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  • vendredi, juillet 29, 2005

    PERIGORD

    Vu mes petits ennuis de santé récents, j'ai quelque peu revu à la baisse mes vélléités montagnardes solitaires (mais ça va venir, forcément...), pour attaquer tout en douceur, avec deux de mes meilleurs amis, dans une des régions de France les plus agréables qui soient : le Périgord.
    Vous savez, c'est cette région où les châteaux, qui pullulent tous les 500 mètres, ont l'air de sortir directement de la falaise, comme celui de Beynac, un des modèles du genre :

    Et comme vous le savez sans doute, il se trouve que c'est dans cette même région qu'ils fabriquent ce si bon pâté, donc, que du bonheur en perspective...



    Bon. Pour justifier mon statut de prof, il faut bien que je vous apprenne quelque chose, tant que j'y suis.

    La coutume du gavage des oies, que vous pouvez voir en hiéroglyphes sur quelque chose d'aussi ancien que le monument funéraire du Mastabah au Louvre, est en effet une simple extrapolation humaine d'un phénomène parfaitement naturel, à savoir, les égyptiens des époques pharaonniques avaient au fil du temps remarqué que le foie des oies sauvages - qui pour ainsi dire, se le saturaient elles-mêmes afin de survivre à la traversée de la Méditerranée - était bien plus succulent à cette époque de l'année, juste avant la migration, qu'à l'accoutumée.

    D'où rationalisation, déduction, et finalement... gavage systématique.

    De l'Egypte, le "truc" est très vite passé en Israël, et avec la Diaspora juive émigrant en Europe et se fixant dans certaines villes connues pour leur tolérance (Strasbourg et Sarlat, entre autres, mais aussi Budapest), voici comment certaines régions bien précises de France sont devenues célèbres pour un artisanat en réalité totalement importé du Moyen-Orient, CQFD...

    Pour les musiciens qui me lisent, il est en outre intéressant de rapporter une anecdote très révélatrice, concernant notre grand Igor Stravinsky.

    Stravinsky, c'est bien connu, adorait les oies... Il en élevait une petite douzaine, mais parmi celles-ci, deux seules avaient droit à son affection la plus entière et la plus exclusive, au point qu'il ne savait voyager sans les emmener avec lui, dans deux cages différentes cependant, car les deux oies se vouaient pour leur part une haine tenace.

    Arrivant un jour à la frontière d'un pays particulièrement tâtillon, il fut hélas contraint de choisir entre une seule cage, sinon rien... Résultat : une fois dans la même cage, les deux oies, qui ne pouvaient pas se voir en peinture, se battirent à mort !

    Moralité : conflit d'oie du Père Igor !

    (Je tiens cette petite histoire du violoncelliste Dimitri Markevitch, le frère d'un autre Igor lui aussi bien connu... Ceci pour dire à quel point c'est authentique) !

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