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  • vendredi, juillet 01, 2005

    BACH

    Jean Sébastien BACH (1685-1750)...
    Le plus grand compositeur de tous les temps, je suppose que personne ne me contredira là-dessus (sinon, qu'il change de Blog tout de suite !), le seul à s'être trouvé avec son génie particulier à ce point extrêmement précis de l'histoire où la liberté du contrepoint, poussée à son paroxysme, contenait déjà en germe les bases de toute l'harmonie la plus moderne. Ceci s'est produit UNE seule et unique fois dans toute l'histoire de la musique, et ne se reproduira probablement jamais plus (quoique... il ne faut jamais jurer de rien).
    Sinon qu'hormis ce génie presque incommensurable (et difficilement accessible à nos petites têtes, allais-je rajouter), le bonhomme s'avérait en outre fort doué (comme Leonardo) pour concilier sa musique déjà sublime avec toutes sortes de combinaisons arithmétiques et spéculatives d'un très haut niveau (genre : les trois premières notes des instruments à vent dans Johannes Passion : ré, mi bémol, sol, soit en allemand : D, (e)S, G, "Deo Soli Gloria", "À la Seule Gloire de Dieu") :

    Un autre exemple hallucinant se trouve aussi dans le Choral du nouvel an extrait du Petit Livre d'Orgue ("Das alte Jahr vergangen ist"), où chacune des douze mesures du morceau correspond à l'un des mois de l'année, avec bien sûr l'entrée du thème au pédalier pile à la date de naissance de JSB (21/3/85, probablement trafiquée après coup, d'ailleurs), et final exceptionnel en demi-cadence, de sorte qu'on peut ainsi le jouer en perpétuel Da Capo (sans parler des quatorze apparitions du thème, quatorze étant la somme des lettres du nom BACH, 2+1+3+8) :

    Mais pour bien tout comprendre, il faut tout de même avoir en tête les infos suivantes :
    1) En Allemagne (comme en Angleterre), chaque note est matérialisée par une lettre, soit, en théorie : ABCDEFG pour La, Si, Do, Ré, Mi, Fa, Sol, et en pratique : AHCDEFG, le B étant réservé au seul Si bémol (c'est d'ailleurs la graphie du "b" minuscule qui est à l'origine du signe "bémol" moderne)
    2) Partant de là, le nom de BACH donne ainsi la suite suivante : Si bémol, La, Do, Si bécarre (ultime thème de son ultime oeuvre, Die Kunst der Fuge)
    3) Histoire d'en rajouter une petite couche, il se trouve (comme par hasard) que Bach est justement né le 21/3/85, autrement dit 2-1-3-8, soit l'ordre des lettres BACH dans l'alphabet, raison pour laquelle pas mal de musicologues pensent que la date a, tout de même, vaguement pu être altérée après coup...
    4) Et pour faire bref, il existe dans je ne sais plus quelle édition un monumental bouquin intitulé Bach et le nombre que je vous conseille vivement (si vous êtes intéressés par la chose), qui recense oeuvre après oeuvre ce genre de petits amusements, avec en prime de vraies études statistiques afin de vraiment justifier, preuves à l'appui, qu'il ne peut absolument pas s'agir de coïncidences.
    Si, d'après les toubibs, mon cerveau compte encore quelques milliards de neurones, le cerveau de ce mec devait en comporter quelque choses comme plusieurs trilliards (ou "téraflops", comme on dit maintenant en informatique). Comme je le disais dans un Post récent, JE HAIS LES VIEUX (BIS) !!!, c'est à peu près l'une des seules consolations de l'âge : après quarante années passées devant ce machin de 85 touches noires et blanches, alors oui, c'est vrai, Die Kunst der Fuge s'éclaire, lentement mais sûrement...
    Mais je pense quand même que je mourrai avant d'avoir tout capté (pas grave, ça sera sûrement plus clair après, probablement)...

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    2 Comments:

    Anonymous Fabienne said...

    Comme je te disais dans mon mail, Bach c'est vraiment un compositeur impressionnant qui marque tous les instrumentistes et puis qui a influencé sûrement tous les grands compositeurs qui l'ont suivi.
    Moi je trouve en effet que la musique de Bach est ultra moderne, et c'est sûr que son cerveau (y'a pas de doute) était bien chargé en neurones. Mais à l'époque ils n'avaient pas de portable, télé... le cerveau n'était jamais à l'état de légume. N'empêche que Bach est unique.
    Dommage que dans les conservatoires (enfin je parle de mon vécu à moi) on n'en parle pas beaucoup, je m'explique, en tant que pianiste, je peux dire qu'on m'a proposé plus facilement des oeuvres de Chopin, Debussy... mais Bach, finalement, il passe au travers, alors qu'il est indispensable.
    En tout cas merci pour ces infos.

    vendredi, 17 novembre, 2006  
    Blogger Vincenttheone said...

    Oui, ça doit dépendre des profs, en fait... Car pour autant que je me souvienne, j'ai presque toujours eu un morceau de Bach dans mes programmes (du Petit Livre d'Anna Magdalena jusqu'aux grandes fugues du Clavecin Bien tempéré). Et ça tombait bien d'ailleurs, vu que c'est Bach qui m'a fait découvrir la musique : quand j'avais cinq ans, j'arrêtais pas de me repasser en boucle un disque de mes parents, où y avait les Toccatas & Fugues pour orgue !!!

    samedi, 18 novembre, 2006  

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