol !

    S'il vous reste 10€ dont vous ne savez pas quoi faire ce mois-ci, et bien, n'hésitez pas !

    Et merci à toi, Frédo, pour m'avoir chaudement recommandé ce film. Bien que pris (un peu) de panique à la première vision, je n'ai vraiment pas regretté !!!

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    2 Comments:

    Anonymous Valérie LAJOINIE said...

    Oui, c'est vrai, Zatoïchi, c'est vraiment très beau, et j'adore aussi Takeshi Kitano. Dans un autre style, j'ai revu ce matin "l'Assassin habite au 21" de Clouzot, c'est vraiment très très bien…

    dimanche, 09 avril, 2006  
    Blogger VincentTheOne said...

    Ah ben oui, Clouzot (encore un scorpion, et ça se voit !), c'est la grande classe, c'est sûr : le Corbeau, le Salaire de la Peur et les Diaboliques, au moins trois films à inscrire au Panthéon du cinéma français (ben oui, on a su faire du bon cinéma, autrefois).
    Sans parler du "Mystère Picasso" (autre scorpion), film totalement expérimental qu'on n'oserait plus réaliser aujourd'hui : la genèse d'une toile en accéléré, absolumement fascinant ! Où l'on s'aperçoit que Picasso passe par cinq ou six tableaux quasi-achevés avant d'arriver au septième, le dernier, qui n'a absolument plus rien à voir avec les esquisses du début !!!

    dimanche, 09 avril, 2006  

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