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  • mercredi, novembre 02, 2005

    NEC PLURIBUS IMPAR

    Comme j’ai tendance à faire ma petite chronique TV essentiellement autour du cinéma, j’avais omis de mentionner ce qui s’annonce samedi 5 comme une soirée absolument captivante sur ARTE autour du Grand Siècle et de Louis XIV ("à nul autre comparable", bien sûr, comme l’indique sa devise inscrite en titre de cet article).

    Début des hostilités à 20h40 avec "Si Versailles m’était conté"», un documentaire sur la multitude de métiers d’art hautement spécialisés (doreurs, sculpteurs, vernisseurs, etc.), qui survivent heureusement grâce à l’entretien constant que réclame une splendeur de cette envergure, et seraient sans doute tombés dans un tragique oubli sans le besoin permanent de restauration ici ou là.


    Ensuite, à 21h35, "Marc Antoine Charpentier, un automne musical à Versailles", autre documentaire gratifié de trois étoiles dans mon journal TV, une bonne occasion de redécouvrir les beautés de cette musique rare et raffinée, qui semble aujourd’hui encore souffrir de l’ostracisme dans laquelle le (fourbe) Lully l’a maintenue durant toute son existence, sans doute par peur d’un rival trop doué (à noter que la technique a depuis également servi à Saint-Saëns comme à Boulez, avec un égal bonheur, hélas !).



    Et ça continue encore le lendemain dimanche sur la même chaîne à 20h50, avec tout d'abord une "docu-fiction" sur Marie-Antoinette (ça, ça m'intéresse déjà beaucoup moins comme période...), suivi à 22h25 d'un documentaire de Denis Podalydès sur "Versailles, les jardins du pouvoir", qui ne devrait pas être mal, vu que Denis Podalydès n'est pas seulement un réalisteur confirmé, mais également un Versaillais depuis sa plus tendre enfance (sans compter que la conception des jardins, remarquablement riche en symboles de toutes sortes, s'avère quasiment mythologique, et nécessite à coup sûr un décryptage pour y voir plus clair), pour finir à 23h20 avec La Prise du Pouvoir par Louis XIV, film de Roberto Rossellini que je n'ai personnellement jamais vu, mais qui étant donné le réalisateur ne sera sûrement pas décevant.
    En illustration, le "Salon de Vénus", à mes yeux la plus belle pièce du château, l’équilibre idéal entre la rigueur architecturale et le raffinement de l’ornementation (comme chez Bach), qui peut parfois sembler quelque peu exagérée dans d’autres pièces des "Grands Appartements" (mais n’oublions pas que ces pièces d’apparat servaient majoritairement pour les réceptions nocturnes, et qu’il faut imaginer toutes ces enluminures éclairées seulement à la lumière des chandelles).

    Sur un sujet très proche, je vous conseille d’ailleurs un excellent livre de Junichirô Tanizaki, In'ei Raisan (Éloge de l’Ombre), qui place lui aussi en relation les coutumes de l’ancien Japon (maquillage très blanc, laques rouges, paravents dorés à l’or fin, etc.) avec l’éclairage à la bougie.

    Et si vous n’avez pas l’occasion de vous rendre à Versailles ou à Vaux le Vicomte (le château de Fouquet, prototype de Versailles), qui organisent à certaines saisons des soirées entièrement illuminées aux chandelles, louez au moins le fascinant Barry Lindon de Stanley Kubrick, le seul film historique au monde tourné sans le moindre apport de lumière électrique.

    Une pure splendeur !

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