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  • jeudi, octobre 20, 2005

    POUR LES VIEUX...

    Comme j'ai des amis à moi (plus jeunes !) qui n'ont pas l'air de comprendre mon point de vue concernant les concerts, pourtant évident, je me sens obligé de republier ici cet article déjà publié sur mon autre Blog, le désormais fameux SNEAKERS & BUFFALOS :

    Selon les codes de la "planète" Sneakers & Buffalos, traditionnellement plus axée sur le Hip-Hop et les graffitis, la musique classique apparaît souvent comme une sorte de vieux truc plutôt poussièreux (voire emm...), interprété dans un silence macabre par des pingouins d'un autre âge, habillés en garçons de café et à peu près aussi excitants que la majorité des voyageurs du métro.

    Et bien non, ce n'est pas une fatalité, on peut très bien jouer Mozart en Buffalos, et je peux même dire par expérience que, se sentant plus à l'aise dans ses bottes (pour reprendre la malencontreuse expression de Juppé à une certaine époque), on le joue d'autant mieux.


    Alors voilà, il faut y aller doucement (mais sûrement), sachant que c'est un milieu très "coincé" sur certaines choses, même de la part de collègues beaucoup plus jeunes que moi, ce qui ne cessera jamais de m'étonner.

    Quand on allait voir un Big Band de Jazz dans les années 80, c'est vrai qu'ils se la jouaient tous encore "nostalgie du grand Duke ou du grand Count", tous bien sapés à l'antique derrière leur pupitres rutilants... Mais bon, on est au XXIème siècle, et c'est fini, tout ça : les jazzmans l'ont enfin compris, et bien sûr rockers et rappers depuis belle lurette (au contraire, là, on vend la musique avec, voire grâce au concept vestimentaire, allez faire un tour sur le site de MISSY ELLIOTT, si seulement on en était là) !

    Alors il est grand temps que les musiciens classiques le comprennent à leur tour, du moins en petite formation, ne serait-ce que pour attirer le jeune public, qui est absolument découragé et consterné par le côté académique et rigide de tout ce décorum.

    L'an dernier, on a fait un véritable tabac avec le concert VIA CRUCIS, et Dieu sait qu'il était bien inutile d'en rajouter par rapport à l'austérité de l'oeuvre... et tout le monde a adoré. Bon, je sais sais bien que la photo est très mauvaise, et qu'on devine à peine mes Buffalos en Nubuck rouge, mais bon : toujours est-il qu'elles étaient là, et bien là, et qu'elles ne me m'ont absolument pas empêché d'interpréter comme il le fallait les parties pianistiques de l'oeuvre.

    C'est ça, l'idée... On ne pourra pas ôter à Bach, Brahms ou Bruckner leur génie propre, mais s'il y a au moins une façon de les rendre accessible aux jeunes, et qu'en plus on se sente beaucoup mieux sur scène, alors pourquoi pas ?

    Bon. Je suis (très) habitué au mutisme des commentaires sur ce blog, mais dans ce cas de figure, ça me ferait très très plaisir de me sentir soutenu... Et en plus, j'aurais quelque chose comme une "preuve" écrite à opposer à mes amis réactionnaires, ou encore pour le jour où on m'obligera à porter un costume pour un concert (ce qui ne risque plus d'arriver, vu que j'ai jeté le dernier qui me restait il y a peu de temps, LOL !)...

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    1 Comments:

    Anonymous Anonyme said...

    L’œuvre musicale est un Tout : il y a le compositeur, la pièce elle-même, l’interprète, et le public.

    Les compositeurs évoluent culturellement et sociologiquement en fonction de leur époque. Egalement d’un point de vue matériel, ils s’adaptent au progrès : aujourd’hui, ils n’écrivent plus à la plume et ont abandonné la bougie pour s’éclairer !! Une telle évolution existe aussi pour le public qui, entre autre, ne se rend plus au concert en calèche et puis s’autorise bien souvent pour son confort, des tenues peu ou prou décontractées. Le répertoire musical s’habille toujours d’une partition… mais il est à noter que les couvertures ont évolué, les caractères et les polices sont moins stéréotypées, les reliures sont souvent plus souples, etc.
    Et puis… l’interprète ! L’interprète continue à mettre son bon vieux costume-noir-de-concert, avec sa chemise blanche et sa cravate qui-va-bien(-avec), ni provocante, ni trop triste, encore qu’il vaut mieux rester neutre et risquer le triste plutôt que de choquer… et ses chaussures de circonstance, noires si possible (la couleur serait « mal vue » LOL).
    Pauvre interprète !! Il faut l’aider à sortir de là ! Merci à Vincent pour sa modernité !! 2 choses à faire pour œuvrer dans le bon sens : de la part des interprètes, il faut vraiment sortir du noir, au moins du 3 pièces et des chaussures trop classiques ; de la part du public, il faut être vigilant à ne pas s’inscrire dans une sorte de double tradition « le 3 pièces ou le jean », il faut également oser la couleur, l’interprète se sentira moins seul et mieux soutenu !

    Rodrigo

    jeudi, 27 octobre, 2005  

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